Après « La Bataille de Solférino » Justine Triet a fait son retour avec une comédie dramatique nommée Victoria. Le film nous emmène suivre les traces de Victoria Spick, interprétée par la belle Virginie Efira. Quarantaine, avocate à la vie sentimentale vide, mais qui va vivre une série de rebondissements plutôt inattendus.

Belle et intrépide !

Le cinéma français revient sur le devant de la scène avec des productions intéressantes comme c’est le cas avec Victoria. Comme indiqué plus en amont, le long-métrage nous emmène suivre les pérégrinations de Victoria Spick, dont la vie n’est pas toute belle malgré sa situation stable, c’est une femme dynamique, élevant seule son fils.

Tout va malheureusement basculer dans sa vie après s’être rendue à un mariage où elle retrouve un certain Vincent, client qu’elle a aidé à sortir de l’embarras. Son passif de dealer n’aidant malheureusement pas.

Le pauvre Vincent va être accusé de meurtre par sa moitié. Rebelote pour notre belle Victoria. Elle va de nouveau aider son ami, même si l’envie n’y est pas. C’est à partir de là que la machine s’emballe. Car en plus d’aider un proche, elle se met à prendre avec elle un certain Sam, interprété par Vincent Lacoste. Ce dernier s’avère très bon dans son rôle, un peu candide, intelligent et surtout un brin séducteur.
Il s’avère être le fruit interdit pour notre chère Victoria qui se laissera comme vous devez vous en douter se laissera tenter, dans sa détresse affective, il reste le refuge salvateur pour notre héroïne pleine de ressources.

Pour en revenir à sa plaidoirie, son rôle étant bien entendu innocenter Vincent du meurtre qui lui est imputé. Le seul témoin du meurtre étant un… chien. Ce dernier sera d’ailleurs appelé à témoigner. Oui vous avez bien lu, il témoignera à la barre.
Je ne vais pas en révéler davantage concernant le scénario du film, pour ne pas gâcher le suspens, mais sachez tout de même que le film vaut le coup d’œil ne serait-ce que pour les scènes burlesques et amusantes présentes ici et là.

Une réalisation dans le bon moule

La réalisation ne brille pas pour son ingéniosité mais fait tout de même le travail. Chacune des prestations des personnages à l’écran s’avère juste et convaincante. Certains pourront lui trouver des défauts, notamment que le film dépeint un classe bourgeoise tentant vainement de casser les codes qui lui sont imputés. Loin de là l’idée de vouloir entrer dans un débats philosophiques, mais tout de même, l’idée est présente, mais c’est surtout celle de la femme forte, indépendante et n’entrant pas forcément dans les codes instaurées par la société, celle de la femme élevant son enfant avec son mari et seulement présente pour être belle. Ce n’est le rôle d’une femme, elle est libre, indépendante et à la capacité de résoudre tous les problèmes comme c’est le cas de l’héroïne.

Ce n’est certes pas le film de la décennie, mais il fait réellement le travail est c’est une bonne chose. La structure du film est cohérente, tout comme la bande-son, qui est, dans l’ère du temps. Elle n’est pas subjuguante mais fait tout de même acte de présence.
Mais en tout cas, le condensé dans le film entre le prince pas véritablement charmant, jeune et drogué sur les bords et le palais de justice sous stupéfiants donnent un cachet spécial au film. Mention spéciale à l’happy ending vraiment happy dans le sens où la réalisatrice en a fait des tonnes.

Vaut-il le coup ?

La réponse est un petit oui. Si vous le trouvez pour pas trop cher, il y aura de quoi passer un bon moment. Mais autrement, il est mieux et préférable de patienter un petit peu, surtout que la version DVD/Blu-Ray est sortie le 18 janvier, donc d’ici peu ce sera trouvable.

Dans le rayon des bonus vous trouverez :
• Making of de 21 minutes
• 14 minutes de scènes coupées
• La Bande-annonce du film

Autant vous dire que les bonus ne sont pas extraordinaires. Ils ont juste le mérite d’être présent pour remplir le blu-ray.

Conclusion

Victoria est un bon divertissement. Un bon film français. Le long-métrage de Justine Triet a reçu de bonnes critiques et cela se comprend. C’est une véritable petite surprise avec plein de scènes burlesques. On pourra même s’identifier au personnage de Virginie Efira, tant celle-ci est maladroite mais amusante et surtout très valeureuse.

Reste maintenant que ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, il mérite un visionnage. A petit prix, si vous le trouvez. Les bonus n’apportent rien et font ici acte de présence plus que tout autre chose. La réalisation ne sort pas des sentiers battus. Mais le travail est fait. Et c’est ce que l’on demande au film après tout, de nous divertir.

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