La physicienne américaine Leah Broussard et une équipe de scientifiques tentent d’ouvrir un portail vers un univers parallèle. Un monde miroir mystérieux se cache-t-il dans l’ombre de la réalité perçue ? Ça pourrait expliquer beaucoup de choses.

Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles, si vous pouviez glisser vers des milliers d’univers différents ? Se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin de retour ?

Les trentenaires biberonnés à la Pop Culture se souviennent de l’introduction de la série Sliders : Les Mondes Parallèles dans laquelle Quinn Mallory (Jerry O’Connell) et ses compagnons d’infortune sont perdus dans les dimensions parallèles et ‘glissent’ de l’une à l’autre espérant retourner chez eux un jour… Depuis un bon nombre de séries a exploité le concept, comme Fringe, la série de J. J. Abrams.

2019 l’année du premier contact ?

Independent rapporte que les scientifiques d’Oak Ridge National Laboratory, dans l’est du Tennessee, l’espèrent, et ils ont terminé la construction de l’équipement qu’ils vont tester cet été, ce qui pourrait nous donner un premier aperçu d’un univers parallèle qui pourrait être identique au nôtre, avec des particules miroirs, des planètes miroirs et peut-être même la vie miroir.

C’est ce qu’a déclaré Leah Broussard, la physicienne à l’origine du projet, qui a qualifié la tentative de révéler un monde d’ombres cachées de ‘plutôt farfelue’ dans une interview à NBC la semaine dernière.

La découverte d’un monde miroir caché peut ressembler à de la science-fiction comme la série Stranger Things, mais les physiciens l’ont suggéré à plusieurs reprises comme un moyen tentant d’expliquer des résultats anormaux. Cependant, jusqu’à présent, des preuves tangibles de l’existence d’un tel royaume ont refusé de se manifester.

Une série de résultats anormaux, et ceux qui ont inspiré la recherche, remontent aux années 1990, lorsque les physi­cien·nes mesuraient le temps qu’il fallait aux particules neutroniques pour se décomposer en protons une fois qu’elles étaient retirées du noyau de l’atome. Ils ont observé des compor­te­ments diffé­rents chez les neutrons selon le contexte. Dans un réac­teur nucléaire, ils mettaient 9 secondes de plus à se trans­for­mer en protons, au moment où ils étaient reti­rés du noyau d’un atome.

Ce déca­lage pour­rait être expliqué par l’exis­tence d’un monde paral­lèle : les neutrons auraient deux vies, et 1 % d’entre eux seraient capables de passer d’une dimen­sion à l’autre avant de se chan­ger en proton. Afin de véri­fier cette incroyable hypo­thèse, Leah Brous­sard va proje­ter un fais­ceau de neutrons sur un mur imper­méable. De l’autre côté, un capteur sera installé. Si celui-ci repère leur présence, cela pour­rait vouloir dire qu’ils ont traversé la paroi en oscil­lant à travers un univers paral­lèle dans lequel le mur n’existe pas. Les protons, en revanche, existeraient bel et bien dans ce monde ‘miroir’.

Seuls ceux qui peuvent osciller puis revenir dans notre univers peuvent être détectés‘, a déclaré Leah Broussard au New Scientist en juin dernier.

Toutefois, Leah Broussard ne semble pas trop croire en ce résultat. ‘Je m’attends à ne rien détecter‘, a-t-elle ainsi indiqué au média ABCNews, avant d’ajouter que si le résultat est positif cela ‘changerait tout‘. Tu m’étonnes !

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