Bob Iger revient sur les négociations secrètes avec Apple et les décisions stratégiques qui ont façonné le destin de Disney.
Depuis plusieurs années, nous nous attendons à un rapprochement entre Walt Disney et Apple, d’autant plus que leurs histoires sont étroitement liées. Né en 1979 sous le nom de Graphics Group au sein de Lucasfilm, Pixar a été racheté majoritairement par Steve Jobs en 1986 après son départ d’Apple. Le studio s’est ensuite imposé dans l’animation grâce à son partenariat avec Disney, notamment avec Toy Story, avant d’être acquis par The Walt Disney Company en 2006. Aujourd’hui, nous apprenions via une interview de Bog Iger pour le Financiel Times (via le Hollywood Reporter) que la firme aux grandes oreilles a sondé la direction de la pomme pour un mariage industriel, sans obtenir de résultat concret.
L’ancien dirigeant explique que, si Steve Jobs vivait encore, une fusion entre les deux entités aurait probablement eu lieu. Malgré des échanges, Apple a montré peu d’intérêt pour une union. Au-delà des technologies, Iger liste plusieurs occasions ratées. Il confirme un intérêt pour la franchise James Bond, finalement tombée dans l’escarcelle d’Amazon. Il évoque aussi le rachat avorté de Twitter : « Nous avons discuté de cela en interne, et nous avons eu des échanges avec Apple à ce sujet, mais cela n’a mené nulle part. » Il a stoppé cette transaction de dernière minute, car le réseau social représentait une distraction pour le cœur de métier de sa société. Une tentative similaire envers le portail BuzzFeed a échoué par refus de son propriétaire.
La parole se libère aussi sur la gestion interne de la maison. Sorti de sa retraite en 2022 pour rectifier la trajectoire de l’entreprise après le passage critiqué de Bob Chapek, l’ancien PDG de Disney, qui a officiellement transmis le flambeau à Josh D’Amaro en mars 2026, émet de vives réserves sur cette période : « Il n’y avait aucun besoin urgent de faire des changements drastiques. Pourtant il a agi, il a introduit de la bureaucratie, il a ajouté des strates de direction. » Cette gestion a causé des tensions, tout comme la décision de conserver son bureau lors de la transition.





