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	<title>Eklecty-City &#187; Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik</title>
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	<lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 17:45:58 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #20</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 06:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Se souviendra-t-on un jour d&#8217;un vrai album de rock français ? Je ne vais pas refaire l&#8217;histoire de ce disque, mais quand #3 de Diabologum débarque en 1996, le rock français n&#8217;en mène pas large et 15 ans plus tard, çà n&#8217;a pas changé. On a tout essayé, nous faire manger du Dionysos, du Luke,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #20" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>Se souviendra-t-on un jour d&#8217;un vrai album de rock français ?</strong></center></p>
<p>Je ne vais pas refaire l&#8217;histoire de ce disque, mais quand <em>#3</em> de <strong>Diabologum</strong> débarque en 1996, le rock français n&#8217;en mène pas large et 15 ans plus tard, çà n&#8217;a pas changé.<br />
<span id="more-18764"></span><br />
On a tout essayé, nous faire manger du <strong>Dionysos</strong>, du <strong>Luke</strong>, des sous-machins et des bidules-version francaise, même réessayer la formule <strong>Kyo</strong> avec les <strong>BB Brunes</strong> pour les gamines, rien n&#8217;y fait. C&#8217;est mignon, c&#8217;est gentil, mais c&#8217;est pas du rock&#8230;</p>
<p><em>#3</em>, cet album de Diabologum est intemporel. Il pourrait sortir aujourd&#8217;hui il aurait toujours la même puissance. Le phrasé parlé/scandé/chanté plus pertinant et cinglant que n&#8217;importe quel adepte du slam démago des années 2000, des samples dans le rock, de la noise dans la pop. Même ce coté pédant et un peu froid ne rebute pas. Au contraire, on voudrait voir cette répartie et ce sens des mots affutés dans beaucoup plus de productions francaises. J&#8217;aimerais qu&#8217;on se souvienne de ce disque comme d&#8217;un classique, pas seulement un truc d&#8217;initié et j&#8217;espere qu&#8217;il aura un jour la place qu&#8217;il mérite dans l&#8217;histoire du Rock.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zFGY1xqY8-o?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/zFGY1xqY8-o?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p>Et puis Rock&#8217;n'Folk écrivait à la sortie du disque : &laquo;&nbsp;Car dans le fond ce triste objet ne mérite même pas qu&#8217;on s&#8217;acharne sur son sort. Disons rapidement que les Diabologum ne savent ni jouer, ni composer (de la musique, une chanson ou simplement une mélodie qui tienne la route), ni utiliser (cette tripotée de samples censée produire un effet de blizzard sonore), ni chanter (au moins ils n&#8217;essayent pas), ni même parler&#8230;il faut être aveugle, sourd et malentendant pour apprécier, c&#8217;est qu&#8217;on est effaré et exaspéré par le snobisme intellectuel de ces gens. Texte après texte, on reste confondu par la bêtise prétentieuse&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Ils sont risibles, ces magazines de musique. C&#8217;est pour çà que j&#8217;en achète pas.</p>
<p>Diabologum a au moins le mérite de ne pas laisser indifférentes les personnes qui les écoutent. Il y a ceux qui crient à l&#8217;imposture musicale, à la fausse bonne idée, aux textes imbéciles, aux phrasés ridicules&#8230; Puis il y a ceux qui voient dans ce groupe un peu de génie musical. J&#8217;en fais partie. Cet album est un bloc de noirceur, une réminiscence du mouvement romantique, un seul concept creusé jusqu&#8217;au bout. Mais quand on aime çà que c&#8217;est bon. Et personne n&#8217;a vraiment retenté l&#8217;expérience de ce véritable OVNI expérimental qui s&#8217;est crashé et qui est craché.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8EkEQecPtT8?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/8EkEQecPtT8?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7v2Obw_cDOw?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/7v2Obw_cDOw?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #19</title>
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		<pubDate>Sat, 28 May 2011 06:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Joy Division C&#8217;est &#171;&#160;le groupe légendaire mais méconnu&#160;&#187; typique. En avance sur son temps, le son qui s&#8217;en dégage préfigure une grande partie de la musique des années &#8217;80, malgré la brièveté de son parcours, de 1976 à 1980. Formé en pleine période punk en Angleterre, ce groupe s&#8217;en démarque par un son froid, lugubre,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #19" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>Joy Division</strong></center></p>
<p>C&#8217;est &laquo;&nbsp;le groupe légendaire mais méconnu&nbsp;&raquo; typique.<br />
<span id="more-18486"></span><br />
En avance sur son temps, le son qui s&#8217;en dégage préfigure une grande partie de la musique des années &#8217;80, malgré la brièveté de son parcours, de 1976 à 1980. Formé en pleine période punk en Angleterre, ce groupe s&#8217;en démarque par un son froid, lugubre, solennel, même si le sentiment d&#8217;urgence qui anime également le rock à ce moment-là se remarque. Leur nature provocatrice se refléte dans leur nom : les &laquo;&nbsp;Joy Division&nbsp;&raquo; étant les quartiers spécifiques dans les camps de concentration où était détenues des femmes qui n&#8217;était que des jouets sexuels aux yeux des nazis.</p>
