Tour d’horizon sur la saga Rocky en particulier avec Rocky V, film conspué à sa sortie en 1990. Sylvester Stallone lui attribuant 0/10 lors d’une interview quelques années après, un Razzie Award en tant que pire acteur et scénariste, ainsi qu’un échec commercial retentissant.

Retour sur un épisode qui a fait couler beaucoup d’encre.

Une fin de carrière difficile

Après avoir vaincu Ivan Drago lors du précédent épisode, Rocky revient en Amérique avec de graves séquelles. Liaisons cérébrales le mettant hors du ring, le boxeur est au tapis. Financièrement, il est endetté à cause d’un malentendu vis à vis de Paulie; Ce dernier ayant signé sans son accord une procuration général chez un comptable. Il va devoir hypothéquer tous ses biens, et revenir là ou il a commencé dans les quartiers de Philadelphie.

Rocky Balboa Junior – interprété par le fils de l’acteur Sage Stallone, mort prématurément en 2012 à l’âge de 36 ans – cherche à s’identifier, tandis que son père trouve une lueur d’espoir avec Tommy Gunn, jeune boxeur prometteur dans lequel il va endosser la casquette de manager, délaissant son fils au passage. Un choix naïf et contesté par ses proches.

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Apparences trompeuses

Si il jouit d’une mauvaise réputation, Rocky V n’est pas à jeter à la poubelle, loin de là. C’est même l’un des volets les plus intéressants de la saga qui compte déjà huit films.
Retrouver Rocky dans une situation plus que précaire n’est pas inédit, puisqu’il nous ramène directement à Rocky, premier du nom.

Son réalisateur John G. Avildsen y est pour quelque chose sachant qu’il l’avait réalisé. C’est également l’antithèse des opus précédents. Rocky IV avait beau être un divertissement de luxe bourré aux hormones clipesques lors des combats, ce n’était qu’un pur spectacle visuel et musical; La bande-son était monstrueuse.

Ici, vous ne verrez pas Rocky revenir sur un ring, il utilisera uniquement ses poings lors d’un combat rural contre Tommy Gunn. La bande-son reprend quelques lyriques des thèmes cultes de Bill Conti, elle reste assez discrète.

On notera une belle mélancolie quand Rocky se remémore les séances d’entrainement avec son coach d’antan Mickey – magnifiques prestations de Stallone et de Burgess Meredith, de beaux échanges avec son fils, les personnage d’Adrian et de Paulie comme d’habitude, et même celui de George Washington Duke – cliché du costard cravate ne pensant qu’à ses propres intérêts – joué par Richard Gant, en roue libre totale.

Une conclusion inachevée

Sylvester Stallone ayant très mal vécu ce numéro V, il reviendra 16 ans plus tard avec le fabuleux Rocky Balboa pour signer un dernier round d’honneur et terminer dignement sur le ring. Rocky V est avant tout la fin d’un règne d’un champion, d’un sportif de haut niveau qui a tout gagné et qui se retrouve à la rue.

Malgré quelques défauts – la mise en scène accuse le coup, les monologues lourds/enfantins de Rocky, quelques longueurs, pas de nouveau thème marquant, Tommy Gunn vite détestable – Rocky V n’est pas du tout un mauvais film. Il est même touchant et sous-estimé.

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