Mémoires d’un Junkie Dl’a Zik #17
Un nouvel exemple est arrivé.
Voila un nouveau clip de Britney Spears qui débarque, et les choses sont claires : elle est perdue dans une faille spatio-temporelle. On est en train de regarder “Till the World Ends” et elle a repompé visuellement son clip pour “Slave4U”, avec un peu de L5 dedans, le tout sur un titre de Cascada. Non mais Cascada c’est juste pas mal, mais seulement quand ce sont les Allemands qui font leur titre. Même le petit son de synthé, qu’on a déja entendu dans toutes les productions electro des 3 dernieres années (merci Guetta, ta french touch, on s’en serait passé).
Cela devient insupportable d’entendre absolument toujours la même production. Le problème, c’est utiliser les mêmes gimmiks pour tout le monde par des mecs comme Dr Luke qui vendent des titres pour Pink, Katy Perry, Ke$ha, Rihanna, et qui refourguent la même merde à tout le monde à tour de rôle (alors Pink avait un semblant de personnalité, maintenant c’est juste le titre qui n’a pas servi à Rihanna ou à Katy Perry).
Qu’on ne vienne pas me dire aujourd’hui qu’on a jamais été aussi créatif musicalement grâce à la technologie. C’est le néant !
Même beat, même son, même autotune, même ligne de chant, mêmes effets de cut sur la voix, mêmes paroles “bring me on the floor, DJ, we gonna dance tonight, and its hot, baby, we’re going high, and it’s allright”.
Que les Américains découvrent la dance 10ans après tout le monde, ok, mais là ça devient vraiment inquiétant. Il est aujourd’hui absolument impossible de savoir qui chante quoi, de reconnaitre un artiste si on ne dit pas son nom avant. Taio Cruz “Higher”, Chris Brown “Yeah X3″, Usher “Dj Got Us fallin in love” , Enrique Inglesias “I Like It”: même son, même voix, même refrains, mêmes thèmes, mais enfin les gars, qui êtes-vous ? C’est vraiment comme si 4 filles se retrouvaient dans là même soirée avec la même tenue, elles ne seraient pas vraiment ravies, sauf que là pas du tout, tout le monde se congratule de se ressembler. Ils doivent pas connaître la Théorie de l’Asymétrie, qui stipule que chaque espèce a disparu alors qu’elle présentait des traits de similitudes entre individus.
Déprimant. Vous me direz, il y a des tubes; mais de la personnalité, nada. La pop US est en train de sombrer dans une uniformisation encore jamais vue jusqu’ici. Alors que l’Europe était championne pour sortir des artistes de boîtes de nuit à la chaine, sans âme, sans univers, mais au moins avec un son, l’Amérique est en train d’industrialiser le concept à outrance, alors que c’etait vers elle qu’on se tournait pour avoir des artistes singuliers. On rentre vraiment dans une consanguinité auditif. C’est le chewing gum qui n’a plus de goût, qu’on continue à machouiller. C’est la voie rapide, celle qu’a emprunté le disco ou le R’n'B.
Les sonorités redondantes, les artistes insipides, interchangeables, les productions à la chaîne, le manque total de personnalité des uns et des autres n’est plus reservé à la musique de club. L’industrie de la musique est devenu un fast-food !
Et pendant ce temps on gueule ou on boude sur un titre de Lady Gaga, léché musicalement; c’est peut-être pas pour vous une vraie diva pop, mais c’est la seule qu’on a; et désolé pour les puristes, mais un son un plus corrosif que d’ordinaire (pour de la pop j’entend), ce n’est pas réservé au métal. «Si vous voulez que je sois une artiste préfabriquée, vous pouvez aller vous faire foutre», a-t-elle répondu à NME après une question à laquelle elle était qualifiée d’être un produit commercial. La seule chose que je lui reprocherais, c’est de s’être excusé après cette sortie.
Que ces soit-disant artistes sortent leurs couilles et nous proposent eux-même, et pas un simple formatage, il y en a bien assez… !


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