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Pour cette nouvelle interview exclusive, Eklecty-City.fr à eu le plaisir de s’entretenir avec une figure majeure du jeu-vidéo en France, Guillaume Delalande. Passionné de jeu vidéo depuis sa plus tendre enfance, son but avoué est d’arriver à en faire un média aussi respecté que les livres, les films ou la musique à la télévision. Journaliste chez LCI, nous lui devons les chroniques dans « Plein Ecran » et la création de « LCI GameClub« .  Avec ses dossiers riches sur la série Assassin’s Creed , Guillaume a deviné, avant son officialisation, l’intrigue du troisième volet.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Bonjour Guillaume, tout d’abord merci d’avoir accepté de te prêter au jeu d’une interview, dans le cas où il y aurait des internautes ignorant ton actualité présente toi en quelques mots

Bonjour ! Et bien je suis journaliste au sein de la rédaction de la chaîne info LCI depuis 2004, assez touche à tout, rédacteur, caméraman, chroniqueur, réalisateur… Depuis 8 saisons je réalise avec Cédric Ingrand l’émission hebdomadaire de LCI sur les nouvelles technologies qui s’appelle “Plein Écran”. On traite un peu tout, les nouvelles stars up, les conférences des géants de la silicon valley ou des salons japonais… et de l’actu du jeu vidéo évidemment.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quel a été le déclic qui t’a poussé à rentrer dans le monde du journalisme ?

Disons qu’il y en a eu plusieurs. Au collège j’avais lancé un petit journal interne, et j’adorai filmer tout et n’importe quoi avec le camescope de mon grand père. Au lycée j’étais officiellement en charge des films de voyages à l’étranger…et j’ai pris un malin plaisir à faire des montages humoristiques. Lors de mes études à Sciences Po Lyon j’ai monté avec des amis SciencesPoTV, une des toutes premières WebTv à une époque où il n’y avait ni YouTube ni Dailymotion et où je devais encoder chaque vidéo sur le serveur de l’école… Heureusement je suis très geek aussi depuis toujours. Donc oui, le journalisme et la réalisation télé, ça vient de loin chez moi.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Le choix d’être journaliste a-t-il été pensé pour aller vers les métiers des jeux vidéo ou pour parler du média jeux vidéo ?

J’avais 12-13 ans lors de la grande polémique des années 90 sur le thème : «les jeux vidéo provoquent des crises d’épilepsie», ça m’a énervé à un point pas possible de voir tant de contres vérités relatées à longueurs de journaux. Et heureusement est arrivé le livre d’Alain et Frédéric le Diberder «Qui a peur des jeux vidéo ?». Enfin deux chercheurs, sous entendez des gens qui seraient pris au sérieux par les médias, portaient un regard critique et analytique sur ce qui devenait une nouvelle culture. Inutile de vous dire que j’ai dévoré le livre, que j’ai tanné ma mère pour aller voir une conférence des auteurs de passage dans ma ville et que quelques mois plus tard, je profitais d’une heure d’exposé libre en classe de français pour faire une petite histoire des jeux vidéo et de leur culture à ma classe de 4ème. J’ai vécu comme une profonde injustice le traitement du jeu vidéo dans les médias de l’époque, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose…

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Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quelle est l’émission dont tu es le plus fier en termes d’originalité, contenus etc.?

J’ai une tendresse particulière pour le premier Plein Écran entièrement consacré aux jeux vidéo. On est allés chez Ubisoft à Montréal, c’était en 2005, histoire de voir en action comment sont utilisées les aides du Québec, comment Ubi montait à l’époque une université des métiers du jeu vidéo sur place, etc… Et en bonus, on est allé voir comment tout ce petit monde bossait. A l’époque Altair n’était même pas encore dans les têtes, le héros c’était Sam Fisher, le 3ème épisode “Chaos Theory” si ma mémoire est bonne…

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quelle émission de tes confrères affectionnes-tu le plus ?

Il y a très peu d’émissions qui parlent de nouvelles technologies à la télévision. Sur France24 il y a Tech24, présentée par Marjorie Paillon, une amie de SciencesPo Lyon avec qui on faisait la WebTV d’ailleurs… Le monde est petit.

