Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik

Se souviendra-t-on un jour d’un vrai album de rock français ?

Je ne vais pas refaire l’histoire de ce disque, mais quand #3 de Diabologum débarque en 1996, le rock français n’en mène pas large et 15 ans plus tard, çà n’a pas changé.

On a tout essayé, nous faire manger du Dionysos, du Luke, des sous-machins et des bidules-version francaise, même réessayer la formule Kyo avec les BB Brunes pour les gamines, rien n’y fait. C’est mignon, c’est gentil, mais c’est pas du rock…

#3, cet album de Diabologum est intemporel. Il pourrait sortir aujourd’hui il aurait toujours la même puissance. Le phrasé parlé/scandé/chanté plus pertinant et cinglant que n’importe quel adepte du slam démago des années 2000, des samples dans le rock, de la noise dans la pop. Même ce coté pédant et un peu froid ne rebute pas. Au contraire, on voudrait voir cette répartie et ce sens des mots affutés dans beaucoup plus de productions francaises. J’aimerais qu’on se souvienne de ce disque comme d’un classique, pas seulement un truc d’initié et j’espere qu’il aura un jour la place qu’il mérite dans l’histoire du Rock.

Et puis Rock’n’Folk écrivait à la sortie du disque : « Car dans le fond ce triste objet ne mérite même pas qu’on s’acharne sur son sort. Disons rapidement que les Diabologum ne savent ni jouer, ni composer (de la musique, une chanson ou simplement une mélodie qui tienne la route), ni utiliser (cette tripotée de samples censée produire un effet de blizzard sonore), ni chanter (au moins ils n’essayent pas), ni même parler…il faut être aveugle, sourd et malentendant pour apprécier, c’est qu’on est effaré et exaspéré par le snobisme intellectuel de ces gens. Texte après texte, on reste confondu par la bêtise prétentieuse… »
Ils sont risibles, ces magazines de musique. C’est pour çà que j’en achète pas.

Diabologum a au moins le mérite de ne pas laisser indifférentes les personnes qui les écoutent. Il y a ceux qui crient à l’imposture musicale, à la fausse bonne idée, aux textes imbéciles, aux phrasés ridicules… Puis il y a ceux qui voient dans ce groupe un peu de génie musical. J’en fais partie. Cet album est un bloc de noirceur, une réminiscence du mouvement romantique, un seul concept creusé jusqu’au bout. Mais quand on aime çà que c’est bon. Et personne n’a vraiment retenté l’expérience de ce véritable OVNI expérimental qui s’est crashé et qui est craché.

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