Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik

Pop vs. Rock : Depuis cinquante ans, a lieu en secret une lutte sans merci; les deux protagonistes sont : le rock et la pop.

S’il y a du rock dans la pop, le rock ne veut pas de la pop dans ses plates-bandes.

Mais qu’est-ce que la pop ? Comme son nom l’indique, c’est quelque chose de « populaire », de facilement abordable pour toute oreille. C’est un terme d’origine typiquement anglaise à l’origine, apparu dans les années 60, pour désigner une musique à but « commerciale ». Les chansons sentimentales de trois-quatre minutes, aux paroles inoffensives, seront les bienvenues.
Quoi de plus sain de vouloir rassembler tout le monde sous la même musique ? C’est là où le bât blesse.

Le rock est beaucoup plus individualiste; la pop se veut universelle.

Au détour des années 60, un phénomène apparaît : les Beatles. Ils seront les premiers porte-paroles de la pop. Ils en sont même l’incarnation; de l’autre côté, les Rolling Stones acquièrent leurs lettre de noblesse avec leur rock’n’roll. A l’époque, c’était simple : soit on aimait l’un, soit l’autre. Leur simple rivalité musicale (ils étaient potes à la ville) devient un théâtre d’affrontement pour leurs fans. Les gentils collégiens contre les jeunes rebelles.

Ce n’est qu’un exemple, le plus notable et le plus connu certes, de l’affrontement entre les partisans des deux genres. Même si c’est plus un combat idéologique qu’autre chose. Le rock peut-il devenir commercial ? Non, répondent les détracteurs. On ne se prostitue pas. Et pourtant…

Les Sex Pistols. Groupe punk créé de toutes pièces en 1975 par Malcolm McLaren, revenu des Etats-Unis après avoir été un temps le manager des New York Dolls. Surtout connus pour leurs sulfureux déboires, ils n’ont pourtant fait qu’un seul album, et n’a existé que trois ans. Sont-ils rock pour autant ? Faire de quatre paumés qui se réunissaient dans le magasin Sex de Vivienne Westwood en un groupe mondialement connu, n’est-ce pas commercial ? Rigolo de voir le chanteur Johnny Rotten faire une pub trente ans plus tard… pour du beurre.

Ou Green Day, à l’époque de « American Idiot« , le chanteur du groupe montrait du doigt la chaine Fox News (appartenant a Ruppert Murdoch et son groupe de presse News Corp). 12 millions d’albums plus tard, au moment de sortir son nouvel opus « 21st Century Breakdown« , voila que Green Day signe avec le journal The Sun, pour une écoute exclusive de leur disque. Et à qui appartient The Sun ? A News Corp.

A l’inverse, on critique Lady Gaga pour son extraordinaire sens commercial, mais Madonna ou Britney Spears ont-elles déjà fait pareil à Lollapalooza avec les Semi Precious Weapons ?

Une troisième faction est apparu.
Depuis l’avènement de la Brit-pop (Oasis, Blur) et du punk californien (Sum41, Offspring), les genres se sont mélangés et ne se démarquent plus. Il faut aller chercher dans les « extrêmes » pour retrouver l’originel.

L’exception française : le rock (chanté en FRANCAIS) n’existe pas. Il faut aller voir les groupes peu médiatisés, ou pas du tout. Téléphone ? Indochine ? Bôf. C’est pas du rock, c’est du yéyé seconde génération.
En revanche, AqME est rock dans son attitude et son approche du son. Ou Noir Désir, qui restera le seul véritable groupe rock français.

Bref, on peut se poser des questions sur la pertinence des propos tenus sur le rock et/ou la pop. Je continuerais certainement à en parler une autre fois, mais je finirais par ceci.
L’un a besoin de l’autre. Et s’influencent l’un l’autre.

La chaîne Youtube Pop N Chill revient sur la Success Story de la franchise Fast and Furious.

4 Commentaires

  1. Super sympa comme article, par contre le rock français a pris un sacré coup avec Noir Désir et la « démission » de son batteur :s Triste pour le groupe.

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