Dans le rayon des films cultes et classiques, les aventures de Pinocchio de 1975 en fait allégrement partie. Ce film dont l’histoire est connue et reconnue de tous nous fait voyager dans un monde entre dureté et innocence.

Une belle histoire ancrée dans la pop-culture !

Avant de partir à toute berlingue dans la critique, voici le synopsis :

Gepetto est un menuisier toscan sans le sou. Afin de combler sa solitude, il décide de se fabriquer un pantin de bois, qu’il prénomme Pinocchio. Son ouvrage terminé, pour oublier la faim qui le tenaille, il va se coucher. Dans la nuit glaciale, la fée Turquoise anime la marionnette qui se comporte dès lors comme un petit garçon de chair et de sang, à la grande joie de Gepetto, qui a toujours rêvé d’avoir un fils. Mais Pinocchio se révèle être turbulent. Il fait l’école buissonnière et disparaît bientôt avec un directeur de cirque et son théâtre ambulant de marionnettes. Désespéré, le pauvre Gepetto se lance à sa recherche. Commencent alors des aventures rocambolesques

Cela permet ainsi d’éviter tout spoil au sujet du long-métrage. Pour commencer, la génération post-Pinocchio de Disney est tentée de faire le parallèle avec le film d’animation. Forcément, c’est la première à laquelle on en vient à penser.

Cependant, en regardant cette adaptation de 1975, très vite, nous sommes plongés dans un univers dur, rugueux et dont il est difficile de ne pas prendre en pitié le miséreux gepetto dont le métier est d’être ‘pauvre’ comme l’évoque Pinocchio. Même si la fée bleue fait bien son apparition, Luigi Comencini arrive à faire la part des choses entre fiction et ‘réalité’.

Réalité dans le sens où notre jeune garçon va faire face aux règles préétablies par la société. Comme il est dit dans le long-métrage quiconque ne suit pas lesdites règles finira en prison. A cela, on ajoute notre jeune héros dont l’enfance est sujette aux turbulences, aux caprices et à l’impétuosité.

Le réalisateur italien fait un parallèle entre l’enfance et le passage à l’âge adulte et la mauvaise compréhension entre les deux états. Le film, même si a des liens magiques entre le jeune héros, sa fée et Gepetto a également une forte portée politique sur l’Italie de l’époque. La dureté de la pauvreté et la négligence du gouvernement. Malgré son côté abrupte, le film porte en lui la magie de l’innocence et de l’enfance.

C’est Pinocchio qui prendra en main son avenir, ses rêves et surtout prendra sur lui pour aider Gepetto, hagard et esseulé. Une belle preuve de la part de Comencini qu’il faut croire en soi et en ses rêves.

Du côté du contenu du Blu-ray :

• Entretien avec l’acteur Andrea Balestri
• Entretien avec l’historien Italo Moscati
• Entretien avec les filles du réalisateur Luigi Comencini
• Bande-annonce

Rien de transcendant de ce côté-là. Aucun making-of ou quoique ce soit de très consistant. C’est avant tout pour le film et non son contenu qui est très franchement assez maigre.

Conclusion

Les Aventures de Pinocchio est une belle madeleine de Proust. Certes le film fait de brics et de brocs a mal vieilli sur bien des aspects dont la Fx mais c’est une ôde à l’enfance et au rêve éveillé. Gepetto et Pinocchio sont dans la plus grande des misères et le climat ambiant est hostile, mais malgré cela, nos deux compères resteront soudés.

Les Aventures de Pinocchio sera disponible en version restaurée et première mondiale Blu-Ray dès le 8 octobre 2019.

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