Après un premier essai concluant ‘Red Tale‘, Natacha Thomas remet ça avec son second court-métrage ‘Blossom‘.

Après Red Tale dans lequel Natacha Thomas revisitait les contes du Chaperon Rouge et de Barbe Bleu – de Charles Perrault – dans un tango de lumières, la réalisatrice revient avec Blossom.

A l’instar de Red Tale, Blossom est librement adapté du conte Le Rossignol et La Rose de Oscar Wilde, une nouvelle extraite du recueil Le Prince heureux et autres contes.

Il a dit qu’il danserait avec moi si je lui apportais des roses rouges (…) mais dans tout mon jardin il n’y a pas une rose rouge » Fiancée au Rossignol, Rose sera prête à tous les sacrifices pour danser avec Barbe Bleue…

Au casting, nous retrouvons aux côtés de Stéphane Coulon, Nephael la célèbre animatrice et camgirl française. Après s’être essayée au bottage de cul dans Neon Slut – le trailer d’un film d’exploitation type 70’s – Nephael revient devant la caméra dans un rôle à l’extrême opposé de tout ce qu’elle a pu nous proposer jusque maintenant. Un choix malin de la réalisatrice.

Dès le début, le ton est donné. L’utilisation du son et de l’image est impressionnante pour ce format. La réalisatrice s’accapare du Giallo – genre italien né dans les années 60 et dont Dario Argento est l’un des principaux réalisateurs pour une œuvre comme Suspiria – alternant aussi avec les récentes propositions visuelles du cinéaste Nicolas Winding Refn (The Neon Demon par exemple). Le dernier film de Panos Cosmatos Mandy également.

Les plans/images défilent lentement et nous plongent dans une atmosphère atypique; L’équipe image a réalisé un fantastique travail. Nous retrouvons le chef opérateur Nicholas Kent, Leo De Celles (1er ass) et Berenice Maigrot (2em ass) à la lumière Julien Brumauld – déjà présent sur le court-métrage précédent – à la couleur Kim Marc Huynh, mais aussi l’équipe electro : Jules Coppola, Mariore Manneville et Kevin Fermaud. Tout ce beau monde a permis de donner vie au film de Natacha Thomas, et le rendu est d’une beauté saisissante. Ici, le dialogue n’est d’aucune utilité puisque l’image et le son ont un sens, il est d’ailleurs muet; le jeu des acteurs dans leur regard et leur action constitue un élément clé du récit.

Les notes musicales d’Alexis Maingaud rappellent celles de Christopher Young dans Hellraiser avec une certaine mélodie à la fois étrange, glauque et sinistre.

Avec Blossom, on varie entre l’expérimental et le sensoriel. C’est un style visuel particulier mais tellement cinématographique. Blossom est le second film d’un triptyque annoncé. Le troisième opus est en cours de préparation, la réalisatrice nous confie que le film sera différent de ses deux prédécesseurs et sera encore plus expérimental.

Natasha Thomas montre clairement qu’elle a du potentiel et nous serons curieux de voir son prochain court qui lancera et on l’espère sa carrière dans le long-métrage.

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