Sinon côté jeux vidéo pur, à la télé, Bertrand Amar est quand même le king avec StarPlayer, et côté site web, j’aime beaucoup la façon de penser de Gameblog.fr, traiter le jeu vidéo comme un produit de culture avec des auteurs en tant que tel, c’est une démarche qui me parle.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  A l’avenir souhaiterais-tu te diversifier vers plus de spécialité ?

Si vous parlez des médias, j’adore la télé, mais je suis parfois jaloux des confrères de radio ou de presse écrite qui ont beaucoup moins de lourdeurs et de contraintes techniques. J’ai adoré la (trop courte) expérience de LCI Radio où j’animais un talk show (feu LCI GameClub). De ce coté là, je n’ai aucun problème à me diversifier.

Côté matière, je suis technophile depuis toujours (je codais du Basic sur mon Amstard 6128 à l’âge de 10 ans) et j’avoue que je me sentirai moins légitime à parler de politique étrangère par exemple, même si c’est un domaine que j’affectionne aussi.

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LCI GameClub : Guillaume Delalande avec AHL et Julien Chièze

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Julien Chièze affirme « Nous sommes journalistes dans les faits, mais non personnellement je me reconnais plus dans une démarche de passeur, de ménestrel«. Es-tu en accord avec cette définition de ménestrel, de passeur ?

On a eu cette conversation avec Julien, pour le coup je ne suis pas d’accord. Être un passeur, c’est la définition même du journaliste. Après si on rentre dans le débat journaliste/blogueur c’est une autre histoire. J’ai fait plusieurs années d’études à SciencesPo Lyon et au CFJ (Centre de Formation des Journalistes), et j’y ai appris, outre les techniques propres à tous les médias, une certaines façon de penser, de recouper les informations et de ne pas se contenter de ce qui nous est donné, avoir en permanence un esprit critique. Non que des blogueurs ne puissent pas avoir ces qualités, mais le blog, c’est plus une démarche de pensée immédiate, de journal intime et subjectif (c’est d’ailleurs l’origine même du blog). Après qu’on se serve de cet outil comme d’un média pour faire du journalisme, aucun problème, mais ce n’est plus du blog, c’est du journalisme online.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quel a été ton premier contact avec les jeux vidéo ? Quel est le premier jeu à t’avoir marqué au fer rouge ?

Je ne vais pas être très original. Même si j’ai eu un game & watch, mon premier vrai souvenir c’est en CM1, Super Mario Bros sur la NES de mon meilleur ami. J’ai juste confondu les deux boutons, et au lieu de sauter sur le premier Goombas, j’ai couru tête baissée dedans…

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quelle est ta réaction face aux critiques « faciles » à propos de la violence dans les jeux-vidéo ?

Comme je l’ai dit plus haut, je ressens une profonde injustice. Mais je me rassure en voyant  que c’est toujours la même chose avec tout nouveau mouvement culturel. Le rock n roll ou la BD étaient considérés comme des loisirs pour ados décérébrés avant d’être reconnu comme art à part entière. Le jeu vidéo a pris le même chemin, et le grand public le sent bien. Ceux qui tombent aujourd’hui dans la critique facile ne font que se décrédibiliser eux mêmes car presque tout le monde est joueur. C’est comme quelqu’un qui dirait aujourd’hui qu’écouter du rock rend débile, personne ne le prend au sérieux. C’est surtout un problème de méconnaissance du sujet à chaque fois. Et avec les nombreuses expos, études sociologiques ou psychologiques, le regard sur les jeux vidéo gagne en maturité.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Passionné par le domaine du jeu vidéo, tu souhaites que celui-ci soit aussi respecté que les livres. Ces dernières années notre média favoris a clairement évolué – Nintendo, avec la Wii, la DS, a conquis le public féminin – L’exposition Game Story, récemment au Grand Palais. Pouvons-nous dire que l’on assiste véritablement à une reconnaissance du jeu vidéo ?

Une reconnaissance de l’Etat et des institutions c’est certain. Je me souviens d’avoir filmé la remise de la décoration de chevalier des arts et lettres de Shigeru Miyamoto, Michel Ancel et Frédérick Reynal… grand moment d’émotion. Le prix annuel du Jeu Vidéo du Ministère de la Culture et la future Cité du Jeu Vidéo promise pour 2013 vont clairement dans ce sens. Il faut à cet égard souligner l’extraordinaire travail et dévouement de passionnés et d’associations comme MO5 qui constitue et entretiennent jour après jour ce qui est notre patrimoine culturel videoludique.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Comment vois-tu l’avenir du jeu vidéo ? Penses-tu que le support dématérialisé surplombera le support physique ?

