‘Le Trouble de Munchhausen’ – dit autrement pathologie trouble factice – est un court-métrage réalisé par Jean-Baptiste Ligeard traitant de cette pathologie le besoin de simuler une maladie voire un traumatisme dans le but d’attirer l’attention, la compassion.

Inspiré d’un fait réel dans un quartier sensible à Lyon, le court-métrage du jeune Raphaëlois de 23 ans est audacieux, mais pas exempt de défauts…

Le Trouble de Munchhausen, d’une durée de 13 minutes, alliant drame, thriller et horreur, relate l’histoire d’un couple au bord du gouffre, traqué par un maniaque masqué à l’apparence d’un corbeau.

Vous le savez, nous aimons partager et commenter l’actualité des courts-métrages en France, car c’est ici que nous trouvons les talents de demain. Jean-Baptiste Ligeard appartient à cette catégorie de jeunes réalisatieurs qui ont un talent certain, mais qui doivent faire encore leurs preuves.

Nous l’avons déjà évoqué, l’exercice du court-métrage n’est pas chose aisée. Pour son format, le budget minimaliste et la qualité globale de la production (traitement de l’image, gestion de la photographie et de la lumière, travail sur le son et la bande-originale, direction d’acteurs).

D’une durée de 13 minutes, Jean-Baptiste Ligeard pose sa caméra dans un milieu industriel et délabré n’inspirant aucune sécurité, aucune empathie avec le décor même si le chef opérateur Maurace Ahouangnivo s’en sort plutôt bien. Le mixage sonore présente aussi quelques soucis techniques, dans le sens ou certaines pistes sonores sont mal ajustées ou mal exécutés, comme par exemple lorsqu’il pleut, c’est audible mais cela fait amateur.

Les inspirations du réalisateur viennent de ‘Massacre à la tronçonneuse‘ pour le slasher et ‘Happy Together‘ de Wong Kar-Wai pour le cadre industriel au tout début.
L’homme pourchassant les deux protagonistes avec un habillement squelettique noir et un masque de corbeau fait penser à Michael Myers d’Halloween dans la démarche et surtout le magnétisme – le fait qu’il reste stoïque, le hochement de la tête aussi – un design plutôt efficace et stylisé.

L’acting est correct, il n’y pas grand chose à dire sur ce point-là. Néanmoins le traitement sur le syndrome de Münchhausen n’est pas assez appuyé selon nous et c’est peut-être du aux acteurs, dans leur traitement respectif.

Toutefois, Le Trouble de Munchhausen propose quelques jolis cadres, Jean-Baptiste Ligeard sait mettre en image. Lorsque l’on regarde Le Trouble de Munchhausen, nous avons un goût d’inachevé, mais le court n’est pas forcément déplaisant.

Vous l’avez compris, Jean-Baptiste Ligeard est un jeune cinéaste à surveiller. Après quatre courts-métrages, Jean-Baptiste, qui a connu ses premières amours cinématographiques sur les écrans du Lido, prépare un long-métrage.

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