Une fois n’est pas coutume nous n’allons pas parler d’un film mais d’un documentaire. Celui-ci est centré sur « RGB » alias Ruth Bader Ginsburg. Une femme entrée dans l’histoire des États-Unis pour son courage.

Une icône de la pop culture

Née en 1933, RGB entre à Harvard une vingtaine d’année plus tard, à une époque où les hommes étaient très nombreux, devant ainsi justifier sa place et pourquoi elle aurait la même chance qu’un homme.

C’est dans les années 70 qu’elle luttera contre les inégalités homme / femme dans une période déjà tendue entre les inégalités raciales et la guerre du Vietnam. Elle se bat également pour l’avortement. Elle aura une carrière couronnée de succès notamment devant la cour suprême. Mais tout bascule dès lors qu’elle est nommée juge en 1993 par le président Clinton.

« RGB » est toujours active à 85 ans, car elle occupe toujours son poste. Le dernier rempart à une administration compliquée bafouant droit des femmes et transgenre. Un pays compliqué dans le seul rempart n’est pas invincible lié à l’âge avancé de notre héroïne.

Elle est probablement la dernière incarnation de la gauche américaine et si son décès venait à survenir durant l’ère Trump, cela pourrait sensiblement compliqué les affaires du pays notamment sur des sujets comme le mariage gay, peine de mort ou tout simplement l’avortement.

Le documentaire est passionnant dans tous ses aspects. Pour mieux comprendre le personnage, ses idées mais aussi sa gestion en tant que juge, davantage dans l’explication et l’apprentissage comme un professeur avec ses élèves.

On en ressort bluffé et surtout estomaqué par ce parcours hors norme notamment durant des époques difficiles. Poque toujours aussi tumultueuse si l’on se réfère au hashtag #MeToo et la place de la femme dans notre société actuelle dont le travail reste encore colossal.

Conclusion :

RGB est un documentaire humain et institutionnel. Il devrait être diffusé dans les écoles tant cela est primaire. Une lutte quotidienne et héroïque pour notre juge hors du commun. Saluons également la prestation de Zabou Breitman pour sa voix-off dans le documentaire français.
Il est inutile d’indiquer que nous vous recommandons fortement le visionnage après tout ce que nous avons déjà énoncé, car ce serait se répéter, mais si la politique américaine vous intéresse alors vous ne serez pas déçus.

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