<p>C&#8217;est le prototype même de la <em>cold wave</em> et du rock industriel qui émerge, avec des années d&#8217;avance. Inspiré tout autant par <strong>Velvet Underground</strong>, <strong>David Bowie</strong>, les <strong>Sex Pistols</strong>. Ces musiciens de Manchester n’ont jamais réellement connu le succès mais ils ont su devenir une référence et une source d’inspiration avec les années.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/MhEm4S-4v_U?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/MhEm4S-4v_U?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p>A ajouter à çà, le chanteur écorché vif Ian Curtis, qui se suicide à seulement 23 ans, alors qu&#8217;une prometteuse tournée aux USA se profilait. Cet espèce de mutant aux yeux délavés et dévoreur de livres hantait déjà les salles de concert avec son épouse, sa veste kaki barrée d&#8217;un &laquo;&nbsp;HATE&nbsp;&raquo; dans le dos, quand les autres, enthousiasmé par la puissance des Sex Pistols, lui proposent de devenir le chanteur de leur nouveau groupe. </p>
<p>Il en deviendra rapidement l&#8217;âme. Détonnant sur scène avec ses mouvements déstructurés et saccadés dû à ses crises d&#8217;épilepsie, il donnait un étrange rythme aux prestations du groupe avec sa voix si particulière. A sa mort, les autres membres ont reformé un groupe nommé New Order, mais il manquera le principal.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZGMDBppWBOo?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ZGMDBppWBOo?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p>Le rock haranguait les foules, s&#8217;amusait à les choquer, les interpeller&#8230;. avec Joy Division, on passe à quelque chose de véritablement nouveau, une rage non exprimée, de la frustration, de la mélancolie, une musique qui semble, après l&#8217;explosion punk, nous dire que tout ça n&#8217;est que spectacle. Pas de frime, pas de look, rien de frivole. Seul l&#8217;esthétique minimaliste compte. On n&#8217;y vient pas pour se divertir, s&#8217;amuser, danser. Si le rock est le reflet de la jeunesse, alors Joy Divison en est une partie sombre, la phase où l&#8217;on ne joue plus, où cela devient subitement sérieux.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/I-2i2SR_OsU?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/I-2i2SR_OsU?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="348" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p>Je vous conseille le biopic sur la vie et la mort de Ian Curtis, <em>Control</em>, sorti en 2007</p>
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		<title>Mémoires d’un Junkie Dl’a Zik #18</title>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 06:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; London Calling Il y a tant à dire&#8230; Seul l&#8217;écoute permet d&#8217;en ressentir le contenu de cet album exceptionnel. Mais peut-être replacer le contexte quand il est sorti vous fera (re)découvrir le meilleure album des Clash. 1979. Le mouvement punk s&#8217;éteint avec violence, comme il avait commencé. L&#8217;icône décriée Sid Vicious meurt d&#8217;une overdose,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires d’un Junkie Dl’a Zik #18" width="524" height="350" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><center><strong>London Calling</strong></center></p>
<p>Il y a tant à dire&#8230; Seul l&#8217;écoute permet d&#8217;en ressentir le contenu de cet album exceptionnel. Mais peut-être replacer le contexte quand il est sorti vous fera (re)découvrir le meilleure album des <strong>Clash</strong>.<br />
<span id="more-17885"></span></p>
<p>1979. Le mouvement punk s&#8217;éteint avec violence, comme il avait commencé. L&#8217;icône décriée <strong>Sid Vicious</strong> meurt d&#8217;une overdose, les protagonistes de la scène punk commencent à penser à autre chose, bien que beaucoup de leurs spectateurs se radicalisent&#8230; La contestation juvénile de ces époques-là s&#8217;arrêtent peu à peu, pour une protestation plus mature et réfléchie. Les gamins provocateurs sont devenus adultes. Ils nourriront de manière prolongée leurs successeurs, ils en ont conscience. Mais la colère bout encore, car l&#8217;Angleterre est en pleine récession, et n&#8217;est pas près d&#8217;en sortir.</p>
<p><em>London Calling</em> est le testament du punk, la preuve d&#8217;un assainissement du rock, une déclaration d&#8217;amour pour cette musique en général. Le goût du <em>rockabilly</em> de <strong>Joe Strummer</strong>, le groove particulier de Topper Headon l’amateur de soul et de funk, la passion des musiques ska et dub qui anime <strong>Mick Jones</strong> et <strong>Paul Simonon</strong>&#8230; Tout est distillé, leur orientation idéologique toujours aussi forte.</p>
<p>Commence &laquo;&nbsp;London Calling&nbsp;&raquo;, le titre éponyme de l&#8217;album, qui plante le décor d&#8217;une ville brûlante, où la menace nucléaire est évoquée avec ses guitares saccadées et sa basse roulante telle le tonnerre.<br />
Suivi par &laquo;&nbsp;Brand New Cadillac&nbsp;&raquo; de Vince Taylor, qui trahit déjà l&#8217;influence et où veut nous amener le groupe. &laquo;&nbsp;Hateful&nbsp;&raquo; rappelle la relation ambigüe qu&#8217;un client entretient avec son dealer, responsable de l&#8217;entretien de son vice. &laquo;&nbsp;Rudie Can&#8217;t Fail&nbsp;&raquo; met en scène un jeune homme critiqué pour son incapacité à devenir responsable (un <em>rudie</em> est dans l&#8217;argot londonien un amateur de musique jamaïcaine).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Spanish Bombs&nbsp;&raquo; est un coup d&#8217;accélérateur, qui traite de la guerre d&#8217;Espagne des années 30 et de l&#8217;héroïsme des républicains. Le refrain est bilingue, en espagnol et anglais.<br />
&laquo;&nbsp;Lost in the Supermarket&nbsp;&raquo;, écrit par Joe Strummer, imagine l&#8217;enfance de Mick Jones grandissant dans une banlieue happée par la société de consommation. Plus intime et plus lente, cette chanson est chantée par ce dernier.<br />
