La fusion entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery reste suspendue jusqu’au procès ou au 1er juin 2027.
Malgré les autorisations obtenues auprès des autorités américaines et européennes, la fusion entre Paramount et Warner Bros. Discovery ne pourra pas être finalisée avant le 1er juin 2027, sauf si la justice tranche auparavant les recours déposés contre l’opération. Les deux groupes ont accepté de geler toute intégration de leurs activités dans l’attente d’une décision sur le fond.
Cet accord intervient après les actions engagées par les procureurs généraux de douze États américains et par les syndicats de scénaristes WGA West et WGA East. Les plaignants estiment que ce rapprochement réduirait la concurrence dans la distribution de films, les productions à gros budget, les licences de chaînes câblées ainsi que le marché des services d’écriture.
Dans leur document commun remis au tribunal, les parties précisent que « la transaction ne sera ni finalisée ni menée à son terme » avant « cinq jours après une décision sur le fond ou le 1er juin 2027 », la première de ces échéances étant retenue.
Le calendrier judiciaire évolue également. L’audience prévue sur la demande d’injonction préliminaire est annulée et les parties doivent désormais présenter un calendrier de procès. La juge fédérale Araceli Martinez-Olguin doit encore approuver cet accord. Le report pourrait avoir un coût élevé. L’opération prévoit une indemnité de 7 millions de dollars par jour au-delà du 30 septembre si la fusion n’est pas conclue, ainsi qu’une indemnité de rupture de 7 milliards de dollars en cas d’abandon.
Les réactions restent opposées. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, évoque (via Deadline) « une victoire pour une économie libre et équitable ». Les syndicats de scénaristes considèrent que cette suspension constitue une étape importante et réaffirment leur volonté d’empêcher une fusion qu’ils jugent illégale.
Paramount défend au contraire son dossier. Le groupe estime que ce calendrier permettra « une voie directe vers un procès fondé sur les preuves » afin de démontrer que l’opération est « bénéfique pour la concurrence, les consommateurs et les créateurs ».





