Après son triomphe au Festival de Cannes, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn prépare un long-métrage inspiré du slasher de 1988, Maniac Cop.
Nicolas Winding Refn s’apprête à retrouver les plateaux de tournage à Los Angeles dès le mois de janvier prochain. Porté par le succès de son dernier long-métrage Her Private Hell, qui a reçu une ovation lors de sa présentation au Festival de Cannes avant sa sortie en salles prévue le 24 juillet sous la bannière de Neon, le metteur en scène scandinave concrétise enfin un vieux rêve. Cette nouvelle production marque son retour au cinéma après une décennie consacrée aux séries télévisées, notamment Too Old To Die Young en 2019 et Copenhagen Cowboy en 2022. Ce retour à la vie artistique fait écho à une épreuve personnelle, le cinéaste ayant révélé publiquement avoir survécu à un arrêt cardiaque de vingt minutes il y a trois ans, un événement qui a scellé sa volonté de tourner de nouveaux films.
Pour cette relecture de Maniac Cop, la plateforme de diffusion Mubi assure l’intégralité du financement et s’octroie les droits de distribution pour de nombreux territoires, dont la France, l’Italie, le Benelux et l’Amérique du Nord. Mubi s’engage à garantir une large exploitation dans les salles obscures, une stratégie commerciale qui rappelle le déploiement récent du film The Substance. La structure NWR Originals supervise la production aux côtés de la société GoodFellas, représentée par Vincent Maraval. Si le scénario exact demeure confidentiel, le réalisateur évoque une vision radicale capable de bousculer le public dans le climat social actuel, tandis que les dirigeants de Mubi décrivent cette démarche comme une résurrection artistique plutôt qu’un simple remake. Cette annonce met un point final aux multiples reconfigurations de cette idée, qui avait débuté sous la forme d’un long-métrage en 2016 avant de devenir une série pour HBO et Canal+ sous la direction de John Hyams, avant l’abandon de cette piste en 2023.
Le long-métrage d’origine, sorti sur les écrans le 13 mai 1988, est né de la collaboration entre le réalisateur William Lustig et le scénariste Larry Cohen. Malgré des recettes modestes de 671 382 dollars lors de sa sortie pour un budget initial de 1,1 million, ce premier opus a acquis un statut mémorable auprès des amateurs de genre. L’intrigue suivait les méfaits de Matt Cordell, un ancien officier de police revenu d’entre les morts pour assouvir une vengeance meurtrière contre ses anciens collègues. Le comédien Robert Z’Dar incarnait ce tueur en uniforme face à des figures connues du cinéma de l’époque comme Bruce Campbell, Tom Atkins et Richard Roundtree. Le succès de ce tueur à la cicatrice a engendré deux suites directes au début de la décennie suivante, Maniac Cop 2 en 1990 puis Maniac Cop III: Badge of Silence en 1992, qui ont ancré le nom de William Lustig dans le paysage du cinéma d’exploitation.