De style plus punk, &laquo;&nbsp;Clampdown&nbsp;&raquo; dénonce les dérives de la société capitaliste et la poussée des jeunes vers l&#8217;extrémisme en l&#8217;absence de but. &laquo;&nbsp;Guns of Brixton&nbsp;&raquo;, écrite et chantée par le bassiste Paul Simonon, continue son exploration du <em>dub</em> et du reggae, avec une basse assez menaçante.<br />
&laquo;&nbsp;Death or Glory&nbsp;&raquo; est un pamphlet. Les mots « Death or Glory » (« La Mort ou la Gloire ») sont chantés à chaque début de refrain et répondent aux riffs de guitare. Il pousse à ne pas succomber aux majors, qui savent uniquement reproduire ce qui a déjà été entendu auparavant, sans aucune innovation (toujours actuel, non ?).</p>
<p>La pochette elle-même devient célèbre, pour sa photo de Simonon fracassant sa basse, déçu par le public lors d&#8217;un concert. <em>London Calling</em> est réalisé en double album, mais se vend au prix d&#8217;un album standard, à la demande du groupe, le coût unitaire de production et de vente se répercutant sur leurs gains.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lotkzHsIuoA">London Calling</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=SYVLxLvdhpY&#038;feature=related">Brand New Cadillac</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ShCSuFSauzU&#038;feature=related">Jimmy Jazz</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jo27pzFXP3M">Hateful</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=IOgo_clq8dM&#038;feature=related">Rudie Can&#8217;t Fail</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=u-qcy0-7ngw">Spanish Bombs</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Pxik9MejHxw">The Right Profile</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=BA8LWKiOTGI&#038;feature=related">Lost in the Supermarket</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=psB0cidB5bg&#038;feature=related">Clampdown</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=wqcizZebcaU&#038;feature=related">The Guns of Brixton</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=UD1SzgamWLQ">Wrong&#8217;Em Boyo</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=79iZy_DqoyI&#038;feature=related">Death or Glory</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ooy1ELQfzC4">Koka Kola</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=kZQOZC_ELBg&#038;feature=related">The Card Cheat</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=mN5htcZfRJU&#038;feature=related">Lover&#8217;s Rock</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=6ng9uGizNtY&#038;feature=related">Four Horsemen</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=7zLJxHug_CM">I&#8217;m Not Down</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=FzZ6GsSpsUQ">Revolution Rock</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=XYK7bEo1Z4M&#038;feature=mr_meh&#038;list=AVGxdCwVVULXfSgaM_jepWW3HHRqm0mnuK&#038;index=10&#038;playnext=0">Train in Vain</a> (titre caché lors de la première sortie de l&#8217;album)</p>
<p>Le punk est mort, vive le punk.</p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #17</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 06:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Le supermarché de la pop-dance Un nouvel exemple est arrivé. Voila un nouveau clip de Britney Spears qui débarque, et les choses sont claires : elle est perdue dans une faille spatio-temporelle. On est en train de regarder &#171;&#160;Till the World Ends&#160;&#187; et elle a repompé visuellement son clip pour &#171;&#160;Slave4U&#160;&#187;, avec un peu de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #17" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>Le supermarché de la pop-dance</strong></center></p>
<p>Un nouvel exemple est arrivé.<br />
<span id="more-17349"></span><br />
Voila un nouveau clip de <strong>Britney Spears</strong> qui débarque, et les choses sont claires : elle est perdue dans une faille spatio-temporelle. On est en train de regarder &laquo;&nbsp;Till the World Ends&nbsp;&raquo; et elle a repompé visuellement son clip pour &laquo;&nbsp;Slave4U&nbsp;&raquo;, avec un peu de L5 dedans, le tout sur un titre de Cascada. Non mais Cascada c&#8217;est juste pas mal, mais seulement quand ce sont les Allemands qui font leur titre. Même <em>le</em> petit son de synthé, qu&#8217;on a déja entendu dans toutes les productions electro des 3 dernieres années (merci Guetta, ta <em>french touch</em>, on s&#8217;en serait passé).</p>
<p><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qzU9OrZlKb8?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/qzU9OrZlKb8?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></p>
<p>Cela devient insupportable d&#8217;entendre absolument toujours la même production. Le problème, c&#8217;est utiliser les mêmes gimmiks pour tout le monde par des mecs comme Dr Luke qui vendent des titres pour <strong>Pink</strong>, <strong>Katy Perry</strong>, <strong>Ke$ha</strong>, <strong>Rihanna</strong>, et qui refourguent la même merde à tout le monde à tour de rôle (alors Pink avait un semblant de personnalité, maintenant c&#8217;est juste le titre qui n&#8217;a pas servi à Rihanna ou à Katy Perry). </p>
<p>Qu&#8217;on ne vienne pas me dire aujourd&#8217;hui qu&#8217;on a jamais été aussi créatif musicalement grâce à la technologie. C&#8217;est le néant !<br />
Même beat, même son, même autotune, même ligne de chant, mêmes effets de cut sur la voix, mêmes paroles &laquo;&nbsp;bring me on the floor, DJ, we gonna dance tonight, and its hot, baby, we&#8217;re going high, and it&#8217;s allright&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Que les Américains découvrent la dance 10ans après tout le monde, ok, mais là ça devient vraiment inquiétant. Il est aujourd&#8217;hui absolument impossible de savoir qui chante quoi, de reconnaitre un artiste si on ne dit pas son nom avant. <strong>Taio Cruz</strong> &laquo;&nbsp;Higher&nbsp;&raquo;, <strong>Chris Brown</strong> &laquo;&nbsp;Yeah X3&#8243;, <strong>Usher</strong> &laquo;&nbsp;Dj Got Us fallin in love&nbsp;&raquo; , <strong>Enrique Inglesias</strong> &laquo;&nbsp;I Like It&nbsp;&raquo;: même son, même voix, même refrains, mêmes thèmes, mais enfin les gars, qui êtes-vous ? C&#8217;est vraiment comme si 4 filles se retrouvaient dans là même soirée avec la même tenue, elles ne seraient pas vraiment ravies, sauf que là pas du tout, tout le monde se congratule de se ressembler. Ils doivent pas connaître la Théorie de l&#8217;Asymétrie, qui stipule que chaque espèce a disparu alors qu&#8217;elle présentait des traits de similitudes entre individus.</p>
