Adapter une œuvre tel que Ghost in the Shell n’est pas une mince affaire. Le film d’animation signé Mamoru Oshii est un véritable chef-d’œuvre dans son genre, au même titre qu’Akira. Rupert Sanders (The Life, Blanche-Neige et le Chasseur) à relever le défi. S’en est-il sorti ?

Ghost in a nutshell !

L’histoire, tout comme l’animé, est centré sur la naissance et la vie du Major Mira Killian. Celle-ci doit arrêter un cyber-hacker ayant décidé de se venger du mal qu’on l’a fait. Mais malheureusement tout ne sera pas si simple pour le Major et sa troupe nommée Section 9. Ghost in the Shell dépeint un monde futuriste où technologie et humanité ne font qu’un au point que l’on ne puisse presque plus dissocier les deux.

La fine équipe doit donc retrouver un certain Kuze avant que celui-ci ne fasse davantage de victimes. Une épopée qui verra notre chère héroïne se métamorphoser au fil de ses pérégrinations. C’est un peu l’alliance d’un Blade Runner dans la forme et d’un Robocop dans le fond. Vous comprendrez pourquoi en visionnant le film.

Dans tous les cas, l’histoire tien véritablement la route. Tout comme l’anime avant lui, le long-métrage nous questionne aussi sur notre propre existence, sur celle des robots et de l’IA cohabitant avec les humains. L’humain est-il réfractaire aux changements ? Pas totalement, au-delà de ça, le transhumanisme est probablement la clé de notre longévité future.

Sera-t-il encore nécessaire de procréer quand il sera possible de transférer notre « ghost » (conscience) dans une machine. La mort sera-t-elle une échéance ? Loin de là. C’est un monde intéressant que dépeint Ghost in the Shell. Celui où l’humain ne sait plus où se trouve sa place.

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

Le casting du film est vraiment pas mal du tout sachant que le rôle principal est campé par la belle Scarlett Johansson. Celle-ci maitrise son personnage de bout en bout, réalisant une prestation époustouflante. Et cela, sans évoquer Daisuke Aramaki joué par Takeshi Kitano. Toujours aussi charismatique.

Le reste du casting est en béton avec la présence de Pilou Asbaek dans le rôle de batou ou encore Juliette Binoche dans celui du docteur Ouelet. Le casting est convaincant même si comme cela a pu faire débat, l’héroïne n’est pas incarnée par une actrice nippone. Il faut avouer que Scarlett fait le job à merveille.

Que retient-on du film ?

Ghost in the Shell est une excellente adaptation. Aussi bien sur le fond que sur la forme. Le long-métrage est beau. Techniquement bluffant, réussissant un tour de force étonnant et véritablement. Le film a un double degré de lecture. Le premier étant le fait d’être un film d’action espionnage typique et le seconde est celui de dépeindre la condition humaine. Les robots étant vus comme des esclaves ou des armes.
La narration tout comme l’histoire et le message véhiculé par le long-métrage est intelligent. Je ne vais pas expliciter cela jusqu’à en faire un cours de philosophie. Mais sachez que l’œuvre originelle a inspiré les sœurs Wachowski pour Matrix.
D’ailleurs les bonus recèlent d’explications autours de la condition des robots offrant un bon axe de réflexion. Ces derniers ne sortent pas du cadre habituel mais tout comme le film, c’est loin d’être dénué d’intérêts.

Conclusion :

Ghost in the shell est brillant, intéressant et riche. Son histoire tout comme son casting est en béton surarmé. C’est un excellent moment à passer. Le film pousse le spectateur à réfléchir sur sa propre condition mais aussi sur son futur. Le transhumanisme est depuis déjà de nombreuses années au centre de nombreuses réflexions. Que deviendra l’homme dans un futur plus ou moins proche. Quelle sera la condition des robots. Loin d’atteindre du Asimov, l’œuvre est à voir et à revoir. Si vous n’avait pas vu l’anime alors c’est peut-être le bon moment de faire d’une pierre deux coups.

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