Dans le rayon des films de l’écurie DC cette nouvelle épopée du Joker est très attendue aussi bien par le public que par la presse. Qu’en est-il au final ? Le personnage est-il respecté ?

Un personnage iconique de la Pop-culture !

Difficile de réaliser un film du Joker sans comparer avec ce qui a été fait jadis. Le Joker de Jack Nicholson tout en désinvolture et grimace ou dernièrement l’interprétation cultissime du regretté Heath Ledger. DC Comics a su conquérir Joaquin Phœnix, adepte des films d’auteurs et non des blockbusters.

Ajoutons à cela, Todd Phillips à la réalisation. Ce dernier sort des trilogies Very Bad Trip et du sympathique War Dogs. On pouvait se demander quelle résultat cela allait engendrer.

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La réponse ? Le film est tout bonnement une claque en pleine mâchoire. La réalisation fait la place belle au talent de Phœnix. N’allait pas dans les salles obscures avec l’intention de voir un film d’action et un Joker aux allures de gangsters et rappeurs comme l’interprétait Jared Leto.

Que nenni. Ici, nous suivons un homme banal. Arthur Fleck. Ce dernier tente avant tout de se réinsérer dans la société. Une tâche ardue pour cet homme considéré comme un rébus aussi bien par les concitoyens de Gotham que par le corps professionnel.
En bref, pour ne rien spoiler. C’est avant tout la descente dans la folie d’un homme dont l’impuissance de la société va le faire plonger dans les entrailles de la criminalité.

Cette société. Gotham City dans son ensemble est dépeinte comme une ville en proie à la criminalité, la pauvreté et la défaillance des services publiques. Des problématiques que l’on retrouve encore aujourd’hui. Joker est un film dont on ressort pas totalement indemne.

C’est dur à supporter dans le sens où l’on se sent impuissant vis-à-vis de l’appel à l’aide de cet homme malade. La mise en scène arrive à mettre en valeur une ville sale et totalement délaissée. Le jeu de lumière et la photographie permettent d’avoir un rendu d’une rare beauté, sublimé ensuite par le talent de Phœnix. Todd Phillips prend tout le monde à contre-pied et montre qu’il peut accoucher d’un film pouvant marquer l’histoire de ce personnage mais du cinéma dans son ensemble.

Oui, Joker va marquer les esprits et oui le Joker est un film déjà culte. J’ose le dire. C’est bluffant et la narration évoluant crescendo on en vient à en avoir des frissons tant tout est cohérent. Les enjeux sont clairs et limpides et les personnages sont tous réussis. Robert De Niro est au top avec sa prestation parodiant les animateurs de Late Show.

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Conclusion :

Le Joker est un film marquant, poignant et déprimant. Déprimant dans le sens où la vie de Fleck n’est qu’une succession de malchance. Mais cet homme, c’est le Joker et on s’identifie à ce personnage au fur et à mesure. On entre et évolue dans sa folie. En bref, le Joker c’est un oui. Un grand Oui.

La critique de François : Joker : Jouissif, frustrant et excellent
La critique d’Anna : Joker : Le Taxi Driver de notre époque
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