<p>Déprimant. Vous me direz, il y a des tubes; mais de la personnalité, <em>nada</em>. La pop US est en train de sombrer dans une uniformisation encore jamais vue jusqu&#8217;ici. Alors que l&#8217;Europe était championne pour sortir des artistes de boîtes de nuit à la chaine, sans âme, sans univers, mais au moins avec un son, l&#8217;Amérique est en train d&#8217;industrialiser le concept à outrance, alors que c&#8217;etait vers elle qu&#8217;on se tournait pour avoir des artistes singuliers. On rentre vraiment dans une consanguinité auditif. C&#8217;est le chewing gum qui n&#8217;a plus de goût, qu&#8217;on continue à machouiller. C&#8217;est la voie rapide, celle qu&#8217;a emprunté le disco ou le R&#8217;n'B.<br />
Les sonorités redondantes, les artistes insipides, interchangeables, les productions à la chaîne, le manque total de personnalité des uns et des autres n&#8217;est plus reservé à la musique de club. L&#8217;industrie de la musique est devenu un fast-food ! </p>
<p>Et pendant ce temps on gueule ou on boude sur un titre de <strong>Lady Gaga</strong>, léché musicalement; c&#8217;est peut-être pas pour vous une vraie diva pop, mais c&#8217;est la seule qu&#8217;on a; et désolé pour les puristes, mais un son un plus corrosif que d&#8217;ordinaire (pour de la pop j&#8217;entend), ce n&#8217;est pas réservé au métal. <em>«Si vous voulez que je sois une artiste préfabriquée, vous pouvez aller vous faire foutre»</em>, a-t-elle répondu à NME après une question à laquelle elle était qualifiée d’être un produit commercial. La seule chose que je lui reprocherais, c&#8217;est de s&#8217;être excusé après cette sortie.</p>
<p><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/aAWpkZSCMXU?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/aAWpkZSCMXU?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></p>
<p>Que ces soit-disant artistes sortent leurs couilles et nous proposent eux-même, et pas un simple formatage, il y en a bien assez&#8230; ! </p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #16</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 06:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Ziggy Stardust Il existe un clivage entre pop et rock. Je suis le premier à me battre, pour imposer une certaine limite conceptuel entre les deux (mais qui échangent). Pourtant, ces deux courants peuvent fusionner, pour concevoir un truc flamboyant. Le meilleur symbole en serait Ziggy Stardust, le premier personnage inventé par David Bowie, et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #16" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>Ziggy Stardust</strong></center></p>
<p>Il existe un clivage entre pop et rock. Je suis le premier à me battre, pour imposer une certaine limite conceptuel entre les deux (mais qui échangent). Pourtant, ces deux courants peuvent fusionner, pour concevoir un truc flamboyant.<br />
Le meilleur symbole en serait <strong>Ziggy Stardust</strong>, le premier personnage inventé par <strong>David Bowie</strong>, et sans doute le plus connu.<br />
<span id="more-16756"></span></p>
<p>Bowie rame, et tarde à exploser dans le Londres du début des années &#8217;70. Il a fait quatre album qui on eu peu de succès, malgré un titre, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=aY5a3Un3y8g">Space Oddity</a>&laquo;&nbsp;, en 1969.  Il comprend que pour exister et devenir célèbre, il ne suffit pas de faire le hit absolu, mais doit le provoquer, faire le buzz. Il commence par dire dans une interview qu&#8217;il est gay (alors qu&#8217;il est marié); pour finir par annoncer qu&#8217;il est en fait bisexuel.<br />
Mais il n&#8217;est pas en reste musicalement. Sort l&#8217;album <em>The Man Who Sold the World</em> avec l&#8217;arrivée du guitariste <strong>Mick Ronson</strong> en 1971, dont la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HSH--SJKVQQ">chanson éponyme</a> est un hit (et oui, celle que certain connaissent de <strong>Nirvana</strong> est en fait une reprise). </p>
<p>Pour l&#8217;album <em>Hunky Dory</em>, toujours en 1971, Ken Scott, ancien ingénieur du son des Beatles, prend la place de Tony Visconti à la production. L&#8217;album est plus calme, piano et arrangements de cordes l&#8217;emportant, tel &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=pl3vxEudif8">Changes</a>&nbsp;&raquo; , &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=v--IqqusnNQ">Life on Mars?</a>&nbsp;&raquo; , &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=nQ4hbB2sD6A">Queen Bitch</a>&nbsp;&raquo; . </p>
<p>C&#8217;est alors que sous les yeux du public, Bowie lâche la créature qu&#8217;il a peaufiné.<br />
C&#8217;est un alien de la musique. Un androgyne maquillé. Une star venue de l&#8217;espace, se prenant pour Dieu. C&#8217;est Ziggy Stardust, l&#8217;ultime rockeur, venu sur Terre pour prédire la fin du monde dans cinq ans, et apprendre aux humains la valeur de l&#8217;amour. Mais qui finit par se laisser corrompre, pour finalement se suicider. Décadence et cynisme (voire nihilisme) sont les mots qui décrivent le mieux Ziggy&#8230; et la société et l&#8217;époque où il atterrit.<br />
<strong><em>The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars</em></strong> devient le symbole et l&#8217;inspiration d&#8217;une génération.<br />
