Malgré un passé entaché de scandales, Bobby Kotick intègre la direction stratégique de la nouvelle entité Skydance.
Le Hollywood Reporter rapporte que David Ellison vient d’officialiser la venue de hautes personnalités au sein de la gouvernance de son conglomérat fraîchement constitué. Parmi ces désignations hautement stratégiques se trouvent l’investisseuse et philanthrope Laurene Powell Jobs, ainsi que l’ancien patron d’Activision Blizzard, Bobby Kotick. L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair intègre quant à lui l’instance en qualité de conseiller spécial.
La présence de Bobby Kotick au sein de cette nouvelle architecture suscite immédiatement la polémique en raison de son passif sulfureux dans l’univers vidéoludique. L’homme d’affaires a déserté ses fonctions sur fond de graves accusations de discrimination et de harcèlement sexuel à l’encontre de ses anciennes salariées, tout en portant la responsabilité de vagues massives de licenciements et de tensions permanentes avec la presse spécialisée. Des enquêtes journalistiques antérieures avaient également mis en lumière une gestion opaque des plaintes internes et des menaces verbales directes proférées par le passé. En dépit de cette réputation sulfureuse et d’un parachute doré consécutif à la cession de sa société à Microsoft, Skydance lui confie une position influente au sein du comité des nominations et de la gouvernance, chargé de superviser l’éthique et les règles de fonctionnement interne.
Il convient de préciser que Bobby Kotick n’exercera aucune autorité directe sur la stratégie vidéoludique du conglomérat. Cette activité spécifique a été regroupée sous une seule bannière englobant les studios historiques de Paramount et ceux de Warner Bros. Games, sous la coupe de Tony Driscoll.
Du côté de la philanthropie et de l’investissement, l’intégration de Laurene Powell Jobs à travers sa structure Emerson Collective apporte une caution axée sur le mécénat et le journalisme de qualité. David Ellison mise sur son expertise pour guider l’expansion de la holding, tout en s’entourant d’un aréopage d’administrateurs confirmés incluant des mandataires de RedBird Capital Partners et d’Oracle (la boite à papa). Le nouveau s’apprête à faire ses débuts boursiers sous le sigle SKYD.





