Nombreux sont les westerns sorties durant l’âge d’or des années 60. Le dernier face à face en fait partie. Le film réalisé par Sergio Sollima est arrivé en 1967, tentant de livrer un western spaghetti de la grande époque. Malheureusement sans la saveur d’un Sergio Leone.

Une histoire de maladie

Brad Fletcher est un homme malade, venu aux USA pour trouver le calme afin de se ressourcer et passer ses derniers jours dans la tranquillité totale, loin de ses obligations de professeurs. Malheureusement pour lui, ses vacances ou du moins son agonie ne vont pas durer, ce dernier se fait kidnapper par un bandit de grand chemin.

Le bandit en question se nomme : Solomon Bennet aka « Beauregard ». Notre héros agonisant prend soin de ce dernier et va même succomber au syndrome de Stockholm dans le sens où il décide de prendre la voie du grand banditisme.

Bandit au grand cœur. Du moins il n’assume pas le fait que des gens puissent être foncièrement mauvais. Il y a toujours quelque chose à en tirer même dans la plus mauvaise des personnes. Le groupe prendra en compte l’avis de Brad même s’il se fera rejeter à plusieurs reprises.

Le dernier face à face est considéré par beaucoup comme un film culte. Certes, il est possible de le trouver bon, mais son montage grossier, ses dialogues parfois risibles et sa remasterisation approximative sont compensés par une prestation de Gian Maria Volonte de haute volée. Les personnages secondaires sont plutôt mitigés.

Le récit proposé n’est pas le meilleur jamais vu dans un western, mais Sollima s’est bien débrouillé, surtout avec le final proposé par Gian Maria Volonte assez dantesque. Bref, vous passerez un bon moment devant ce western, si vous êtes un fan de cette époque.

Cela n’a rien à voir avec la trilogie du dollar de Leone, car parfois nous avons l’impression de voir un film à budget très limité notamment pour un western voulant avoir tout d’un grand. C’est clairement à double tranchant, soit vous accrocherez soit vous rangerez le dvd / blu-ray dans les abysses de votre armoire, car rien que le look de « Beauregard » à tendance à faire décrocher à lui seul.

Conclusion :

Le dernier face à face est un bon western, certes il ne s’avère pas aussi culte qu’un Leone, mais cela se regarde si vous voulez un western un dimanche après-midi de canicule pluvieux. Les dialogues, la réalisation et le montage peuvent en avoir plus d’un, mais rien que pour la prestation de Gian Maria Volonte, ce long-métrage vaut un bon visionnage.
Nous n’avons pas eu de bonus dans la version nous ayons été confié, mais nous avons pu constater la remasterisation. Elle s’avère bien fait même si certaines scènes n’ont en pas profité.

Photo : Copyright Wild Side

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