&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Zq3EZhT3G7U">Five Years</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=YCBZaV4ntFY">Soul Love</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=dE4Mu_cZcIA">Moonage Daydream</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=X5iOiLX5ppA">Starman</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=zPY1rNg3sCM">It Ain&#8217;t Easy</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=scp2Kxg4XCM">Lady Stardust</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=3L2K1us2Ai0">Star</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=HCQCLRB2qEg">Hang on to Yourself</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=XXq5VvYAI1Q">Ziggy Stardust</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=S_68M0ilDe8">Suffragette City</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=9jg4ekLG9Zo&#038;feature=related">Rock &#8216;n&#8217; Roll Suicide</a></p>
<p>Les chansons s&#8217;enchaînement de manière fluide, sans aucun déchet notable, tantôt acoustiques (première face du vinyle essentiellement acoustique, &laquo;&nbsp;Moonage Daydream&nbsp;&raquo; étant l&#8217;exception) tantôt électriques). L&#8217;album possède une vraie ambiance très ancrée dans son époque, baignée dans la science-fiction et le glam-rock. &laquo;&nbsp;Five Years&nbsp;&raquo;: Ziggy chante avec désarroi et émotion la fin du monde dans les 5 années à venir. &laquo;&nbsp;Starman&nbsp;&raquo; est une chanson devenue un vrai classique du chanteur, la guitare sèche, la voix, tout est lié afin de donner l&#8217;envie de monter dans les étoiles. &laquo;&nbsp;Ziggy Stardust&nbsp;&raquo; sera toujours un tube. &laquo;&nbsp;Suffragette City&nbsp;&raquo; montre l&#8217;influence du proto-punk sur Bowie. Album grandiose, final grandiose: &laquo;&nbsp;Rock &#038; Roll Suicide&nbsp;&raquo; ferme magistralement la marche&#8230; et sera également la dernière chanson que chantera David Bowie à l&#8217;ultime concert concert de Ziggy, en juillet 1973.</p>
<p>Avec la vraie fausse mort de Ziggy Stardust, David Bowie entre, lui, dans l&#8217;histoire du rock. Il se façonne une image de caméléon s&#8217;adaptant à toute période et ouvrant de nouvelles lignes sinueuses. Le <strong>punk</strong> lui dédiera ses messes révoltées. Le gothique s&#8217;inspirera de ses fards énigmatiques, à l&#8217;image des dernières glissades folklorico-kitsch de <strong>Marilyn Manson</strong>. Ziggy Stardust, bien dans sa peau, se prépare à devenir éternel.</p>
<p><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/n8v486aUYu0?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/n8v486aUYu0?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #15</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 16:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Reagan Youth En 2009, il est vraiment impossible de se moquer du monde, au sens propre. Impossible de s&#8217;aventurer aujourd&#8217;hui dans des traits d&#8217;humour jouant avec la religion, la politique, le racisme sans en donner le mode d&#8217;emploi avant. Impossible d&#8217;être politiquement incorrect, ou d&#8217;utiliser une forme d&#8217;expression radicale pour dénoncer justement l&#8217;idiotie des mouvements&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #15" width="524" height="350" /></a></p>
<p><strong><center>Reagan Youth</center></strong></p>
<p>En 2009, il est vraiment impossible de se moquer du monde, au sens propre. Impossible de s&#8217;aventurer aujourd&#8217;hui dans des traits d&#8217;humour jouant avec la religion, la politique, le racisme sans en donner le mode d&#8217;emploi avant.</p>
<p><span id="more-16360"></span></p>
<p>Impossible d&#8217;être politiquement incorrect, ou d&#8217;utiliser une forme d&#8217;expression radicale pour dénoncer justement l&#8217;idiotie des mouvements extrémistes de tous bords. C&#8217;est ce qu&#8217;arrive à faire Sacha Baron Cohen dans Brüno, en citant Hitler comme un héros incompris de l&#8217;autriche, ou en confondant le houmous et le hamas, ou même en France un film comme OSS117, mais aujourd&#8217;hui, pour utiliser ce genre d&#8217;humour il faut montrer patte blanche. Chaque communauté a le droit de se moquer de sa propre communauté, mais ça s&#8217;arrête là. On peut dénoncer ses propres travers, mais plus ceux des autres, au risque d&#8217;être traité d&#8217;extrémiste, de raciste, d&#8217;anti-ceci ou cela.</p>
<p>Et cerise sur le gâteau, impossible aujourd&#8217;hui de détourner les codes visuels des extrémistes, de les utiliser, de les imprimer, de les détourner. On a perdu tout recul, tout sens de la dérision, à la moindre vue d&#8217;un type déguisé en Hitler, ou à la moindre blague incluant une communauté religieuse, sans appuyer lourdement votre propos pour dire que vous ne cautionnez pas le personnage que vous singez, vous êtes aussitôt accusé de faire l&#8217;apologie de la haine, peut importe le discours, ou le sous entendu. Si les <a href="http://www.youtube.com/watch?v=_iTLYelv7Eo">Monthy Python</a> ou <a href="<iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/UYCv1KsCgA8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>Desproges</a> pouvaient le faire, aujourd&#8217;hui peu de gens ne se risqueraient à ce genre de blague satirique.</p>
<p>Il y a eu un groupe, qui au début des 80&#8242;s a pourtant construit son image uniquement sur cette mécanique. Utiliser ironiquement les images les plus politiquement incorrectes pour appuyer son discours. Mais est-ce qu&#8217;on sait encore ce que c&#8217;est que l&#8217;ironie aujourd&#8217;hui ?</p>
<p><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2011/04/Reagan-Youth-Original-Covers.jpg"><img src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2011/04/Reagan-Youth-Original-Covers.jpg" alt="Reagan Youth Original Covers Mémoires dun Junkie Dla Zik #15" title="Reagan Youth - Original Covers" width="605" height="605" class="aligncenter size-full wp-image-16392" /></a></p>