À très long terme oui. Mais ça pose beaucoup de problèmes notamment sur la propriété du jeu. La Cour de Justice de l’Union Européenne vient de rendre une décision historique en la matière. Elle indique qu’un éditeur ne peut pas interdire la revente d’un logiciel acheté, même en dématérialisé. Les éditeurs vont ils proposer un simple service de location en stream comme pour les films ? Le public va t-il suivre ? Une chose est sûre, et c’est comme pour les DLC, tout le monde se plaint mais tout le monde les achètent… Si le public boude un système, croyez moi, les éditeurs feront marche arrière… Le jeu vidéo est une industrie, un marché, avec une offre et une demande… à voir maintenant si les bénéfices du dématérialisé seront supérieurs aux inconvénients pour le consommateur …

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Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Tu as réalisé des dossiers riches sur la série Assassin’s Creed , tu as deviné, avant son officialisation, l’intrigue du prochain opus. Tu as proposé de nombreuses théories, mais qu’aimerais-tu voir dans ce troisième volet canonique ? Au niveau de l’histoire des personnages, des thèmes ?

On en sait déjà pas mal désormais. Et bizarrement, je suis beaucoup plus attiré par l’histoire et les développements possibles d’Aveline en Louisiane que de Connor dans les colonies américaines. Non que AC3 ne s’annonce pas épique (et à cet égard, les batailles navales promettent de grands moments), mais disons qu’il doit y avoir une résonance encore plus forte dans le cœur des joueurs américains. Aveline est française, et disons que la chaleur et la jungle du Bayou me fait personnellement plus rêver que le froid du nord de l’état de New York, même si là aussi, Connor devrait voir du pays… Les batailles navales se passent dans les Caraïbes, il serait très étonnant de ne pas voir la grande bataille finale de Yorktown ou Français et insurgés américains ont battu les Anglais sur terre grâce au blocus naval français. C’était dans le sud des États-Unis.

Je pense que l’épisode d’Aveline sur Vita peut être le début d’une grande saga à elle seule, parallèle aux futurs éventuelles suites de Connor… Les développements historiques peuvent aller dans des directions intéressantes…

Pour les deux on parle de détours au Mexique… Les cités d’or, toussa toussa… Selon la mythologie de la saga, on trouverait dans la région un crâne de cristal donnant des pouvoirs télépathiques…

AC3 se termine en 1783. Certes nous, Français, avons tous en tête 1789, et on devra y passer à un moment ou à un autre car on nous l’a plus ou moins promis a la fin d’AC Brotherhood, mais je mise plus sur Aveline pour ça… Les femmes ont joué un rôle majeur dans la Révolution française, on n’a pas choisi Marianne comme symbole de la République par hasard…

Connor, je le sens prendre son bateau et aller encore plus loin… Dans l’histoire du monde, avant 1789, 1788 est aussi été marqué par un événement de portée historique, après la perte des États-Unis, c’est l’installation des premiers colons Anglais … en Australie ! Et quand on regarde attentivement la carte, oui, il y a bien un artéfact caché en plein milieu du désert peuplé d’aborigènes, peuple qui est lui même un mystère de l’humanité puisqu’ils sont installés sur cette terre depuis 40.000 ans !!!

Je ne fais aucune déduction, ce sont que des idées jetées comme ça, il faudra analyser les indices dans AC3 pour avoir une idée plus précise. Et puis il y a toujours Shao Jun, la chinoise révélées dans AC Embers… Et puis rien ne les oblige à suivre un ordre chronologique… Et puis j’ai beaucoup d’autres pistes en réserve …

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Les origines particulières de Connor, risquent de fleureter avec des sujets sensibles de l’Amérique. En tant que joueur adulte voudrais-tu vivre au travers de ton expérience de jeu des sujets sensibles ? As-tu d’autres attentes sur ce point ?

