AccueilDVD / Blu-RayPourquoi la vidéo à l'acte résiste face à l'hégémonie du streaming

Pourquoi la vidéo à l’acte résiste face à l’hégémonie du streaming

388 millions d’euros en 2025 prouvent que le public français privilégie toujours l’achat et la possession face au streaming.

On nous annonce la fin du disque et de la location digitale depuis dix ans, et pourtant, les chiffres disent tout l’inverse. Alors que le streaming par abonnement sature le marché, une large partie des spectateurs français continue de préférer le choix et la possession. Avec 388 millions d’euros générés en 2025, la vidéo à l’acte, qu’elle soit physique ou numérique, prouve qu’elle n’est pas une relique du passé, mais une alternative concrète aux catalogues changeants des plateformes.

Le catalogue, moteur des usages

Les données communiquées par le Syndicat de l’Édition Vidéo Numérique (SEVN) bousculent les idées reçues. Ce ne sont pas seulement les nouveautés qui maintiennent le secteur à flot, mais bel et bien le fonds de catalogue. Celui-ci génère 60 % du chiffre d’affaires digital et 61 % du physique.

Les cinéphiles privilégient ces supports pour explorer des titres absents des services de streaming ou pour construire une bibliothèque durable. Preuve de cet attachement : près de 45,2 % des références physiques concernent des films de patrimoine, véritable socle de ce marché.

L’exigence technique comme atout

Le support physique ne se contente pas de durer, il monte en gamme. Le format **UHD (4K) représente désormais 20 % du chiffre d’affaires total** de la vidéo physique. Pour le consommateur, l’argument reste identique : obtenir une fidélité d’image et de son supérieure aux capacités compressées des flux web. En parallèle, **19 millions de Français ont visionné un contenu** en vidéo digitale ou physique sur les douze derniers mois, confirmant que le modèle sans publicité et sans abonnement trouve toujours son public.

Les prochains combats du secteur

Pour assurer la pérennité de cet écosystème, le SEVN a défini des objectifs pour les mois à venir :

  • Réduction des délais : Le syndicat souhaite ramener la fenêtre vidéo à trois mois après la sortie en salle.
  • Sécurisation : La filière réclame un cadre juridique plus strict face au piratage et une protection renforcée contre les outils liés à l’intelligence artificielle.
  • Soutien financier : Le maintien des aides du CNC reste crucial pour accompagner la diffusion de ces contenus.

Au final, la vidéo à l’acte reste une composante vitale pour les films de cinéma : 81 % du chiffre d’affaires digital et 74 % du physique en proviennent. Une réalité économique qui garantit, encore aujourd’hui, une diversité culturelle indispensable aux spectateurs.

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La Rédaction
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