La chaîne Youtube Pop N Chill revient sur la Success Story de la franchise Fast and Furious.

Pour célébrer la sortie de Kaamelott : Premier Volet d’Alexandre Astier au cinéma nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Guillaume Briat et Bô Gaultier de Kermoal.

Lors d’une rencontre et dédicace à la librairie Alfa BD, à Nice, les interprètes du Roi Burgonde (Guillaume Briat) et du garde du corps d’Attila le Hun (Bô Gaultier de Kermoal), dans l’univers d’Alxandre Astier, ont répondu à nos questions. L’occasion de revenir sur la carrière de nos deux comédiens, l’évolution de Kaamelott ainsi que leurs actualités respectifs.

Bonjour Bô Gaultier de Kermoal et Guillaume Briat, tout d’abord merci à vous deux de m’accorder cette interview. Avant de débuter, comment vous définiriez-vous en une phrase.

Guillaume Briat : Comédien, acteur, chauffeur accompagnateur (rires), j’ai plusieurs métiers. Comment je me définirais : intermittent, pas du spectacle, mais intermittent.

Bô Gaultier de Kermoal : Peintre, acteur et plutôt heureux et chanceux. C’est pas mal.

Nous célébrons aujourd’hui la sortie de Kaamelott : Premier Volet au cinéma. Lorsque vous avez commencé la série, imaginiez-vous cela possible ?

Bô Gaultier de Kermoal : Nous, quand on a commencé, Alexandre Astier était un illustre inconnu. Pour ma part, c’est Bruno Solo qui m’a amené sur la série qui me dit « Viens, lundi tu tournes un truc » et il s’est trouvé que c’était Kaamelott.

Je suis arrivé, il y avait Georges Beller, Emma De Caunes, et tout d’un coup, on était plongé dans univers médiéval. C’était assez rigolo. On ne pouvait pas imaginer, qu’il y allait avoir un film derrière. Déjà, on ne savait pas du tout si la série allait marcher.

Guillaume Briat : Les prémices, on ne sait jamais la suite. On était très heureux, on est toujours content. J’ai passé un casting un peu étrange parce que le Roi Burgonde est un peu étrange. Mais c’était en plus une sorte de figuration, intelligente comme on dit dans le métier. Finalement, pour moi ça s’est conclu avec un épisode à chaque livre de kaamelott.

C’était une aventure totalement étonnante. Comme souvent, on ne sait pas du tout ce que cela va donner. Là, il y a un premier film qui sort, peut être même qu’il y aura un deuxième, un troisième… c’est magnifique. C’est surtout un univers que je ne connaissais pas, dans lequel je n’avais jamais travaillé, le médiéval, les choses comme ça. C’est une aventure magnifique, vraiment.

Qu’entendez-vous par un casting étrange ? Quand vous dites ‘une figuration intelligente’ ce n’est pas une silhouette ?

Guillaume Briat : Si, ça peut être ça. Normalement, figurant c’est vraiment quelqu’un qui passe ou plutôt quelqu’un que l’on voit au loin, en arrière-arrière plan. Figuration intelligente, je ne connais pas exactement la définition, mais ce n’est pas quelqu’un qui parle. Dans mon cas, j’étais vraiment comédien, j’avais quelque chose à dire. Dans le sens où c’était vraiment étrange parce que le personnage du Roi Burgonde a des onomatopées… il fait des ‘pets’… il n’y a pas vraiment de texte.

Quand vous passez un casting avec un truc comme ça ; vous pouvez même être déçu que l’on vous propose ce genre de personnage d’un gros bonhomme qui pète, rote etc. Je n’avais pas les références qu’avait Astier. Je ne savais pas du tout que ce mec était formidable et que c’était un petit génie. Je n’étais pas forcément ‘joyeux’ de dire que j’allais travailler avec ce garçon.

Et c’est assez rapidement que j’ai compris que j’étais rentré dans une équipe géniale.

Nous retrouverons le roi burgonde dans le film d’Alexandre Astier. Ça vous fait quoi de retrouver ce personnage culte après toutes ces années ?

Guillaume Briat : C’est un vrai bonheur. En plus, là on se trouve avec des affiches du film dans lequel le Roi Burgonde apparait. Il a sa propre affiche ! Peut être qu’il a une certaine importance (rires). Je ne suis même pas au courant, car je n’ai pas encore vu le film. Je sais ce que j’ai tourné, Alexandre Astier est très discret par rapport au film et au scénario. Je sais de quoi ça cause, sans avoir lu un scénario en entier.

