Detective Dee : La légende des rois célestes est l’un des films les plus attendus, pour au moins une personne de la rédaction d’Eklecty-City. Le célèbre enquêteur de l’Empire du Milieu est de retour pour résoudre un mystère encore plus complexe, probablement le plus compliqué de sa carrière.

武俠片

Di Renjie toujours au centre de l’intrigue est cette fois jalousée par l’impératrice Zu Wetian par le fait de détenir l’épée légendaire Dragon Docile donné par l’empereur en personne. Celle-ci va mander la garde impérial et plus précisément le général Yuchi, forcé d’être accompagné par des compagnons mystiques loin d’être clair dans leur jeu.

Bref, tout va être fait pour récupérer l’épée et pousser Dee à la porte ou sur l’échafaud. Mais rien ne va se passer comme prévu. Déjà d’une, notre enquêteur n’est pas dupe, même s’il est touché par un mal le rongeant durant tout son périple.

Entre dans la danse le clan des diables masqués voulant mettre à mal la dynastie en place. En bref, Dee va devoir à la fois garder la masse mais également protéger les deux saints. Une mission extrêmement ardue sachant que cette fois cela touche aux arts mystiques.

L’histoire tient très bien la route mêlant plusieurs intrigues à la fois : maladie, dragon docile et l’empire. Surtout, le long-métrage se joue des personnages et des spectateurs avec les hallucinations effectuées par le clan des diables masqués. Les créatures à l’écran sont-elles vraies ou non.

Tsui Hark joue avec le thème de la suspension d’incrédulité. Pour ceux qui ne connaissent pas le concept lancé par Samuel Taylor Coleridge :

« Cette opération mentale est le fait d’accepter de vivre un rêve ou une fiction comme s’il s’agissait de la réalité, pour mieux ressentir ce que pourrait être la situation évoquée. »

Le réalisateur chinois se joue de nous et du concept. Discerner le vrai du faux par le biais de nos personnages est amusant. Mais pour en revenir à la trame narrative. Le scénario n’est pas compliquée et reste accessible même pour les personnes n’ayant vu aucun volet de la saga.

Et la 3D ?

Que dire, si ce n’est qu’elle est excellente. Elle fonctionne très bien avec Detective Dee : La légende des rois célestes. Une agréable surprise, Tsui Hark a fait son film en pensant cette technologie et cela se ressent dans chacun des plans.
C’est probablement le film le plus abouti avec cette technologie. Une véritable réussite.

En conclusion :

Si comme votre fidèle serviteur vous êtes un féru de Wuxia-pian en étant nostalgique de l’époque de la Shaw Brothers et des films cultes de Chang Cheh alors Detective Dee : La légende des rois célestes est fait pour vous au même titre que les deux volets précédents.
Autrement, si vous êtes un fan de Tsui Hark (The Blade, Il était une fois en Chine, La légende de Zu…) alors oui, le film est également fait pour vous. Si vous détestez les films asiatiques alors cela risque d’être compliqué. Detective Dee : La Légende des Rois Célestes est un concentré d’action n’ayant rien à envier aux plus grands d’Hollywood. C’est le mélange subtil et improbable entre Sherlock Holmes et Naruto.
Mais dans tous les cas Detective Dee : La légende des rois célestes arrive en salle le 8 août prochain.

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