Gemini Man fait partie de ces films dont l’attente n’est pas à son paroxysme, ceux dont on se dit qu’ils vont être moyen. Cependant, le dernier long-métrage signé Ang Lee pourrait être une des bonnes surprises de cette fin d’année 2019.

Will Smith au panthéon de la pop-culture ?

Débutons avec le synopsis du film :

Henry Brogan, un tueur professionnel, est soudainement pris pour cible et poursuivi par un mystérieux et jeune agent qui peut prédire chacun de ses mouvements.

Concernant son scénario, Gemini Man n’est clairement pas un chef-d’œuvre. Le film étant d’un classicisme exacerbé. Un tueur à gage cloné et une histoire de vengeance envers son ancien frère d’arme. Ces ressorts scénaristiques du tueur à gage dont le pays se retourne contre le héros est assez monnaie courante. Cependant, prendre un clone pour tuer ledit intéressé, ça, ce n’est pas banal, au contraire.

Cependant, dans sa construction, la phase où Henry va découvrir la vérité sur son clone et réaliser le subterfuge est trop courte. Même si le scénario n’est pas de haute-volée, la mise en scène et l’aspect technique rattrape ce point faible.

Par technique, il faut parler du long-métrage réalisé en 120 images par seconde. Une prouesse époustouflante sachant que cela a été pensé pour une diffusion en 3D. Il est rare de voir des longs-métrages pensés pour ce mode de diffusion. Ang Lee, le réalisateur connu entre autre pour Tigre et Dragon ou encore Brokeback Mountain a pris soin de plonger le spectateur au cœur de l’action.

Outre cet aspect là, intervient la CGI pour créer le Némésis de Will Smith. Un Némésis jeune et ayant toutes les capacités de son ‘lui’ originel. La prouesse technique est présente pour la création du personnage de Junior. Toutefois, car un mais persiste dans cet enrobage cgi-iesque.

On a un rendu proche de ce qui se fait dans le jeu vidéo. Un rendu ayant ses travers. Dans un jeu vidéo,cela passe si la direction artistique est en adéquation au rendu de l’environnement et des personnages, ici, on sent un décalage présent quand Junior est au grand jour. Un regard vide, des mouvements de visages donnant davantage une sensation d’uncanny valley plus que de réalisme.

Will Smith, le vrai, pas en CGI assure dans Gemini Man. Son charisme est toujours présent et cela fait plaisir de le voir porter un film sur ses épaules. Ses mimiques, son humour et son charisme rend le tout agréable au visionnage. Clive Owen, le Némésis bureaucratique de Henry rempli son rôle à la perfection et on en lui demande pas davantage.

Conclusion :

Gemini Man est une bonne surprise, sans pour autant être le film de l’année. Il est plaisant de retrouver Will Smith en grande forme, surtout pour affronter un adversaire taille… lui-même. Cependant, le long-métrage peine vis-à-vis de son scénario beaucoup trop classique et dont l’intérêt est plus que limité.

Gemini Man est sauvé par sa 3D époustouflante et par son tour de force avec la CGI concernant le personnage de junior. C’est une expérience à faire au cinéma, afin d’exploiter toute la sève du film réalisé par Ang Lee.

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