Maika Monroe affronte les zombies de Raccoon City dans le film Resident Evil Requiem. Une vidéo choc produite par Capcom.
La chaîne YouTube officielle de Resident Evil a diffusé le 2 février 2026 une vidéo promotionnelle en prises de vues réelles. Ce contenu arrive précisément vingt-cinq jours avant la sortie mondiale du jeu Resident Evil Requiem.
Capcom a orchestré cette communication via des affiches rouges à Times Square et Los Angeles. Ces visuels simulaient des avis de recherche et dissimulaient un code QR qui permettait aux curieux d’accéder à une vidéo non répertoriée.
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Un film réalisé par Rich Lee
Pour ce court-métrage, le cinéaste américain Rich Lee a privilégié une technologie de pointe grâce à un plateau de production virtuelle situé à Mexico. Ce dispositif a permis de recréer les décors intérieurs et les paysages urbains après leur destruction. En parallèle, les scènes de rue qui montrent les combats entre l’UBCS et les infectés ont nécessité un tournage réel dans la rue Marroquí en octobre 2025.
L’actrice Maika Monroe a d’ailleurs enduré trois heures et demie de maquillage afin de porter ses prothèses de monstre. Lors d’un entretien exclusif avec le magazine Entertainment Weekly, elle a précisé la difficulté de ces prises de vues : « La présence des policiers, des chiens et des machines à fumée créait un véritable chaos. J’avais vraiment l’impression de vivre une situation chaotique. »
La chronologie de la contamination urbaine
Le scénario adopte un découpage temporel rigoureux qui renforce la crédibilité du désastre. Des inscriptions indiquent ainsi des dates précises, telles que le dimanche 30 août 1998 ou le samedi 5 septembre 1998. Le spectateur découvre d’abord l’intimité d’une famille avant que les protocoles de sécurité ne bouleversent leur quotidien.
Un téléviseur diffuse alors cet avertissement : « DIFFUSION D’URGENCE DE RACCOON CITY / CECI N’EST PAS UN TEST ». Dans sa narration, la protagoniste explique : « Ce n’était pas toujours comme ça. Je pensais que nous avions de la chance. Je pensais que nous avions tout. »
La faillite des forces de sécurité
La caméra capte ensuite la panique totale qui s’empare de la ville tandis que les unités canines du RPD perdent pied. Les dobermans eux-mêmes tremblent face à la menace et ne maintiennent plus l’ordre. Des mercenaires de l’UBCS équipés de fusils d’assaut s’avancent vers l’origine du désastre pour tenter de contenir le fléau.
Au cœur de ce tumulte, des individus affichent les signes de la maladie du cannibale. La mère saisit alors une batte de baseball car elle doit protéger sa fille contre les assaillants qui surgissent de la foule.
L’apparition du Nemesis et du Licker
La progression du duo les mène ensuite vers un bâtiment abandonné afin de fuir la violence de l’extérieur. La mère surveille les environs avec prudence lorsqu’une menace biologique plus agile se manifeste. Un Licker patrouille sur le plafond, ce qui force les deux personnages à rester dans un silence absolu. Malgré cette tentative de discrétion, la créature détecte leur présence et provoque le cri de la fillette.
Les fans de la première heure ont également remarqué un détail sonore et visuel particulièrement soigné par la production. À la minute 1:33, la silhouette massive du Nemesis se dessine derrière un véhicule de patrouille du RPD au milieu du brouillard. Juste avant une détonation, les spectateurs perçoivent aussi le grognement caractéristique de ce monstre qui prononce son célèbre « S.T.A.R.S. ». Ce clin d’œil relie directement ce court-métrage aux événements de Resident Evil 3.
Une conclusion tragique
La fin de la vidéo montre un bond temporel vers une version dévastée de Raccoon City où les incendies ont cessé. La mère déambule seule dans des décombres que personne ne peut plus traverser. Elle porte une photographie de famille et se dirige vers un parc public. Sur place, une sépulture de fortune accueille le corps de sa fille, marquée par une simple croix et la peluche détériorée.
Lorsque la caméra pivote, elle dévoile que la maladie a fini par gagner la survivante. Maika Monroe arbore les traits d’un zombie avec un teint livide et du sang autour de la bouche. Un tir venu de l’arrière l’abat alors qu’elle s’effondre contre la tombe. Un homme dont on ne voit pas le visage passe à côté du corps sans éprouver la moindre émotion. Un texte final apparaît à l’écran pour conclure cette promotion : « LE MAL A TOUJOURS EU UN NOM ».
La narration finale de la mère souligne cette fatalité : « Nous avons couru. Nous nous sommes battus. Nous nous sommes cachés. Et pourtant, ils sont venus. »
Maika Monroe : de la mer aux ténèbres
Cette performance confirme le statut de Maika Monroe comme une vedette incontournable du cinéma de genre actuel. Avant de fuir des monstres devant la caméra de Rich Lee, la jeune femme menait une carrière d’athlète de haut niveau. Elle a commencé le kitesurf à l’âge de treize ans sous l’influence de son père. Sa passion pour ce sport l’a même conduite en République dominicaine afin de s’entraîner quotidiennement. Cette discipline lui a permis de décrocher la deuxième place lors de l’International Red Bull Air Competition.
Le destin de la sportive bascule pourtant lorsque la production d’un film contacte son école de danse. Cette immersion soudaine dans le milieu du septième art change ses priorités et la pousse vers les plateaux de tournage. Elle refuse de suivre des cours classiques et préfère forger son jeu de manière autonome. Le grand public découvre son visage en 2014 grâce au succès de It Follows, où elle incarne une héroïne traquée par une entité invisible. Elle a depuis enchaîné les rôles dans des thrillers psychologiques ou des blockbusters de science-fiction.
L’actrice a récemment connu un succès retentissant avec le long-métrage Longlegs aux côtés de Nicolas Cage. Ce triomphe influence désormais ses choix de carrière et sa sélection de nouveaux scripts. Elle avoue sélectionner ses futurs emplois avec une grande prudence pour ne pas s’enfermer dans un seul registre. Concernant son retour éventuel dans la suite de son premier succès, elle a partagé quelques confidences lors de cet entretien avec Entertainment Weekly : « Des rumeurs circulent sur le fait que cela va se produire. Je resterais positive car j’ai entendu de bonnes nouvelles récemment. »
Une attente immense pour Resident Evil Requiem
Pour beaucoup de fans de la saga, ce choix de communication prouve que Capcom souhaite revenir à une horreur viscérale et étouffante. La réalisation de Rich Lee ainsi que la présence de Maika Monroe renforcent cette volonté de proposer une expérience de haute qualité.
Les théories se multiplient déjà concernant les liens entre ce film et l’intrigue du jeu vidéo. La présence du Nemesis et les références à 1998 laissent présager des séquences de flashbacks ou des documents d’archives importants au sein de l’aventure.
Le rendez-vous est donc fixé au 27 février 2026 pour découvrir si Resident Evil Requiem. L’histoire du jeu suivra les traces de Leon S. Kennedy et de l’analyste Grace Ashcroft dans un hôtel abandonné du Midwest.