<p>Ironique est déjà le nom du groupe : Reagan Youth, inspiré de Hitler Youth (Jeunesse Hitlérienne pour les anglophobes), comme si ils étaient totalement dévoués a la cause du président des Etats Unis de l&#8217;époque. Et pourtant, à l&#8217;instar de Dead Kennedys à l&#8217;époque, le groupe va au fil de son seul et vrai album se moquer de tout ce que l&#8217;Amérique bien pensante et conservatrice représente de plus détestable.<br />
Les morceaux sont bons, simples, et les paroles brutes. Ce n&#8217;est évidement pas de la grande poésie, c&#8217;est très 1er degré , mais le contexte dans lequel cette scène écolue s&#8217;y prête parfaitement. Et puis, entre nous, il y a plus de vérité, de vécu et de cran dans une phrase de Reagan Youth que dans n&#8217;importe quel paroles de groupe de &laquo;&nbsp;musique équitable&nbsp;&raquo; à la Tryo, nous déversant des idées toutes faites sur Bush ou la misère dans le monde qu&#8217;ils ont du écrire en regardant BFM tv.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/EiN1QqOMHXE?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/EiN1QqOMHXE?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></center><br />
Bref, dans une Amérique conservatrice et propice a l&#8217;explosion de musiques extremes, comme le hardcore et le punk, Reagan Youth va trouver une façon assez singulière de se démarquer, utiliser des photos et des iconographies du Ku Klux Klan ou du 3e Reich pour leurs pochettes de disques, leurs flyers, etc etc. Chose assez impensable aujourd&#8217;hui ou tout le monde affiche ses opinions de la manière la plus simple et ostentatoire possible afin de ne laisser aucune place à l&#8217;interrogation, la réflexion, le doute, et donc l&#8217;ironie.<br />
Certains diront que David Rubinstein le frontman du groupe, était légitime dans le propos, étant juif et ses parents rescapés de l&#8217;holocauste, mais ce serait une remarque très 2009. Toute cette imagerie, n&#8217;était pas utilisée barrée de grand &laquo;&nbsp;X&nbsp;&raquo; rouge, ou de &laquo;&nbsp;Fuck Machin &laquo;&nbsp;, non elle était utilisée telle quelle, dans le but d&#8217;interpeller, dans une démarche artistique totale. le groupe ira même jusqu&#8217;a se laisser pousser les cheveux et un look quasi hippie, tranchant completement avec l&#8217;image Skinhead du mouvement hardcore de l&#8217;époque et encore plus en rupture avec leurs visuels.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0okU83_rHNE?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0okU83_rHNE?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></center></p>
<p>Même si la carrière du groupe ne fut pas des plus prolifique avec un seul véritable album au compteur, Youth Anthems for the New Order, (ce qui se passera apres 90 est plus anecdotique, et on passera la reformation actuelle sous silence), Reagan Youth par cette imagerie, un discours radical et des très bons live a été un groupe majeur de cette scène &laquo;&nbsp;early-hardcore&nbsp;&raquo; et des groupes comme les Beastie Boys n&#8217;ont eu de cesse que de répéter au fil des ans l&#8217;influence qu&#8217;a eu Reagan Youth pour eux, voire meme de reprendre des titres en live.</p>
<p>La suite de l&#8217;histoire est moins réjouissante, le groupe a véritablement vécu jusqu&#8217;en 1988, date à laquelle Reagan quitte la maison blanche, et David &laquo;&nbsp;Insurgent&nbsp;&raquo; Rubinstein, heroin addict, se suicidera en 1993, après la mort de sa mère, et après que sa petite amie de l&#8217;époque fut retrouvée morte à l&#8217;arrière du camion du tueur en série Joel Rifkin.<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, David Insurgent a su utiliser habilement les mots et les images des partis et des groupes politique les plus extremes dans un sarcasme, et un sens satirique assez joussif. Même si son impact reste limité à une sphère et un genre musical, rare sont ceux qui s&#8217;aventureraient dans ce genre de démarche artistique aujourd&#8217;hui de peur que les gens ne s&#8217;arrêtent qu&#8217;au premier degré de lecture. Et dans ce monde de zapping permanent et de profusion d&#8217;images, plus personne ne va vraiment regarder sous la couverture, on s&#8217;arrête généralement à ce qu&#8217;on voit en surface. Les méchants ont des costumes de méchants, et les gentils ont des tongs avec des guitares sèches.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9qo1dkCjtYQ?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/9qo1dkCjtYQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="620" height="348"></embed></object></center></p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #14</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 07:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[La musique, l&#8217;argent, la bêtise, et nous Rien de nouveau sous le soleil, je vais taper de nouveau sur l&#8217;industrie musicale et le public. Parce que si les cons ne risquent pas de mourir, vaut mieux les dénoncer. &#171;&#160;Les jeunes de nos jours ont totalement perdu l&#8217;expérience de mettre des écouteurs, mettre le volume à&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #14" width="524" height="350" /></a></p>
<p><strong><center>La musique, l&#8217;argent, la bêtise, et nous</center></strong></p>
<p>Rien de nouveau sous le soleil, je vais taper de nouveau sur l&#8217;industrie musicale et le public. Parce que si les cons ne risquent pas de mourir, vaut mieux les dénoncer.<br />
