AccueilChroniquesParlons #Crowdfunding : Le festival du film noir de Vincennes

Parlons #Crowdfunding : Le festival du film noir de Vincennes

Pour ce troisième article sur le crowdfunding nous parlerons de la troisième édition du festival du film noir de Vincennes. L’occasion aussi pour nous de déménager pour nous installer le temps d’un article sur la plateforme de financement participatif française : KissKissBankBank.

Les quelques projets sur lesquels nous nous sommes penchés jusqu’ici permettaient de lancer la production de quelque chose, qu’il s’agisse d’un documentaire, d’un livre accompagné de vidéo, ou d’une Goth Box. Mais le « financement par la foule » sert aussi à des événements (festival, salon, etc.) de proposer mieux, de subsister ou tout simplement d’exister. Alors si vous aimez les femmes fatales, les héros désabusés aux chapeaux mous et les clairs obscurs, le financement du film noir festival de Vincennes n’attend plus que vous.

Les Alibis : des femmes fatales et des films noirs

Organisé par l’association « les Alibis » le film noir festival de Vincennes est, comme son nom l’indique, un festival qui s’intéresse au film noir et qui se déroule à Vincennes (région parisienne). Pertinent, non ?

« Pour sa troisième édition, qui se tiendra du 26 au 29 novembre 2015 au cinéma « Le Vincennes » à Vincennes, le Film Noir Festival poursuivra son éclairage sur le Film Noir en proposant de nouveau une programmation de films inédits ou rares au travers de la rétrospective de 10 longs métrages, des avant-premières en ouverture et en clôture du Festival, des hommages à des réalisateurs, des acteurs ou des compositeurs emblématiques du Film Noir mais également au travers de la compétition internationale de courts métrages. »

Un jury de professionnels sera là pour attribuer les récompenses et, si le format de l’an dernier est répété, un jury lycéen attribuera lui aussi son prix. (Je suggère au passage de le renommer en « prix du jury lycéenne » vu l’écrasante domination du beau sexe parmi lesdits lycéens). Pour l’heure, peu d’informations ont filtrées – c’est qu’elles ont la bouche bien cousue les passionnées de l’association.

Touche pas au grisbi

Ne faisant pas exception au désengagement culturel des gouvernements qui se succèdent, le film noir festival de Vincennes n’est pas subventionné. Il ne fonctionne qu’à la sueur du front de ses bénévoles et à leur quelques partenaires. D’où cet appel à la générosité des quidams.

La collecte de fonds servira ici à financer « la communication du Film Noir Festival (graphiste, impression des supports de communication) mais aussi à la bonne organisation du festival (réception des festivaliers, hébergement et restauration des invités du Festival). » L’association annonce avoir besoin d’un total de 2.000€ ; pourtant elle n’a fixé son objectif de financement qu’à 500€.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le financement participatif fonctionne sur une règle simple : le porteur de projet fixe un but à atteindre (qui prend la forme d’une somme d’argent). S’il l’atteint ou le dépasse, la plateforme de crowdfunding lui versera les dons – non sans avoir préalablement prélevé sa commission. En revanche, si le but n’est pas atteint, les donateurs sont remboursés (ou non prélevés suivant la plateforme) et le porteur de projet ne touche rien. Il faut donc trouver l’équilibre entre le trop peu (qui risque de plafonner les dons une fois l’objectif atteint) ou le trop (avec le risque de ne jamais récupérer un centime de don).

Prends l’oseille et tire-toi

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de contribuer au financement du projet, les Alibis rappellent qu’ « [à] partir de 15€, les contributeurs recevront automatiquement un reçu fiscal donnant droit à une déduction fiscale égale à 66% du montant du don, dans la limite de 20% du revenu imposable. » Cela supposera toutefois de renoncer aux contreparties ou de s’assurer que celles-ci ne dépassent pas un quart du montant du don. A noter aussi que la loi de finance qui s’appliquera, sera la loi de finance pour 2016 et qu’elle pourrait apporter des changements.

On vit une époque formidable.

Vous avez aimé ? Partagez :

Colin
Colin
Chroniqueur graphique névrosé, passionné de cinéma de bourrinage vidéo-ludique et de Russ Meyer.

Les favoris

Sur le même sujet

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez saisir votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.