A mon avis, tout le monde va être très surpris. Je suis très heureux de retrouver le Roi Burgonde qui est un personnage hors norme que j’adore.

kaamelott-premier-volet-guillaume-briat-le-roi-burgonde-affiche
L’affiche du Roi Burgonde (Guillaume Briat) dans Kaamelott : Premier Volet.

A-t-il évolué depuis la dernière fois que nous l’avons vu ?

Guillaume Briat : Sans dévoiler grand-chose, je crois qu’il n’a pas appris grand-chose depuis tout ce temps (rires). Il n’a pas appris l’anglais, le français… il est toujours aussi catastrophique (rires).

Votre nom n’apparait pas dans les crédits du film, peut-on tout de même espérer un cameo de votre personnage ?

Bô Gaultier de Kermoal : Je ne sais absolument pas.

Aujourd’hui, où en serez-votre personnage dans l’univers de Kaamelott ?

Bô Gaultier de Kermoal : Je ne peux pas vous dires (rires) il y a trois volets…

Guillaume Briat : Sait-on jamais…

Bô Gaultier de Kermoal : Il y a plein de trucs… Alex a un cerveau en ébullition permanent. On ne sait jamais, d’un coup il vous appelle et vous vous trouvez à tourner, peut être autre chose que Kaamelott. Il y a plusieurs projets sous le coude.

Si vous deviez retenir un rôle de votre filmographie lequel serait-ce ? Et pourquoi ?

Guillaume Briat : J’ai eu quelques rôles intéressants, mais le Roi Burgonde, pas pour la qualité du personnage (rires), mais pour la capacité à improviser avec ce personnage. Je ne parle pas du texte, car tout est écrit, mais par rapport au fait qu’au départ c’était un tout petit rôle qu’on a pu développer grâce à l’imagination d’Alexandre. Dire que l’on va réécrire et revoir et là ça donne un personnage que l’on va retrouver dans un film, alors qu’au départ c’était une apparition.

Ça me plait en termes de comédie, dire qu’un illustre personnage devient quelqu’un d’important notamment aux yeux du public. C’est grâce au talent d’Alexandre et au succès de la série. En ça, c’est un personnage que j’adore et qui me tient énormément à cœur.

J’adore Obélix. Évidemment c’est quelque chose de particulier aussi à interpréter, c’est uniquement de la voix. J’ai eu beaucoup de rôle qui m’ont beaucoup plus, mais c’est vrai que Kaamelott, l’univers, les tournages, l’ambiance, l’intelligence du texte – même si le Roi Burgonde n’est pas forcément shakespearien – c’est génial à interpréter. En plus du plaisir d’appartenir à cette équipe.

Bô Gaultier de Kermoal : ‘La Tour Montparnasse Infernale’ a changé ma vie. Les deux rôles Ming et Chang ça été assez incroyable. Et l’autre film pour moi qui est mémorable, c’est le film ‘Sur mes Lèvres‘ de Jacques Audiard parce que c’est vraiment la référence absolue. Je sortais de ‘La Tour Montparnasse Infernale’ avec Eric et Ramzy, pour tomber dans l’univers de Jacques Audiard. C’est un grand écart improbable.

Évidement Kaamelott, c’est tellement inestimable en termes de valeur, c’est une grosse surprise.

Que pouvez-nous dire sur votre prochain film, « Super-héros malgré lui » de Philippe Lacheau ?

Guillaume Briat : Je ne peux pas vous dire grand-chose. C’est un tout petit rôle, je n’ai pas lu le scénario et j’apparais subrepticement. Je ne peux vous dire que ça. Je ne sais pas quand est-ce que le film va sortir, plutôt pour la rentrée ou pour les fêtes. Mais, bravo, vous êtes au courant. J’ai fait ça cet été, et un tournage avec Bô d’une série en devenir et ce tournage là. Je n’en sais pas beaucoup plus.

Vous tournez souvent ensemble ?

Guillaume Briat : On essaie…

Bô Gaultier de Kermoal : On est amis dans la vie…

Guillaume Briat : On nous a proposé quelque chose ensemble, donc on verra. On l’a fait.

Vous êtes également la voix actuelle d’Obélix. Comment avez-vous travaillé le personnage ?