Il est toujours délicat d’aller remuer le couteau dans les plaies de l’histoire d’une nation. Mais je crois que le jeu vidéo sera le média le plus fort pour ressentir vraiment par soi même le traitement des nations indiennes et des esclaves à travers les vies de Connor et Aveline. On ne peut que se réjouir de voir traiter ces thèmes, rarement abordés, et encore moins dans le jeu vidéo. Et oui, le public est en demande d’expériences matures et qui le fasse réfléchir, normal quand la moyenne d’âge dépasse allègrement les 30 ans, on a envie d’autres expériences que le sempiternel Call Of annuel (même si c’est parfait dans son genre)

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Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Devons-nous craindre deux épisodes supplémentaires avant un quatrième opus ?

Aucune idée. Ce qui semble intéressant c’est que Connor et Aveline peuvent donner tous les deux des suites intéressantes. Après concernant la numérotation, l’épisode d’Aveline casse la tradition, il est appelé AC3 : Libération… Les chiffres étaient jusque la réservés à un assassin dans une époque précise. Il faut croire que le chiffre ne désigne plus que l’époque… Attendons nous donc à voir d’autres «AC3 : quelque chose», un petit “Révolution(s)” peut être ? Et puis après l’annonce surprise d’équipes secrètes bossant sur AC3 depuis deux ans et demi, qui nous dit qu’il n’y a pas encore d’autres équipes fantômes sur d’autres AC ?

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Comment imaginerais-tu la fin de la franchise ?

Hou la… L’univers de la saga est en lui même assez large pour durer longtemps. L’histoire de Desmond, elle, s’apprête à prendre fin avec AC3 (sauf surprise de dernière minute… Sait-on jamais). L’épisode d’Aveline est quant à lui un «produit d’Absergo» livré au monde pour faire vivre tout un chacun la vie de cet assassin qui apparemment met en lumière des zones d’ombres du combat de la confrérie… Avec ce concept de mémoires historiques vécues par n’importe qui, les développeurs peuvent faire pratiquement ce qu’ils veulent sans avoir obligatoirement une meta histoire dans le monde actuel à développer.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  A part la licence Assassin’s Creed, quelle autre franchise t’émerveille le plus ?

Les Zelda de la grande époque (je trouve que la série s’est essoufflée et a besoin d’un bon rafraîchissement), et j’ai une affection toute particulière pour Beyond Good and Evil, le premier jeu ou on incarne… une journaliste.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Assassin’s Creed partage certains codes avec Metal Gear Solid, comme celui d’agir sans être vu. Que penses-tu de la série de Hideo Kojima ?

C’est une série qui a réussi à développer un univers très riche, à nous faire poser des questions et vivre des émotions fortes. On sent une vraie démarche d’auteur d’Hideo Kojima, c’est lui qu’on retrouve dans ses jeux. Et je suis très heureux qu’on puisse revivre ses épisodes en remix HD, histoire d’accrocher une nouvelle génération ou des gens qui sont passés à côté à l’époque.

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Sorti le 07 juillet 1987 sur MSX2, Metal Gear est considéré comme un précurseur du genre infiltration.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Metal Gear (MSX) est considéré comme le premier jeu d’infiltration, pour des raisons techniques, le joueur devait fuir l’ennemi. Penses-tu qu’Assassin’s Creed aurait quand même vu le jour sans Metal Gear ?

L’influence est certaine. Mais la saga ne se limite pas à la seule infiltration, elle n’est qu’une des trois composantes avec le freeruning (“parkour”) et l’action; Ezio a tout de même un arsenal d’armes en tous genres assez impressionnant ! On peut très bien avancer dans l’histoire sans se la jouer à la Solid Snake. Si Metal Gear a créé l’infiltration, tout jeu utilisant cette composante est redevable au travail de Kojima, mais dire qu’il n’aurait pas existé sans me parait excessif.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  À ton avis, qu’est-ce que la série d’Assasin’s Creed a apporté en plus au genre « agir sans être vu » ?

Encore une fois, je ne suis pas sur qu’il faille se focaliser uniquement sur le stealth, la saga va bien au delà en faisant la synthèse de gameplay qui jusque là étaient rarement mis ensemble. Mais pour ce qui est spécifiquement de l’infiltration on a bien vu une évolution au cours des épisodes, notamment au niveau de la gestion de la notoriété…

Les développeurs ont à chaque fois appris des erreurs ou des choses qui ne paraissaient pas fluides. A partir d’Assassin’s Creed 2, les avis de recherches à arracher ou les pots-de-vin aux crieurs de rues permettent de faire baisser la niveau d’alerte. Je ne dis pas que c’est la découverte du siècle, mais c’est très intelligemment mis en perspective dans le scénario, avec une certaine “réalité”.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Aujourd’hui, qu’est ce que Assassin’s Creed pourrait apporter aux travaux de Kojima Productions et dans ses jeux d’infiltration ?

