Mark Dixon, détective est un film comme on en fait plus de nos jours. Un film noir aussi bien dans la forme que le fond, ce thriller nous emmène là où le trottoir se termine comme l’indique si bien son titre anglais. En bref, que nous vaut ce long-métrage ? La réponse dans cette brève critique.

Un meurtre presque parfait

Le film nous narre les déboires de l’inspecteur Mark Dixon, fils de mafieux et mis à pied pour cause de violence sur un détenu. Ce dernier tue une personne par accident et dissimule le tout pour accuser une personne tiers. Hasard des choses, il se retrouve à enquêter sur ledit meurtre. Une impasse pour notre héros.

Celui-ci très ambigu aura un choix cornélien face à lui : rester dans les clous ou basculer de l’autre côté de la barrière. Otto Preminger, le réalisateur autrichien nous délivre un polar noir comme on n’en fait plus.

Notre héros, loin des canons de l’époque actuel, n’est pas un Bogart tiré du Faucon Maltais. Bien au contraire, celui-ci vit très mal la violence et est très souvent pris de remords. Dixon, ne veut pas suivre les pas de son père en devenant un délinquant.

Le message du film est très fort. Certes, la narration est simpliste mais pas le fond. Même s’il est policier, Dixon agit par moment en malfrat. Le film pose donc la question de l’identité. Suivons-nous inexorablement les pas de nos ainés ? Restons-nous malgré tout affiliés à nos origines sociales ?

C’est un film de la grande époque dont les contre-plongées nous remémorent cette époque dorée des polars aux héros affublés de Borsalino. C’est un long-métrage prenant du début à la fin.

La mise en scène d’époque nous refait plonger dans des temps anciens avec des rôles masculins très forts. Mentions spéciales au casting : Dana Andrews dans le rôle principal et Gene Tierney dans le rôle de Morgan Taylor. Le tout tient très bien et le jeu d’acteur est clairement à la hauteur. Rien à dire de ce côté-là.

Conclusion :

Mark Dixon, détective est un très bon film. Rien à redire. On se sent pris dans cette épopée du début à la fin. Si vous êtes un fan de polar noir, très noir, alors le long-métrage est fait pour vous.
Vous ne le regretterez pas un seul instant. Certes le film est en noir et blanc, mais au-delà de ça, vous allez passer un moment d’une intensité rare, notamment devant le final doté d’un choix cornélien, pour ne rien dire de plus.

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