Nombreux sont les films à être sortis en 2016 et l’un d’eux répond au doux nom de Rupture. Le film est réalisé par Steven Shainberg, connu pour aucun de ses films comme Angela & Viril ou encore Alice & Viril. Malgré tout, ce film vaut-il le coup d’œil ? La réponse dans la critique.

Un goût de déjà-vu ?

Le scénario de Rupture ne sort pas des sentiers battus. Le long-métrage nous emmène suivre les pas de Renee Morgan, interprétée par la belle Noomi Rapace. C’est une maman célibataire ayant pour seul but : élever son fils Ethan. Celle-ci vit d’ailleurs une relation oxique avec son ex-mari, lui reprochant tous les maux causés par le fiston.

Alors qu’elle amène Ethan chez son père pour le week-end, Renee prend la route en direction d’un aérodrome pour y effectuer un saut en parachute, mais coup du sort, elle était suivie par une organisation louche, ayant comme but de l’enlever. Son pneu de voiture est crevée à distance par ladite organisation qui en profite donc pour la bâillonner et la ramener au QG.

Une longue descente aux enfers débute dès lors. Retenue prisonniers par des personnes peu commode, son seul espoir consiste à s’échapper. Cela n’est pas du tout une option, car elle y subit une batterie de tests mettant son corps à rude épreuve.

Je ne vais pas en dévoiler davantage sous peine de dévoiler l’intrigue dans son intégralité, mais force est de constater que le scénario n’a absolument rien d’extraordinaire. Les scènes post-enlèvements sont palpitantes tant le suspens est haletant, mais au delà de ça, cela reste un film au schéma scénaristique classique.

Elle doit s’échapper pour survivre tout en rencontrant d’autres personnes enlevées tout comme elle et subissant des expériences plus ou moins malsaines, sans pour autant comprendre les tenants et aboutissants.

Un film… regardable ?

Loin d’être un chef-d’œuvre, Rupture se laisse regarder. Loin des canons hollywoodiens, le film offre un divertissement un peu dérangeant par moment, mais sans pour autant pousser à la réflexion comme certains films de science-fiction tente de faire. On notera la présence de Peter Stormare et de Kerry Bishé. Les rôles sont amusant, cela donne tellement des airs de série B plus qu’un thriller sérieux.

Au départ, cela donnerait presque l’illusion de regarder un Lynch, enfin dans une moindre mesure. L’ambiance malsaine, l’incompréhension font que l’on a envie d’en savoir davantage, mais le tout est ensuite plombé par la simplicité que prend le film avec un simple jeu du chat et de la souris.

Dur aussi d’y adhérer quand les jeux d’acteurs sont loin d’être convaincant. Il peut-être dur d’adhérer au propos du film. Enfin, reste que la première partie est intéressante pour ensuite s’essouffler dans la deuxième. Du grand classique en somme.

Un blu-ray de qualité ?

Dur de juger dans la version reçue par la rédaction. Seule le film et ses options étaient présents. Si aucun bonus n’est présent, alors cela pourrait clairement être très léger tout de même.
Dans tous les cas, le film mérite un achat à bas prix tant celui-ci n’est pas de qualité. Malheureusement, Rupture fait partie de ces petits films quand on a rien à se mettre sous la dent.

Conclusion :

Rupture n’est pas dénué de tout intérêt, mais cela reste malgré tout un long-métrage aux lacunes scénaristiques. Il reste intéressante les 40 premières minutes pour s’estomper par la suite. La réalisation et la mise en scène sont classiques. C’est un film qui se veut être de la science-fiction, mais on lui préférera les grands classiques comme Cube, Blade Runner ou bien les films de Verhoeven, Scott ou Lynch.
Si vous souhaitez passer le temps durant un dimanche pluvieux, alors Rupture pourra vous y aider, et sinon, si vous souhaitez un bon film, allez regarder Dredd.

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