J’avoue ne pas être un assez grand spécialiste de l’œuvre de Kojima pour m’aventurer dans cette question.

Dans Assassin’s Creed Brotherhood, Ezio peut revêtir l’exosquelette de Raiden de Metal Gear Solid 4.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Régulièrement, les clins d’œil apparaissent dans Metal Gear Solid (tenue d’Altaïr, saut de l’ange) et Assassin’s Creed (carton etc.). Les développeurs ne cachent pas leurs intérêts mutuels. Pour le moment, le temps sépare ces deux séries. Penses-tu qu’un projet pourrait naître entre les équipes de Kojima Productions et Ubisoft ?

Non. Je vois mal des éditeurs de pays et de cultures différentes, en l’occurrence l’européen Ubisoft et le japonais Konami s’entendre sur la création d’un jeu commun. Ça n’empêche pas des influences et des partages éventuels d’expériences. Une création commune est totalement illusoire dans l’industrie telle qu’elle est aujourd’hui (contrôle de la licence, de son évolution et des droits associés…).

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  En plus de leur attachement pour le jeu vidéo, Eklecty-City et Aimgehess sont passionnés par le cinéma. Quels sont tes films références ? Et quels films attends-tu pour 2012-2013 ?

Dans mon panthéon il y a Fight Club, Memento, ExistenZ. Coté geek évidemment les Retour vers le Futur, et le premier Matrix. Coté comédies les OSS (surtout Rio), fan de Benoit Poelvoorde et de tous les Austin Powers. Récemment agréablement surpris du reboot de Spiderman, très emballé par Batman

Michael Fassbender (Prometheus, X-Men : First Class) sera l’acteur principal et co-producteur du film Assassin’s Creed.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Que penses-tu des adaptations au cinéma de certaines franchises ? Ubisoft a créé en 2011 Ubisoft Motion Pictures, souhaiterais-tu voir Assassin’s Creed adapté au cinéma ?

Assassin’s Creed est un univers tellement vaste qu’il serait bête de se priver d’en utiliser une partie pour en faire un long métrage. Les intentions d’Ubisoft sont très claires en ce qui concerne le respect aux canons et à l’intégrité de la série, ils savent trop les conséquences catastrophiques que peut avoir une mauvaise adaptation en film sur les ventes des jeux (perte de crédibilité et d’aura de la série). C’est pour ça que pour la première fois dans l’histoire du cinéma, un studio de jeu vidéo s’apprête à faire un film tout seul, par lui même. Ils en ont les capacités, ils se sont fait la main sur les court métrages et autres mini séries. Le court métrage pour la sortie de Ghost Recon est de ce coté là un succès. Il ne leur manquait plus qu’une pointure d’Hollywood est quelqu’un à même de leur rappeler qu’un bon jeu n’est pas forcément un bon film tel quel… Mais avec l’arrivée confirmée de Michael Fassbender comme acteur et co-producteur, les espoirs de voir une adaptation de jeu digne de ce nom au cinéma sont au firmament, il ne va pas falloir décevoir. C’est sans aucun doute le plus gros challenge que se lance Ubisoft de toute son histoire.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  A quel personnage vidéoludique peux-tu t’identifier ? Pourquoi ?

Yoshi. J’en ai plus de 10 chez moi… Je parle d’ailleurs couramment le Yoshi.

Interview-Guillaume-Delalande-Abstergo-Logo  Quelle question aurais-tu souhaité que l’on te pose et qu’aurais-tu répondu ?

A quoi vas-tu passer ton été ? Réponse à la rentrée.

Propos recueillis par Eklecty-City.fr qui remercie Guillaume Delalande pour s’être prêté au jeu.

A Lire :
> Interview Julien Chièze de Gameblog.fr
> Interview Philippe Dubois Association MO5
> Interview de Lionel Lovisa, développeur chez KojiPro

6 Commentaires

  1. […] Journaliste chez LCI avec qui nous avons eu la chance de s’entretenir il y a quelques mois (lire notre interview exclusive), avec ses dossiers riches sur la série Assassin’s Creed, Guillaume a deviné, avant son […]

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