James Cameron a accordé une longue interview à Deadline. Durant cet échange, le réalisateur a abordé la notion d’héritage avec les films Terminator.

Les deux premiers films Terminator de James Cameron ont fait d’Arnold Schwarzenegger une icone de la Pop Culture. Ces deux films de Cameron sont également devenus des modèles pour plusieurs générations de cinéastes – et de concepteurs de jeux vidéo, nous pouvons citer Hideo Kojima et la jaquette de Metal Gear – qui empruntent librement des effets visuels, du design, des innovations en maquillage, de l’esthétique science-fiction, de la musique, du design sonore etc.

Il confie à Dedaline : ‘Je pense que cela fait partie du plaisir d’être dans cette sorte de chaîne causale dans le développement des mèmes artistiques – ou peu importe comment on veut y penser – au cinéma. Vous savez, je pense à l’endroit où j’étais quand j’écrivais Terminator, j’aimais Alien, j’aimais The Road Warrior, j’aimais Blade Runner, j’aimais Westworld, j’aimais 2001, l’Odyssée de l’Espace. Et tout ça, tout est là-dedans. J’ai donc été influencé par les films qui m’ont précédé. Aucun artiste n’existe dans le vide et tous les scénaristes sont fans de quelque chose. Quelque chose vous a tellement marqué que vous n’avez eu qu’à sauter et aller essayer d’en faire votre propre version et donc rien de tout cela n’existe dans le vide. L’astuce est de le rendre nouveau et frais et de prendre les éléments qui sont entrés dans votre processus de pensée et de combiner ces éléments d’une manière nouvelle et fraîche et ensuite de les faire vôtres.

Le cinéaste parle ensuite de Matrix, qui selon lui contient certains éléments de Terminator. Pour de nombreux fans, la franchise Matrix, dont le quatrième opus est en développement, pourrait être une sorte de suite à la franchise Terminator dans laquelle les machines ont gagné. Toutefois, pour survivre, les machines se sont rendues compte qu’ils ont besoin de l’humanité comme source d’énergie et ont créé la Matrice.

Je regarde un film comme The Matrix par exemple et je vois de petits extraits d’ADN de The Terminator là-dedans et je suis d’accord avec le fait que c’est ‘génial’ ! Je peux fêter ça. C’est une idée complètement nouvelle. Je pense que The Matrix est l’un des films de science-fiction les plus profondément nouveaux jamais réalisés et pourtant je vois des extraits d’ADN de Terminator dedans. Et j’en suis flatté. J’aime ça parce que j’ai botté le ballon sur le terrain et quelqu’un d’autre l’a pris et a couru avec lui. Ils ont fait quelque chose de bien. Je pourrais reprendre quelque chose de The Matrix à un moment donné, consciemment ou inconsciemment. Je pense que c’est comme ça que ça marche, on s’inspire les uns les autres en tant qu’artistes pour aller plus loin et penser à de nouvelles choses basées sur des idées qui sont dans l’air du temps.

Le cinéaste ajoute également que la complexité des films peut aussi s’accroître, car le public recueille des idées et des impressions en cours de route et devient des spectateurs plus avisés et des consommateurs de concepts plus sophistiqués.

L’avantage, c’est que vous n’avez plus à vous arrêter pour expliquer les choses. Il y a eu un moment où les choses devaient être expliquées et maintenant nous pouvons construire sur ces idées sans avoir à les expliquer.‘ Il explique pour illustrer son propos, que si des personnes des 40’s regarderaient un film de science-fiction d’aujourd’hui, disons Matrix, il n’aurait pas tous les codes pour le décrypter.

Il leur manquerait toutes les références culturelles et le développement des idées entre le monde tel qu’ils le connaissent et les mondes tels que nous le connaissons maintenant.

James Cameron explique qu’il souhaite encore surprendre le spectateur, le ‘scotcher’ à son fauteuil : ‘Ce que j’aime le plus, c’est de créer cette sorte d’expérience où vous éteignez votre téléphone et vous vous engagez. Vous, en tant que spectateur, vous vous engagez pour deux heures ou deux heures et demie, peu importe ce que c’est. C’est ce que j’aime. On se regarde sur le plateau d’Avatar quand on se détend avec les animateurs et qu’on se dit : ‘Wow, c’est vraiment cool ! C’est ce que je préfère. Et tu n’as encore rien vu, bébé !

Réalisé par Tim Miller, d’après un scénario de Billy Ray (The Hunger Games) basé sur une histoire de James Cameron, Tim Miller et David Ellison, Terminator Dark Fate est attendu dans nos salles pour le 23 octobre avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton (Sarah Connor), Mackenzie Davis (Grace), Natalia Reyes (Dani Ramos), Gabriel Luna (Un Terminator), Diego Boneta, Edward Furlong (John Connor CGI Cameo) et Jude Collie (John Connor jeune, doublure).

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