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Max Payne 3 : Aussi discret qu’une prostituée dans un couvent

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Neuf longues années ce sont écoulées depuis la sortie de Max Payne 2 : The Fall of Max Payne en 2003 sur PC, Xbox et PS2, l’ex flic névrosé de New York vient de faire son grand retour sur console HD et PC. Créée par Remedy, la licence est désormais entre les mains de Rockstar Games, qui avait édité les deux volets précédents sur console. L’esprit de la série a-t-il était conservé ? Ne tournons pas autour du pot, le studio nous offre une nouvelle fois une œuvre jouissive avec un scénario digne d’un polar hollywoodien et d’un doublage parfait, Max Payne 3 est déjà culte.

Dans le premier opus, la vie de Max Payne a basculé entièrement lorsque sa femme et sa fille, qui n’est encore qu’un bébé, se font assassinées par une bande droguée au « Valkyr ». Dépressif, Payne parvient à révéler au grand jour une conspiration touchant les plus hauts échelons du complexe militaro-industriel américain. Le voyage de Max Payne au cœur de l’enfer continue avec le second volet (Max Payne 2 : The Fall of Max Payne) dans lequel l’inspecteur croise à nouveau la route de plusieurs personnes impliquées dans la conspiration « Valkyr ».

Dans Max Payne 3, nous retrouvons notre antihéros douze ans après les évènements du deuxième opus, démis de ses fonctions, Max a quitté la police de New York pour plonger dans l’alcool et les antalgique. Marqué par les plaies du passé, l’ex flic n’est plus que l’ombre de lui-même, après la proposition d’un vieil ami de l’académie, Max se retrouve à 8000 kilomètres de chez lui pour travailler à São Paulo, au Brésil, pour une société de sécurité. Il protège la famille d’un homme d’affaire, Rodrigo Branco. Mais les choses vont vite dégénérer et Max Payne va partir seul dans les rues et dans les favelas de São Paulo à la recherche de la vérité.

Nous voilà plongé sous antalgique dans une nouvelle aventure de Max Payne au cœur des favelas brésiliennes, dès les premières minutes on se surprend à penser que la mise en scène de ce troisième volet pourraient être attribuée à Michael Mann (Heat) habitué au polar noir. Rockstar s’est parfaitement réapproprié la franchise, si l’on craignait avec les images colorées vu dans les premiers trailers que le côté sombre disparaisse, les fans seront ravis d’apprendre que le personnage est toujours aussi torturé, nous retrouvons également l’humour noir et le coté sarcastique de max cher à la franchise, certains dialogues sont déjà cultes.

« Désormais la seule boite qu’il fréquentera sera en sapin »

« Pour moi, il y a deux catégories de personnes. Celles qui passent leur vie à bâtir le futur, et celles qui passent leur vie à tenter de reconstruire le passé. J’ai trop longtemps été coincé entre les deux, planqué dans l’ombre lancé dans une course contre la mort. Le temps passe mais rien ne change. »

« J’étais aussi discret qu’une prostituée dans un couvent. »

Tout le long du jeu des flashbacks extrêmement bien conçus, nous permettent de découvrir pourquoi et comment Max a quitté New York pour se retrouver au Brésil. Alors que les deux volets précédent nous proposaient des cinématiques en bande-dessinée, l’aspect graphique des BD est absente dans Max Payne 3, il s’agit sans aucun doute ce qu’il manquera le plus aux fans de la franchise. Toutefois, les cinématiques sont fenêtrés comme les planches d’une bande dessiné.

Du côté du gameplay, celui-ci reste fidèle à ses prédécesseurs, nous retrouvons bien sûr le célèbre Bullet Time, le système de couverture lors des phases de tir, ajouté à cela quelques améliorations. L’apparition de la « Kill Cam » qui vous donne la possibilité d’observer avec classe à vitesse normal ou au ralentit la dernière rafale porté à votre adversaire. Autre ajout, lorsque Max est atteint mortellement le Bullet Time se déclenche automatiquement vous donnant une chance d’éliminer l’ennemi à l’origine du coup fatal. Effets garantis ! A noter, pour appuyer le côté réaliste apporté par Rockstar, lorsque Max possède un fusil d’assaut en arme secondaire, celui-ci se retrouve dans son autre main. Le titre propose différents trois niveaux de difficulté avec deux supplémentaires si vous en venez à bout en mode Difficile.

Passons au doublage et à la musique, nous retrouvons avec plaisir James McCaffrey qui prête sa voix à Max Payne depuis le début. A l’instar de David Hayter pour Solid Snake, James McCffrey donne toute une dimension à son personnage. Derrière la bande originale du titre, nous avons Health, un groupe d’indie rock expérimental de Los Angeles dont les sons asymétriques ont été acclamés par la presse musicale et les fans à travers le monde. Formé en 2006, le groupe est composé de Benjamin Jared Miller, Jake Duzsik, John Famiglietti et Jupiter Keyes. Mélangeant leur style en terme de percussions nuancée et d’effets de synthé, le groupe se débarrasse des compositions conventionnelles et insuffle leur empreinte mélancolique-pop dans la bande son, leurs musiques, fidèles à l’atmosphère lourde de la franchise, aident dans les transitions entre le présent sombre et le passé funeste de Max.

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Enfin, grande nouveauté de ce troisième épisode, la présence d’un mode multijoueurs proposant différent jeux en ligne, des traditionnels matches à morts en équipe, le online nous permet également de créer une bande pour en affronter d’autres afin de récolter de l’expérience et des bonus.

Après Red Dead Redemption, L.A Noire, Rockstar signe une nouvelle fois une production de très haut vol. Max Payne revient avec un troisième opus burné, avec un scénario noir écrit par Dan Houser (GTA IV et Red Dead Redemption) digne des plus grands films Hollywoodiens, avec ses fusillades, ses cascades et ses explosions. Un gameplay fidèle à la franchise avec quelques nouveautés, une ambiance sonore qui n’a rien à envier aux épisodes précédents. On regrettera ces déplacements un peu bancals par moment (se prendre une balle après s’être « accroché » à un bureau alors que nous tentions de nous mettre à couvert. Ce n’est jamais agréable), l’absence des cinématiques en bande-dessinée et les sous-titres minuscules qui font défaut au studio depuis plusieurs titres maintenant.

Max Payne 3 nous a clairement conquis, c’est pourquoi nous lui donnons un 8,5 / 10.

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Thomas
Thomas
Rédacteur en chef et chroniqueur anti-protocolaire. Enfant des années 80's / 90’s biberonné à la Pop Culture.

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