Jadis, les films de western étaient nombreux et pour beaucoup de qualité : Pour une poignée de Dollars, Django (1966), Le Bon, La Brute et le Truand pour ne citer que de grands noms. Du côté récent : 3h10 to Yuma, Django, Hateful Eight montrent que le genre a toujours sa place. Jane Got a Gun peut-il s’y glisser et montrer que le western a toujours un aussi bon goût de spaghetti ?

Flingues, Alcool et sable… bienvenue au Far West les enfants !

Le film s’ouvre sur Natalie Portman et sa fille vivant paisiblement dans une petite maison loin de toute civilisation, mais soudain, un homme criblé e balle arrive à cheval et s’effondre au pied e cette pittoresque demeure. Cela est le point de départ d’une histoire haute en couleur à la fois portée sur l’action mélangée à une histoire d’amour. Je vois une certaine confusion dans vos yeux à la lecture de ces lignes. Mais pour être plus clair, l’homme cité plus haut n’est autre que le mari de Jane. En effet, le couple est poursuivi par une horde de hors-la-loi. Le mari, Bill Hammond étant mal en point, Jane n’a d’autre solution que d’aller demander de l’aide à son ex-fiancé, Dan Frost, vétéran de la guerre de sécession.

Il faut avouer que l’histoire e laisse suivre et ne comporte aucun rebondissement tant où est déjà vu à l’avance, mais cela n’est pas véritablement négatif car le film reste très plaisant à regarder et cela de bout en bout.

Tell me… Do You Bleed ?

Je ne suis évidemment pas ressorti avec le film en ayant un grand sourire, cela reste un divertissement et des falshback sont fait ici et là pour faire comprendre au spectateur que Jane a eu une vie difficile. A vrai dire, parfois nous sommes un peu perdu quant à l’évolution de sa vie et à la compréhension de tout les événements l’ayant marquées. C’est assez confusant, surtout lorsque l’on cherche bien évidemment à rassembler tous les morceaux. Mais si l’on veut s’attarder sur l’héroïne, Jane donc, pour ceux qui suivent encore, celle-ci oscille entre femme fragile et forte. Il n’y a pas de juste milieu dans son personnage, elle oscille entre les deux. Loin donc de l’image de femme forte se dressant contre toute autorité ou ayant confiance en ses capacités pour se tirer elle-même d’une situation difficile. Le jeu proposé par Natalie Portman est convaincant sans pourtant être extraordinaire. Aucun des acteurs n’est véritablement surprenant, aussi bien Ewan McGregor que Joel Edgerton. Le casting est solide sans être flamboyant.

Gavin O’Connor respecte les conventions établis par le genre et les gunfights peu présents tiennent la route. Il faut noter la photographie véritablement réussi et offrant certains plans de toutes beautés. La mise en scène est efficace et ne réinvente pas la roue, mais cela a le mérite d’être fluide et rythmé. Que demander de plus ?

Une conclusion à se faire tirer dans le dos

Loin d’être un chef d’œuvre, Jane Got A Gun a le mérite de proposer un divertissement de qualité ne laissant pas un souvenir impérissable. Idéal pour se changer les idées et ne pas trop réfléchir. Tous les ingrédients sont là pour avoir un scénario tenant la route même si le scénario n’a rien d’extraordinaire. Le Blu-ray est d’ores et déjà disponible et je ne saurais trop vous le conseiller si vous êtes à la recherche d’un bon western même si je conseille davantage de vous tourner vers Le Bon, la Brute et Le Cinglé, si ce n’est déjà fait.

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