<span id="more-16128"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Les jeunes de nos jours ont totalement perdu l&#8217;expérience de mettre des écouteurs, mettre le volume à 10, tenir la pochette, fermer leurs yeux et se perdre dans un album, et aussi la beauté de prendre son argent du mois et de prendre une décision basée sur la pochette, pas en connaissant déjà la musique, mais en regardant des images et en imaginant la musique. Mon Dieu, c&#8217;était un moment magique. Ca m&#8217;énerve de passer pour un vieux, mais c&#8217;est le cas. Retenez mes mots, mais dans une génération, les gens se demanderont ce qui s&#8217;est passé. Steve Jobs est personnellement responsable d&#8217;avoir tué l&#8217;industrie de la musique</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Hem hem&#8230; Le pauvre <strong>Bon Jovi</strong> devient sénile. Ce que j&#8217;adore personnellement, c&#8217;est le passage où il déplore une époque où on lâchait notre argent de poche dépensé sur un album sans connaitre le contenu. On était vraiment très heureux d&#8217;acheter des disques sur une belle pochette et de se rendre compte que 10 morceaux sur 12 étaient de la vraie soupe, de l&#8217;alimentaire pour remplir le CD.<br />
Et puis, Steve Jobs, bien au contraire, a essayé malgré tout de lui faire gagner un peu du pognon, avec Itunes.</p>
<p>Et non, ceux qui tuent l&#8217;industrie musicale, c&#8217;est bien&#8230; nous, le public. En n&#8217;achetant plus les CDs, et en piochant parmi les titres. Et puis, pourquoi on s&#8217;emmerderait à acheter un album ? On ne compte plus les applications pour écouter énormément de musique pour presque rien.<br />
C&#8217;est sûr, ce sont les labels qui font la gueule. Bien que ceux-ci aient leurs chiffres d&#8217;affaires qui aient plongé, ils continuent à nous inonder, sans sembler comprendre que ce n&#8217;est pas le CD que les gens achètent, mais la musique ! </p>
<p>On va prendre l&#8217;exemple de la gamine qui aime beaucoup les <strong>Black Eyed Peas</strong>. Deux choix se posent à elle.</p>
<p>1) Elle va prendre le tram/prendre le métro/demander à maman de l&#8217;emmener à la prochaine FNAC pour acheter  le nouvel album des trois zigotos (ah bon, ils sont quatre ? mais il sert à quoi l&#8217;indien ? bref). Elle va débourser du pognon rien que pour aller où est vendu le CD. Une fois celui-ci acheté, elle va rentrer, va extraire la zik, et la mettre dans son MP3/MP4. Le CD ? Il va finir dans un coin prendre la poussière. </p>
<p>2) Elle le télécharge, ou demande à une de ses copines de le lui filer.</p>
<p>Après les labels s&#8217;étonnent et font grises mines. Et demandent&#8230; <strong>Hadopi</strong> (qui franchit les limites du droit à la vie privé, et donc pourrait être anti-constitutionnelle&#8230; Big Brother vous regarde).</p>
<p>Ancien patron de Sony Music France et du SNEP (les syndicat des majors), Christophe Lameignère est nommé patron du label Polydor, au sein d&#8217;Universal Music France, en janvier dernier. Deux ans auparavant, il disait ceci.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Les gens qui téléchargent illégalement sont des couards planqués derrière leur ordinateur. Ce sont des terroristes&#8230; ces gens-là, ils auraient vendu du beurre aux Allemands durant la guerre.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Non seulement ce monsieur fait l&#8217;amalgame entre nazis et Allemands, mais en plus il nous faisait la moral. Parce que le matraquage publicitaire de certains groupes ou interprètes (Black Eyed Peas en tête), les 20 euros du single du moment (avec les inévitables titres de remplissage de l&#8217;album), la culture du top50 plutôt que la culture de l&#8217;artistique, ce ne serait pas du foutage de gueule ?</p>
<p>Alors, certains ont des idées pour s&#8217;affranchir du support, pour transmettre leur travail à un prix modique au plus grand nombre.<br />
Par exmple, <em>In Rainbows</em> de <strong>Radiohead</strong> ne donne pas lieu à l&#8217;acquittement d&#8217;une somme précise par l&#8217;internaute, mais est laissé au libre choix de l&#8217;acheteur, qui le télécharge. (On atteint néanmoins les limites d&#8217;un tel procédé, puisque si le groupe ne définit pas le prix, c&#8217;est qu&#8217;ils sont incapables de connaître la qualité de leur travail.)</p>
<p><strong>Nine Inch Nails</strong> s&#8217;est très vite intéressé à la promotion et à une possible économie de marché parallèle et indépendante. Un jeu de piste est organisé sur le Web pour l&#8217;album <em>Year Zero</em> (album-concept sur le totalitarisme&#8230;), et des clés USB contenant des titres de ce même album sont retrouvés dans les toilettes des salles de concert du groupe. Autant dire que la maison de disques fut en rogne&#8230; Après l&#8217;avoir quitté, NIN récidiva pour <em>Ghosts I-IV</em> et <em>The Slip</em>, en allant plus loin, car les albums sont gratuits et édités sous la licence &laquo;&nbsp;Creative Commons&nbsp;&raquo;; le groupe s&#8217;est juste fait du pognon sur les différentes éditions limités (qui ont tous été vendus à ce jour).</p>
<p>Oui, l&#8217;ère du numérique a détruit ce à quoi vous (les maisons de disques) teniez le plus : le monopole de la fabrication et de la diffusion des supports musicaux. A cette époque, vous vous en êtes donné a coeur joie. Les compiles insipides, les albums avec la vache en image de synthèse, ou la grenouille qui pète,, ou d&#8217;une putain de taupe, les clones en pagaille de chanteur de variétés, la télé-réalité, tout ça on ne l&#8217;a pas inventé, nous les terroristes. Ce sont bien les producteurs qui ont vendus à gros coup de pub télé tout cette production vide de sens.</p>
<p>Vous vous posez une question : pourquoi tant de haine à l&#8217;encontre envers les Black Eyed Peas ? Voilà une raison, la plus récente : </p>
<p><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2011/03/Polydor-France-Promo-Twitter-Black-Eyed-Peas-Nouveau-clip-Just-Cant-Get-Enough.jpg"><img src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2011/03/Polydor-France-Promo-Twitter-Black-Eyed-Peas-Nouveau-clip-Just-Cant-Get-Enough.jpg" alt="Polydor France Promo Twitter Black Eyed Peas Nouveau clip Just Cant Get Enough Mémoires dun Junkie Dla Zik #14" title="Polydor France - Promo Twitter Black Eyed Peas - Nouveau clip Just Can&#039;t Get Enough" width="475" height="183" class="aligncenter size-full wp-image-16157" /></a></p>
