‘Dans l’espace personne ne vous entend crier’. Le 24 mai 1979 sortait Alien, l’un des films emblématiques de la science-fiction.
40 ans après, le film de Ridley Scott vieillit toujours aussi bien.

Une créature au design unique

La franchise Alien, qui a été reprise par Disney depuis peu, a connu certaines déconvenues. Le tout dernier Alien Covenant s’est pris un pavé dans la marre, Ridley Scott se mettant à dos une grande majorité des fans en raison de ses choix douteux et risibles vis à vis de la mythologie.

Au tout début de sa carrière et après Les Duellistes, il est choisi par la Fox pour réaliser Alien, avec une équipe technique talentueuse. Partant d’un script remanié de Dan O’Bannon – gardant l’idée du facehugger, sorte de main araignée s’agrippant sur le visage de sa victime pour lui pondre un embryon étranger, allégorie du viol – , le film va marquer les esprits.
Sa créature terrifiante imaginée par l’artiste suisse HR Giger, tout comme le vaisseau – Le Nostromo – aux allures biomécaniques, et aussi la planète dans laquelle l’équipage reçoit un signal étrange. A noter que l’artiste français Moebius s’était chargé de concevoir les costumes du film.

La naissance d’un mythe et d’une licence

La musique de Jerry Goldsmith est organique et crée un malaise palpable, dans les scènes anxiogènes ou l’Alien guette sa proie, l’étudie avant de la tuer. L’utilisation du hors-champ est excellente; l’Alien est polymorphe et se morfond comme un caméléon dans le Nostromo, vaisseau à la fois poisseux et archaïque.

Ridley Scott prend son temps dans l’exposition de ses personnages – 7 au total – et dans sa mise en scène. Étant marqué par 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, il s’en inspire pour certaines scènes: cette immersion dans le Nostromo avec cette caméra qui se ballade au début, l’arrivée sur la planète LV-426 et la découverte du Space Jockey – repris dans le prequel Prometheus – le décor souvent empreint de teintes blanches: les passerelles, les murs, la pièce ou l’équipage est en hyper-sommeil, ainsi que certaines notes musicales et des scènes ou la bande-son est quasi absente – moments de silence – .

L’ambiance est à son paroxysme, les différentes apparitions du xénomorphe sont iconiques à souhait. Le montage et le découpage des plans sont irréprochables.

Quid du casting? Il y a des acteurs qu’on ne présente plus, mais celle qui en fera l’égérie, ou presque la star de la saga, c’est bien Sigourney Weaver dans le rôle d’Ellen Ripley.
Le fait que le héros du film soit une femme était totalement novateur à l’époque voire surprenant.

Terrifiant lors de sa sortie, Alien reste encore un chef d’œuvre inégalé.
A noter qu’il sortira avec un nouveau master 4K le 22 avril prochain.

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