Premier long-métrage du réalisateur danois Gustav Möller avec The Guilty – dixit le coupable – sorti en juillet 2018 et première déconvenue. On vous explique pourquoi.

Un film concept

Le postulat de base est simple. Le réalisateur adopte un point de vue cinématographique qui ne plaira pas aux puristes de la mise en scène. Le spectateur doit s’évertuer à imaginer et comprendre ce que le protagoniste principal fait, et interprète les diverses situations auxquelles il est confronté.

Par ailleurs The Guilty ressemble au film Lock avec Tom Hardy, ou l’échange sur fond de conversations téléphoniques était au cœur du sujet.
Là ou Phone Game et Buried avaient réussi cet exercice de style, The Guilty échoue lamentablement.

Beaucoup de bruit pour rien

L’ennui est palpable. Certaines situations qu’on jugera de fulgurances sont des prétextes pour faire avancer la narration.
On suit notre personnage en l’occurrence Asger Holm répartiteur d’appels d’urgence au 112. Un simple appel téléphonique va basculer sa vie.
Le long-métrage ne décolle jamais, et les nombreux plans fixes, gros plans sur Asger n’arrangent guère les choses.

Les longueurs se font ressentir. D’autres appels se succèdent pour pimenter l’action, et susciter l’attention du spectateur. En vain …

1h25 de vide cinématographique

La mise en scène est faible, et comme Dombass, le format choisi n’est pas le bon, un court-métrage aurait largement suffit.
C’est un film limité par son concept. Pas une catastrophe loin de là mais pour le genre cinématographique, c’est le néant absolu.

On adhère ou pas, c’est à vous de juger. C’est une question de ressenti et de perception. De notre côté, on a rapidement décroché.

Amateurs du genre et du septième art, passez votre chemin.

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