Passé quasiment inaperçu, Brimstone est un western mis en scène par Martin Koolhoven en 2016. Avec un budget de 12 millions d’euros, et d’une durée de 2H28. L’occasion de revenir sur ce petit bijou.

Le western n’est pas mort

Le long-métrage est avant tout un remake de La nuit du chasseur, réalisé par Charles Laughton en 1955.
Scindé en quatre actes : l’apocalypse, la genèse, l’exode, et le châtiment, Martin Koolhoven alterne plusieurs points de vue sur ses personnages. En l’occurrence ceux de Liz jeune et adulte, incarnée superbement par Dakota Fanning, et le Révérend joué par Guy Pearce qui signe l’une de ses meilleurs performances. Il interprète un prêcheur satanique n’hésitant pas à poursuivre coûte que coûte Liz, et à mettre une camisole de force sur sa conjointe.
Au fil des minutes, le malaise s’installe, et on devine les enjeux dramatiques et lourds de sens. Le tout baigné dans un certain nihilisme et une violence appuyée mais jamais gratuite.

À recommander

Âmes sensibles s’abstenir, Brimstone comme son aîné The Bone Tomahawk lorgne vers une autre direction dans le western moderne : plus cauchemardesque, noire, et sanglante. L’interdiction aux moins de 16 ans est justifiée.
La réalisation est élégante et classieuse. La partition de Tom Holkenborg est fort présente comme souvent – compositeur de Mad Max Fury Road, Batman V. Superman, et du récent Alita – , les envolées lyriques accompagnent certaines scènes au ton désespéré.
On note une baisse rythme dans la seconde partie, et un dernier acte moins flamboyant que les précédents.

Néanmoins, il ne faut pas passer à côté de cette pépite. Le western est un genre à part entière, il continue de nous surprendre.
Avec Brimstone, Martin Koolhoven signe un film puissant et viscéral, proche du chef d’œuvre.

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