Dans le rayon des films inattendus et n’hésitant pas à taper du poing sur la table, Skin se porte sans sourciller en haut de liste. Un film surprenant, choquant, haletant et surtout humain avant tout. Quant aux suprémacistes…

Si le film mérite d’être vu dans les salles de cinéma – The Jokers a expliqué en détail son choix de sortir le film directement en vidéo : ici sur Facebook et ici sur TwitterSkin avec Jamie Bell sera disponible dès le 3 décembre en DVD, Blu-Ray et VOD.

Voici le synopsis avant d’entamer la critique :

L’histoire vraie de Bryon ‘Pitbull’ Widner, membre d’un gang de néo-nazis qui fera face à des conséquences mortelles lorsqu’il décidera de changer de vie.

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Le long-métrage réalisé par Guy Nattiv (Magic Men, The Flood) est assez intense. L’histoire nous fait suivre les pérégrinations de Bryon, un suprémaciste blanc bien ancré dans un gang néo nazi géré par un gourou totalement déconnecté de la réalité et d’une psychopathe.

Le film nous fait comprendre que sortir de ce milieu n’est pas chose aisée. L’histoire est tirée de faits-réels et on en vient à se dire que c’en est presque inventé tant la rédemption recherchée en devient mortelle voire utopique. Clairement, Bryon en gardera de fortes séquelles.

Skin est tel un poing dans le visage. Cela vient frapper au point de se dire que le racisme est encore bel et bien ancré au fond des États-Unis. Même si bien entendu il ne faut guère généraliser, il semble plus facile de haïr son prochain que de lui ouvrir les bras. Skin pourrait être une prévention contre les racistes et suprémacistes. Ces derniers sous couverts de la violence véhicule des messages hautement arriérés.

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C’est un film très fort, violent et dont le jeu d’acteur est également poignant. Jamie Bell, Danielle Macdonald, Bill Camp et Vera Farmiga offrent des prestations ahurissantes tant on y croit de bout en bout. C’est si viscéral que cela en devient abjecte. On se demande comment il est possible de rejoindre ses rangs ? Alors que nous sommes à une époque où l’on connaît les dérives des suprémacistes ou encore des ravages de la WWII. Le film répond à la question et nous donne le cheminement poussant parfois des gens considérés comme des rebus de la société à rejoindre ces clans non pas par choix ou idéaux mais par la faim ou l’envie de se sortir de la rue.

Du côté des bonus, on retrouve notamment l’essentiel, mais surtout le court-métrage – Oscar du meilleur court-métrage de 2019 – ayant ensuite donné naissance au film. Un fait essentiel.

Skin : Un court-métrage… court mais intense

Les courts-métrages sont parfois de belles ébauches avant de donner naissance à un film plus long ou parfois ils se suffisent à eux-mêmes et pour Skin, c’est la première raison. Ce court-métrage donne un avant-goût de ce que donne le film de Guy Nattiv.

Nous suivons les traces d’un gang de suprémaciste blanc et plus particulièrement d’un couple et de leur enfant. Ces derniers semblent être au premier abord donner l’impression d’être une famille modèle jusqu’à que l’on découvre le racisme nauséabond du père de famille et de sa bande.

On passe très rapidement de l’enchantement au dégoût. Ce court-métrage est tel un grand huit. On se dit que la famille est parfaite et qu’ils sont assez intelligents pour ne pas être aussi racistes. On se dit que ce qui semble être gentil ne peut pas être mauvais. Que nenni, un acte odieusement raciste est perpétré et c’est à partir de ce point culminant que la vie du père de famille basculera à tout jamais. Mais pour savoir ce qui arrive, je vous laisse bien entendu regarder le court-métrage en question.

Dans tous les cas, cela devrait presque être montré dans les écoles tant celui-ci a une valeur pédagogique. Et ainsi sensibiliser les générations futures.

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Conclusion :

Skin est un film prenant, viscérale et terriblement humain. C’est simplement l’épopée d’une rédemption compliquée sous fond de racisme et de critique de notre société moderne où heureusement ces faits sont condamnés. Mais parfois l’espoir subsiste quand une personne souhaite se sortir de cet engrenage. Le film est un message d’espoir également. Un message de rédemption. En bref, si vous le pouvez, n’hésitez pas à y jeter un œil.

NOS NOTES ...
Poignant
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Fils caché de Kurosawa et de Robert Downey Jr, il est à la recherche perpétuelle du meilleur film.Vous le trouverez très souvent dans une salle de cinéma, à toute heure, de jour comme de nuit. Attention, ne jamais nourrir après minuit.

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