Le patron de Netflix révèle au Sénat que le film Superman de James Gunn a manqué ses objectifs, justifiant ainsi une sortie numérique précitée.
L’examen politique du rachat de Warner Bros. Discovery par Netflix pour un montant de 83 milliards de dollars a pris une tournure inattendue.
Lors d’une audition devant la sous-commission judiciaire du Sénat américain, le co-PDG de la plateforme, Ted Sarandos, a partagé des détails confidentiels sur la santé commerciale des récentes productions des studios Warner. Face aux interrogations du sénateur Cory Booker, le dirigeant a reconnu publiquement la performance insuffisante du nouveau film Superman réalisé par James Gunn.
Une flexibilité forcée par les résultats financiers<
Le débat portait initialement sur le respect d’une fenêtre de diffusion exclusive de 45 jours dans les salles de cinéma avant toute exploitation en flux continu. Ted Sarandos a confirmé son intention de maintenir ce standard industriel, tout en précisant que la réalité du marché impose parfois des ajustements. Il a déclaré :
« C’est la norme d’autorégulation de l’industrie. Cependant, pour les films qui affichent des performances insuffisantes, la fenêtre de diffusion bouge un peu… et Superman a eu une fenêtre un peu plus courte, tandis que Sinners a eu une fenêtre un peu plus longue, mais ils pourraient toujours appeler cela une fenêtre de 45 jours. »
Cette confession confirme les doutes des analystes concernant le premier volet du nouvel univers DC. Warner Bros a effectivement basculé le long-métrage vers la vidéo à la demande seulement 35 jours après sa sortie, une décision qui s’explique désormais par des recettes inférieures aux attentes initiales.
Les conséquences pour l’avenir de la franchise
Cet aveu fragilise la stratégie de James Gunn, alors que son projet global de relance semble subir une restructuration profonde. Le budget de production, estimé à plus de 350 millions de dollars, rend ces résultats particulièrement problématiques pour l’équilibre financier de la fusion. En raison de ce contexte instable, la direction a renommé l’ambitieux programme de redémarrage en une simple saga familiale.
Parallèlement, la méfiance des élus reste vive. Le sénateur Mike Lee craint une réduction de la concurrence, tandis que la sénatrice Elizabeth Warren dénonce la naissance d’un acteur hégémonique capable de manipuler les tarifs. Netflix maintient pourtant un discours optimiste auprès des actionnaires de WBD, qui ont massivement soutenu cet accord face à la proposition concurrente de Paramount Skydance.
« Nous sommes très confiants dans le fait que les régulateurs verront cet accord pour ce qu’il est : favorable aux consommateurs, à l’innovation, aux travailleurs, aux créateurs, à la croissance et à la concurrence. »
Les autorités de régulation américaines et européennes étudient actuellement les documents officiels pour valider ou non cette union historique entre le leader du streaming et le studio centenaire.
Vous pouvez visionner l’intégralité de cet échange sur YouTube à la marque de 1 heure, 16 minutes et 17 secondes de la vidéo originale.






