Tulip Fever : La description de la folie pour la beauté et le plaisir de posséder, que ce soit pour une fleur dans le cas des hommes spéculateurs, ou pour un homme dans le cas d’une femme arrachée trop tôt à la découverte de l’amour véritable.

Synopsis
Amsterdam – 1636. La ville est plongée dans une fièvre spéculative autour du commerce de la tulipe.
Un riche marchand décide d’engager un célèbre portraitiste pour immortaliser la beauté de sa jeune femme. Au premier coup de pinceau, une passion dévorante débute entre la jeune Sophia et le séduisant peintre. Alors qu’une liaison torride et fougueuse s’installe, les jeunes amants cherchent à se débarrasser du mari envahissant et à s’enfuir. Une soif de liberté qui aura un prix, aussi précieux que celui d’une tulipe.

Un contexte piquant la curiosité

Le film fait le pari fou de nous entraîner dans l’Amsterdam du 17e siècle, une époque peu représentée dans les films contemporains, cela change de l’époque victorienne de la belle et ténébreuse Angleterre. L’ingéniosité du film a été de mélanger plusieurs histoires d’amour avec un contexte économique particulier qui a touché la ville à cette époque : la tulipomanie.
Ce fut la première crise spéculative de l’histoire. Des millions de Florins avaient été dépensés pour la couleur et la beauté éphémère d’une tulipe tandis que l’art de la peinture, lui, demeure. La beauté a une valeur, a un prix jusqu’à ce que cette folie spéculative retombe, il en est de même pour l’amour. Une description qui vous paraîtra bien mystérieux mais il faut nous comprendre nous n’avons aucune envie de vous dévoiler le fin mot de l’histoire au risque de gâcher l’intérêt du film.

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Une romance à le tente

Au premier abord on pourrait croire qu’on fait face à un film qui sera sombre, larmoyant et ennuyeux, un drame comme un autre. En apparence seulement, car passé la première demi-heure, nous sommes transportés par l’histoire suite à la mise en place du scénario qui prend son temps d’installer les personnages et leur relation et un plan qui conduira à la fin de l’histoire. Ce drame romantique est une œuvre des plus intéressantes, dépeignant des personnages à la fois pieux et remplis de passion. Au-delà d’une histoire d’amour il s’agit d’une intrigue amoureuse. De par les multiples personnages qui se cherchent, se trouvent et se perdent sur fond de spéculation financière sur la beauté des tulipes : on est tenu en haleine jusqu’au bout.

Charmant ils sont charmants

On arrive à s’attacher à tous les personnages par leur psychologie qui nous attire la sympathie et par le jeu des acteurs : pleine de retenue pour l’actrice principale Alicia Vikander qu’on a vu à l’affiche de Tomb Raider dans le rôle de Lara Croft. Loin de son rôle de femme forte dans l’adaptation du célèbre jeu vidéo, elle affiche un visage neutre avec des yeux très expressif. Sa beauté nous fait curieusement rappeler le visage des actrice comme Natalie Portman ou encore Keira Knightley, une ressemblance sans doute voulu car le projet de ce film date de 2004 et c’est justement Knightley qui aurait dû avoir le rôle titre. Pour le second rôle féminin on trouve de la fraîcheur et du naturel avec Holliday Grainger dans le rôle de la bonne.

Pour les hommes, nous aimons la passion amoureuse et la beauté campé par Dane DeHann mis en valeur dans ce rôle de jeune peintre. Le deuxième rôle masculin est joué par Christoph Waltz, vieil homme plein de classe avec une légère naïveté, un homme enfant rattrapé par l’âge et paradoxalement l’un des personnages les plus positifs de ce l’histoire et des plus touchants. Le troisième rôle masculin est espiègle, interprété par Jack O’Connell, un poissonnier avisé et amoureux avec des airs étrange d’Alfie Allen (mais ça doit être la barbe).

Les cinéphiles amoureux des acteurs auront le plaisir de voir dans des rôles de second couteaux, mais qui ne demeurent pas moins important car ils ne sont pas laissés de côté dans l’intrigue, l’actrice Judi Dench est l’acteur Zach Galifianakis.
Chaque personnage est utile et a son moment de « gloire » dans le film, une bonne façon d’exploiter autant de personnage sans qu’il remplisse un rôle de surface.

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La perfection n’existe pas non plus

Cette partie il faut l’avouer… c’est surtout du chipotage. La photographie du film est marquée dans son temps, à savoir, une image sombre avec des tons gris. Certains éléments ou scènes clefs échappent heureusement à ce critère esthétique de notre époque.

C’est dommage surtout que l’histoire ne prend pas place en Angleterre et aurait pu se débarrasser de ces codes sombres et brumeux. Il est vrai que cela convient pour le drame. Est ce sans doute un choix du réalisateur car les moments de bonheur du film ont plus de vie et de couleurs que les scènes de malheur et de complot.

La réalisation est correcte avec des moments touchant la poésie d’un sac en plastique qui vole dans American Beauty, tout en allant assez vite pour ne pas casser le rythme de l’histoire. On a serré les dents sur une scène montée étrangement avec un faux raccord, mais mis à part cette cicatrice, le visage du film n’en demeure pas moins charmant.

Au delà d’un film romantique, juste…. un beau film

En guise de conclusion, notre équipe vous recommande chaudement le visionnage de ce long métrage pouvant être vu autant par les âmes fleurs bleues que part ceux qui ne le sont pas. Attention c’est loin d’être un film familial, la complexité de l’histoire et quelques scènes peuvent impressionner les plus jeunes ou alors ne pas leur être compréhensible.

Si vous devez voir un drame romantique original et intelligent ce mois-ci c’est bien celui-là. Laissez vous emporter par son parfum…

Tulip Fever sera disponible le 12 juillet prochain en e-cinéma.

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