Les films de guerre sont des terrains minés. Il s’avère difficile de ne pas tomber dans le patriotisme exacerbé et s’y tenir aux faits. Le film de Roland Emmerich traite le camp américain et japonais dans une dualité impressionnante.

Un tournant au pacifique !

La seconde Guerre Mondiale a marquée un tournant dans notre histoire. C’est un fait. Dès lors, l’un des tournants majeurs outre le D-Day fut la bataille de Midway. Ce n’est pas la première fois que l’on voit cette célèbre confrontation dans les salles obscures. John Ford en fut d’ailleurs le précurseur, lui ayant vécu de lui-même tout cela.

Roland Emmerich met donc en scène l’aviation et la flotte américaine se trouvant confronté à l’impérialisme japonais. Ces derniers décident dans une arrogance démesuré d’attaquer un ‘géant dormant’.

Ed-Skrein-and-Luke-Kleintank-in-Midway-2019

Dans un élan patriotique, nos héros vont enfourcher leurs avions après avoir vu leurs amis périr, pour les venger et en finir avec la guerre. Le film se veut très manichéen. Les américains sont les derniers remparts de ce monde en guerre et les japonais en sont les méchants. Méchants ayant faits énormément d’exaction en Chine.

Le film respecte les faits historiques évidemment. Mais comme tout film de guerre, il y a une grosse part de fiction. Cette fiction pousse donc à de nombreux raccourcis avec des archétypes de personnages totalement exacerbés. Chaque personnage est héroïque. L’arrogance est présente des deux côtés, mais la vaillance des américains les font remporter la guerre.

On ne va pas voir Midway pour son scénario, car il vaut mieux se plonger dans les livres d’histoires. Mais davantage pour ses effluves d’effets spéciaux et ces explosions d’avions et d’héroïsmes à ne plus savoir qu’en faire. Un excellent divertissement où le casting avec Woody Harrelson, Luke Evans, Patrick Wilson ou encore Ed Skrein est totalement ébouriffant.

Mention spéciale à l’apparition de ‘John Ford‘ dans le film venant filmer la bataille qui arrive. Ce dernier est le reflet de Roland Emmerich tournant lui-même son propre film de cette bataille. Un prisme intéressant.

Une guerre en 4DX

La 4DX, c’est l’ajout d’une immersion supplémentaire durant la projection d’un film pour vivre les effets apparaissant à l’écran par le biais de son siège. Une averse ? De l’eau jaillira sur vous. Une course poursuite parsemée de virages ? Votre siège bougera suivant le sens de la voiture, de l’avion etc. Un orage ? La salle le simulera. Des coups ? Vous les ressentirez dans le dos. Des tirs, vous les entendrez derrière votre oreille. Voilà en somme, la 4DX.

Est-ce nécessaire ? Non, pas particulièrement. C’est davantage un plaisir, l’envie de s’offrir une immersion poussée et une interactivité plus poussée avec ce qu’il y a à l’écran. Ce procédé se prête surtout pour des films d’actions. Le parrain en 4DX, bon, le siège bougera pas beaucoup. Mais des expériences comme Avengers, Mission Impossible ou encore Midway permette de profiter de cet outil à 100% de ses capacités.

On passe un bon moment en 4DX sur Midway. Vous pourrez voir le film normalement et ça ne gâchera en rien le fond, mais en 4DX c’est véritablement très immersif. On ressort de la salle amusé et un brin fatigué.

Conclusion :

Midway est un très bon film de guerre et encore meilleur en 4DX. Cette technologie nous permet de nous plonger dans la guerre avec du vent, des sièges rotatifs et de l’eau. On y est à fond et ce film mérite que l’on s’y plonge cœur et âme. C’est du grand Roland Emmerich, à n’en pas douter.

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