Guillaume Briat : Assez simplement. Faut quand même être assez humble, il y a cinq comédien derrière moi qui ont fait ce personnage. Il faut se baser sur ce qui existe déjà. Celui qui travaille le plus, c’est celui qui écoute, et c’est Alexandre Astier. Il écoute extrêmement bien. Il a une oreille extrêmement fine, c’est lui qui m’a dirigé, conseillé, amené sur ce qu’il voulait.

Effectivement, ma référence d’Obelix pour moi c’était Pierre Tornade, car c’est de mon époque. Il y en a eu d’autre que j’aime beaucoup ; Jacques Frantz avant moi, qui a disparu dernièrement. Ça se travaille comme toujours, on est un peu timide, on essaie de se mettre dans ce qui existe déjà et on s’aperçoit que ça propre voix convient.

Alexandre m’a engagé parce qu’il savait que je pouvais transformer ma voix avec le Roi Burgonde. C’est là-dessus que l’on est parti, la possibilité d’essayer quelque chose.

Outre votre carrière d’acteur-réalisateur, vous êtes également peintre. Quelles sont vos sources d’inspirations pour vos peintures ?

Bô Gaultier de Kermoal : Je suis un dingue de De Staël et Rothko. Je travaille essentiellement la couleur avec des pigments naturels. Ça donne des tableaux qui changent de couleurs en fonction de l’heure de la journée. Le tableau est évolutif.

J’ai une maison en Bretagne. On dit souvent qu’il y a quatre saisons dans une journée, il y a une lumière incroyable. Ce qui m’inspire c’est la lumière. J’ai eu envie de peindre grâce à des choses beaucoup plus classiques, Rembrandt, Bruegel. J’ai grandi dans le Nord et j’allais au Musée d’Art Contemporain de Lille. C’est ça qui m’a donné envie de peindre. Donc la lumière essentiellement.

Ndlr : Retrouvez les peintures de Bô Gaultier de Kermoal sur son site personnel.

Y-a-t-il eu un tableau coud de foudre ?

Bô Gaultier de Kermoal : Je suis un dingue de Rothko en règle générale. J’aime bien aussi Pollock, sa façon de travailler, la folie qu’il peut avoir. Il y a toujours une part de folie dans la créativité – que ce soit en tant qu’acteur ou en tant que peintre, sculpteur – il y a toujours un ressenti, un vibrato qui se met en route.

Quel personnage, historique ou de fiction, rêveriez-vous d’incarner à l’écran ? Et pourquoi ?

Guillaume Briat : Aucune idée, vous me prenez de court. Vercingétorix (rires) je fais exprès de prendre un mec à corne. Je ne sais pas. Napoléon parce qu’il était petit (rires) ? Je ne sais pas, comme ça je me servirais que d’une main. Aucune idée, Goldorak ? (rires).

Bô Gaultier de Kermoal : Je suis ravi de tourner en règle général, peu importe. J’aime bien jouer le rôle de barbare. Le rôle du méchant ça m’éclate.

Quelle œuvre de la Pop Culture vous a marqué à jamais ?

Bô Gaultier de Kermoal : C’est très vaste, mais évidemment Goldorak. On est de l’ancienne génération, j’ai 52 ans, du coup fatalement c’est des trucs un peu old-school. La musique qui allait avec, David Bowie.

Guillaume Briat : C’est vrai que c’était super la musique de Bowie sur Goldorak ‘This is Not America’ (rires).

Parlez-nous de votre actualité. Quels sont vos prochains projets ?

Bô Gaultier de Kermoal : Je n’ai pas le droit d’en parler, mais je suis sur un très gros film qui va sortir l’année prochaine.

Pour conclure, comment vos personnages de Kaamelott prononceraient le nom imprononçable de notre site ?

Une nouvelle fois, merci Bô et Guillaume de nous avoir accordé cette interview.

Bô Gaultier de Kermoal : De rien, merci.

Guillaume Briat : Merci à vous.

Interview préparée par Thomas O. et propos recueillis par Anastasia V. pour Eklecty-City.fr, qui remercient Bô Gaultier de Kermoal et Guillaume Briat de s’être prêtés au jeu d’une interview. Merci également à Franck Laperche pour l’invitation.

La chaîne Youtube Pop N Chill revient sur la Success Story de la franchise Fast and Furious.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.