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Crawlspace : Attention à l’amerrissage

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Crawlspace est le premier long métrage de Justin Dix en tant que réalisateur. L’envie d’en découdre, et la passion de l’équipe tapissent le film. Bourré de bonnes intentions, Crawlspace ne s’épargne pas la régurgitation de clichés, d’idées plus ou moins bonnes, et d’influences pas toujours cohérentes.

Attention au décollage. Crawlspace est vendu avec des arguments relativement « science-fiction » (poster vert fluo, espace confiné blanc, etc.). C’est d’ailleurs l’étiquette qui lui est collée. Pourtant, ce n’en est pas ; tout au moins, pas au sens populaire du terme : pas de vaisseaux, pas de voyage dans l’espace, pas de téléporteur, etc. Il y a bien quelques technologies vaguement futuristes (wooooh, des écrans tactiles !) et certaines des thématiques présentes relèvent d’une science fictive. Simple problème d’étiquette, rien d’important donc. Toutefois, venez en connaissance de cause.

Six pieds sous terre. Le film nous déroule l’histoire d’un groupe d’intervention armée, qui doit descendre dans un complexe aussi sous-terrain que top secret, au beau milieu de l’Australie. Leur mission : déglinguer des prisonniers hors de contrôle. Sauf que, surprise !, quand ils arrivent sur place, ce qu’ils trouvent n’est pas à quoi ils s’attendaient. (En même temps, fallait bien tenir 1h20). Du coup, ils doivent évacuer la base, mais comme leur radar est cassé, ils ont un peu du mal.

Attend, alors en fait c’est l’histoire de… Une fois passé la relative agression visuelle (filtres, vue de radars, plans de ¼ de seconde, etc…), la réalisation s’avère plutôt agréable et carrément maîtrisée. Les personnages sont, si ce n’est attachants, tout au moins crédibles. Le suspens monte doucement, les radars s’affolent, les couloirs vides s’enfument. (Toi, t’as aimé Aliens, pas vrai ?) Les troufions trouvent une prisonnière qui est en fait n’est pas une inconnue pour leur chef, ils se font poursuivre par un king kong enragé en salopette, et finissent par retrouver une équipe de scientifiques un peu louches. Et là, le film se prend les pieds dans le tapis, et commence à s’enfoncer doucement dans une tentative d’explication d’un concept compliqué et mal maîtrisé. Lentement, le ton glisse vers le paranormal, le complot et d’autres idées qui sur le papier devaient être vachement bonnes.

C’est aussi bon qu’une pizza-crème-glacée-chocolat-andouillette. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Crawlspace tente de tout mélanger sans jamais atteindre une quelconque cohésion. Certaines des décisions narratives (pas de mise en scène, mais d’écriture) sont plus que douteuses, et semblent là « pour faire bien ». Il y a quand même trois mecs qui se sont assis autour d’une table pour écrire le scénario. Probablement ce sont-ils dit : « qu’est-ce qu’on pourrait écrire comme film super compliqué ? Comment-ça personne ne va rien comprendre ?! ». Entre un final plus qu’insatisfaisant, et une fausse boucle temporelle/structurelle, ce n’est vraiment pas sérieux. Séparément, de nombreuses scènes du film sont carrément couillues et la majorité des idées sont excellentes. Si vous mélangez tous les aliments que vous aimez dans un grand saladier, vous risquez d’obtenir un résultat assez peu intéressant, gustativement parlant. Au cinéma, c’est pareil. En portion, le film montre le talent d’une équipe qui a du gaz sous la pédale. En intégralité, c’est un mélange indigeste avec des bouts qui flottent.

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Colin
Colin
Chroniqueur graphique névrosé, passionné de cinéma de bourrinage vidéo-ludique et de Russ Meyer.

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