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Nicolas Cage détaille le défi vocal du biopic Madden et son rapport au public

Nicolas Cage évoque la transition difficile vers le rôle de John Madden et partage ses anecdotes sur les attentes des fans.

Si l’acteur assume désormais pleinement sa présence sur les écrans de télévision, Nicolas Cage a déjà le regard tourné vers son prochain défi, un biopic sportif aux antipodes de l’univers des bandes dessinées. Au cours de son entretien avec le média Deadline, le comédien est revenu sur la complexité de cet enchaînement de tournages, qui l’oblige à modifier radicalement sa voix pour se glisser dans la peau de l’entraîneur de football américain John Madden sous la direction de David O. Russell.

L’acteur explicite cette transition brutale entre deux univers : « C’était un peu une courbe d’apprentissage et une coupure rapide. Quand vous faites une saison de télévision, c’est l’équivalent de faire quatre films à la suite. C’est beaucoup. J’ai donc parlé comme un acteur de film noir de la vieille époque pendant un long moment, et puis soudainement, David O. Russell m’invite à jouer ce célèbre entraîneur de football, qui était aussi une personnalité de la télévision, qui avait une façon très spécifique de parler, qui ne ressemble en rien à un acteur de film noir. Et franchement, qui ne me ressemble en rien. Je n’ai rien en commun avec John Madden, et c’était le défi. »

Face à cette difficulté physique, le comédien a dû trouver un compromis lors des répétitions pour façonner une identité sonore crédible, sans chercher une imitation parfaite.

Nicolas Cage partage les coulisses de cette création vocale : « Quand nous avons répété, David a essayé de m’aider à trouver la voix et je lui ai dit : « Ce n’est peut-être pas anatomiquement possible, d’accord ? » Donc, je me suis dit que nous allions juste faire un cocktail du son de John Madden avec un peu de ceci et de cela, et que nous réintroduirons quelque chose de ma version de sa voix. »

Cette propension à changer de visage alimente régulièrement ses interactions quotidiennes avec le public. Interrogé sur les œuvres pour lesquelles les passants l’interpellent le plus souvent dans la rue, l’artiste évoque des retours d’une grande diversité géographique et culturelle, citant des productions populaires comme Volte-Face ou Benjamin Gates, mais aussi des longs-métrages plus singuliers.

L’acteur détaille une anecdote survenue en Louisiane : « J’étais à La Nouvelle-Orléans et ils sont tous si poétiques là-bas avec leur verbiage. Et ce gars m’a dit : « Oh, je vous ai juste adoré dans 60 secondes chrono. Vous avez touché la volonté d’Eleanor. » Et je me suis répété cela à moi-même et j’ai pensé : c’est bon. Je vais devoir écrire cela dans une pièce, comme Tennessee Williams. En dehors de cela, les gens me parlent le plus de Volte-Face et de Benjamin Gates. Parfois, j’en ai des intéressants, comme Mandy. »

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Thomas
Thomas
Rédacteur en chef et chroniqueur anti-protocolaire. Enfant des années 80's / 90’s biberonné à la Pop Culture. Ancien administrateur et rédacteur des sites et forums francophones dédiés à l'univers de Metal Gear.

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