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La guerre totale éclate entre ByteDance et Hollywood après le séisme Seedance 2.0

ByteDance affronte Disney et la SAG-AFTRA après le lancement de Seedance 2.0. Voici les coulisses d’un séisme technologique total.

  • Conflit Disney/ByteDance : Mise en demeure pour « pillage massif » des licences Star Wars et Marvel.
  • Révolte à Hollywood : La SAG-AFTRA et la MPA dénoncent l’usage non autorisé des voix et des visages des acteurs.
  • Fuites sur Seedance 3.0 : Une future version capable de générer 10 minutes de vidéo en haute fidélité.

L’industrie mondiale du divertissement vacille depuis le 12 février dernier. La sortie de Seedance 2.0 par le groupe ByteDance transforme radicalement la création numérique en permettant la génération de séquences d’un réalisme perturbateur. Ce modèle de langage visuel traite simultanément les données textuelles, sonores et graphiques pour concevoir des extraits de quinze secondes.

Ces clips concurrencent désormais les standards de production des studios californiens. Les internautes s’emparent massivement de cet outil afin de détourner des licences connues. Ils diffusent notamment des confrontations entre Batman et John Wick ou des versions alternatives de la série Friends où des loutres remplacent les comédiens.

Cette prouesse technique imite les mouvements de caméra complexes et les textures de peau avec une précision chirurgicale. Elle s’impose rapidement comme une menace directe pour les détenteurs de droits d’auteur à travers le monde.

La riposte juridique de l’empire Disney

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La réaction de The Walt Disney Company ne s’est pas fait attendre face à cette prolifération de contenus non autorisés. Selon des informations obtenues par Axios le 13 février 2026, la firme de Burbank a transmis une mise en demeure formelle à la direction de ByteDance. Le géant américain dénonce l’usage abusif de ses propriétés intellectuelles au sein des serveurs de l’IA chinoise.

Des vidéos virales montrent effectivement Mickey Mouse, Dark Vador ou Grogu dans des situations inédites et hyperréalistes. Disney qualifie ces pratiques de « pillage massif » de son catalogue historique. L’entreprise exige le retrait immédiat de chaque séquence impliquant ses personnages. Elle soupçonne également le groupe chinois d’avoir entraîné son algorithme sur des milliers d’heures de films protégés sans obtenir de licence préalable.

Ce conflit dépasse le simple cadre du droit à l’image. En 2025, Disney injectait un milliard de dollars dans OpenAI pour sécuriser un partenariat avec Sora. L’émergence de Seedance 2.0 fragilise cet investissement stratégique et menace le monopole technologique espéré par les studios américains.

Si ByteDance refuse d’intégrer des filtres de protection efficaces, une action en justice de grande ampleur débutera devant les tribunaux internationaux. Les parodies de Star Wars et les détournements de l’univers Marvel saturent déjà les réseaux sociaux comme TikTok et X.

Les syndicats et la MPA montent au créneau

Le monde du travail artistique exprime une colère profonde contre ces automatisations sans consentement. Le syndicat SAG-AFTRA, qui protège les intérêts de 160 000 professionnels, condamne fermement les agissements de ByteDance.

L’organisation affirme que « la SAG-AFTRA se tient aux côtés des studios pour dénoncer la violation flagrante permise par Seedance 2.0 ». Les représentants des acteurs fustigent l’exploitation des visages de Tom Cruise ou Brad Pitt sans aucune rémunération. Le syndicat ajoute que « cette violation inclut l’utilisation non autorisée des voix et des images de nos membres. Cela s’avère inacceptable et sabote la capacité des talents humains à gagner leur vie ». Pour ces professionnels, le développement responsable de l’intelligence artificielle nécessite une éthique qui semble absente ici.

Charles Rivkin, le dirigeant de la Motion Picture Association, rejoint cette fronde institutionnelle. Il déclare (via le Hollywood Reporter) que « le service d’IA chinois Seedance 2.0 s’est livré, en une seule journée, à une utilisation non autorisée d’œuvres protégées par le droit d’auteur américain à une échelle massive ».

Selon lui, ByteDance ignore les lois qui soutiennent des millions d’emplois aux États-Unis. La MPA appelle à une cessation immédiate des activités illicites du logiciel. Cette pression s’intensifie alors que les négociations pour le contrat de travail de 2026 débutent à peine. Les acteurs et les techniciens craignent une disparition de leurs métiers face à une concurrence logicielle qui ne respecte aucune règle de propriété.

Les échos d’une version 3.0 révolutionnaire en Chine

Pendant que Hollywood organise sa défense, des bruits de couloir de plus en plus insistants émanent des cercles technologiques de Pékin.

D’après les retours de certains observateurs du marché technologique en Chine, ByteDance peaufine déjà une version 3.0 capable de briser définitivement la limite des formats courts. Ces bruits de couloir décrivent une intelligence artificielle en phase finale de test, capable de générer des séquences ininterrompues de plus de dix minutes.

Ce système s’appuierait sur une chaîne de mémoire narrative inédite afin de maintenir la cohérence des décors et de la psychologie des personnages sur une longue durée. Selon ces indiscrétions, l’outil permettrait même de diriger des scènes via un scénario de type story-board, intégrant des mouvements de caméra professionnels comme des travellings complexes. Ces experts évoquent également une avancée dans la gestion sonore native.

Le modèle synchroniserait parfaitement les lèvres des acteurs en plusieurs langues, tout en modulant les émotions comme les pleurs ou les rires de manière dynamique. L’industrie s’inquiète surtout d’une réduction drastique des coûts de calcul par rapport à la version actuelle. Cette accessibilité financière transformerait à jamais la production de films, menaçant directement les secteurs de la publicité et des fictions courtes.

Ces capacités technologiques placeraient ainsi la solution chinoise loin devant ses concurrents américains comme Sora ou Veo.

L’urgence d’un cadre législatif global face à l’automatisation

L’absence de régulation internationale permet aujourd’hui un pillage des visages et des talents sans aucun garde-fou. Cette crise frappe aussi le jeu vidéo, où l’absence de VF pour Forza Horizon 6 et Fable découle du refus des comédiens de nourrir les machines avec leurs voix. Microsoft impose des clauses d’apprentissage numérique que les artistes rejettent massivement afin de protéger leur savoir-faire. Ce bras de fer prive les joueurs français de doublages de qualité et confirme la volonté des éditeurs de remplacer l’humain par des répliques synthétiques.

Le véritable danger réside moins dans l’évolution technologique que dans l’usage qu’en feront les décideurs économiques. Les grands pontes des studios, à l’image de David Ellison chez Paramount Skydance, chercheront inévitablement à capitaliser sur ces outils pour réduire les coûts humains. Il devient impératif de légiférer partout pour encadrer ces pratiques et protéger les droits des créateurs face à l’appétit de ces dirigeants.

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Thomas
Thomas
Rédacteur en chef et chroniqueur anti-protocolaire. Enfant des années 80's / 90’s biberonné à la Pop Culture. Ancien administrateur et rédacteur des sites et forums francophones dédiés à l'univers de Metal Gear.

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