<p>Quel classe, quel tact. Vous vous rappelez de l&#8217;auto-censure américaine autour des films qui montrait le World Trade Center ? Ben apparemment çà marche que dans un sens.</p>
<p>Pour finir la semaine, pour allier séisme, menace nucléaire, dictateur fou, et destruction du business de la musique, en voila qui sont en train de réussir à rendre la musique encore plus destroy : <strong>Ark Music Factory</strong>. Un label qui recrute des ados pour essayer d&#8217;en faire des stars (surtout de le leur faire croire, pour bien les pigeonner, et nous avec, je pense), qui sont en train d&#8217;inonder Youtube de chansons plus ignobles les uns que les autres, plus cons que René la taupe, mélange d&#8217;euro dance emo r&#8217;n'b à l&#8217;autotune (obligatoire), un must. Les clips sont là, un régal aussi : <strong>Rebecca Black</strong> (10 millions de vues !), <strong>Britt Rutter</strong>, <strong>Ariana Dvornik</strong>&#8230; à côté, le dernier-né de <strong>Nolwenn Leroy</strong>, c&#8217;est du <strong>Depeche Mode</strong>.<br />
Un autre monde (musicale ou pas) reste-t-il possible ? </p>
<p>Car à l&#8217;heure dont je vous parle, les révolutions arabes s&#8217;essoufflent, et la guerre contre un tyran cinglé se profile&#8230; Je vous invite à écouter ce titre et regarder le clip, en hommage.</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x1sap?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x1sap?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348"</a></i></center></p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #13</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 09:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[La spirale vers le bas Si certains chefs d&#8217;œuvre se bâtissent sur la beauté, l&#8217;originalité, le feeling musical ou le talent technique, rares en revanche sont ceux qui naissent de la souffrance. Non pas magnifiée, non pas vectrice d&#8217;inspiration salvatrice, non pas génitrice d&#8217;une mélancolie apte à provoquer l&#8217;émotion : non, une souffrance crue, brutale,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #13" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>La spirale vers le bas</strong></center></p>
<p>Si certains chefs d&#8217;œuvre se bâtissent sur la beauté, l&#8217;originalité, le feeling musical ou le talent technique, rares en revanche sont ceux qui naissent de la souffrance. Non pas magnifiée, non pas vectrice d&#8217;inspiration salvatrice, non pas génitrice d&#8217;une mélancolie apte à provoquer l&#8217;émotion : non, une souffrance crue, brutale, répugnante.<br />
<span id="more-15295"></span><br />
Il est pourtant exact que certains rockers se sont déjà risqués à mettre à nu leur torture intérieure et leur dégoût d&#8217;eux-même. On pense bien sûr aux grands noms du grunge, Layne Stayley et <strong>Kurt Cobain</strong>. Le Christ Grunge n&#8217;est-il pas allé jusqu&#8217;à intituler l&#8217;une de ses chansons &laquo;&nbsp;Rape Me&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Viole moi&nbsp;&raquo;) ? Malgré tout, personne n&#8217;a osé s&#8217;aventurer aussi loin sur ce chemin glauque que <strong>Trent Reznor</strong> et sa spirale descendante, concept album retraçant la déchéance d&#8217;un homme le conduisant irrémédiablement au suicide.</p>
<p>Dans l&#8217;optique d&#8217;arriver à un résultat aussi proche que possible de la réalité, le maître d&#8217;œuvre des clous de neuf pouces ne va pas par quatre chemins. Il fait construire en 1993 ses studios d&#8217;enregistrement au 10050 Cielo Drive à Beverly Hills, maison dans laquelle l&#8217;actrice Sharon Tate fut assassinée par le gourou-serial killer Charles Manson. Baptisant &laquo;&nbsp;Le Pig&nbsp;&raquo; la pièce qui lui sert de studio, Reznor s&#8217;y barricade et s&#8217;attelle à chanter et à enregistrer lui-même toutes les plages instrumentales en solo. A une exception prêt, comme toujours : les parties de batteries sont assurées par Stephen Perkins (ex Jane&#8217;s Addiction). Il n&#8217;y a que sur &laquo;&nbsp;Piggy&nbsp;&raquo; que Reznor s&#8217;essaye pour la première et la dernière fois de sa vie à malmener ses propres fûts. L&#8217;ensemble est ensuite expédié dans les entrailles d&#8217;un l&#8217;ordinateur, puis copieusement bidouillé, largement déformé et allègrement inondé de samples cultes &#8211; allant de bruits de lutte tirés du film THX 1138 de George Lucas (&laquo;&nbsp;Mr Selfdestruct&nbsp;&raquo;) aux rythmiques de basses transformées en percussion du &laquo;&nbsp;Nightclubbing&nbsp;&raquo; d&#8217;Iggy Pop (&laquo;&nbsp;Closer&nbsp;&raquo;). Par dessus le marché, c&#8217;est à Flood qu&#8217;incombe une fois de plus le mixage de la galette, lui qui avait déjà opéré de petits prodiges sur le précédent disque. A sa sortie, l&#8217;oeuvre fait immédiatement référence sur un plan purement technique, même si aujourd&#8217;hui cette production peut sembler un peu dépassée (notamment en comparaison avec les oeuvres plus récentes du maître). Et ce n&#8217;est qu&#8217;une fois l&#8217;album enregistré et mixé que l&#8217;on procède à une démolition en règle de la bicoque maudite sur le souhait des proches de la défunte actrice. Une page vient de se tourner, pour la famille Tate comme pour le rock. En effet, jamais une œuvre musicale n&#8217;est allée aussi loin dans l&#8217;exploration de la dépression mentale, à tel point qu&#8217;elle en est arrivée à infecter son géniteur : Trent Reznor s&#8217;est en effet tellement investi dans ce concept album, il a si bien réussi à retranscrire ces sensations étranges et infâmes liées à la maladie qu&#8217;il a lui-même fini par y succomber quelques mois plus tard. Le mal l&#8217;a rongé durant presque dix ans et a semble-t-il failli avoir sa peau.</p>
<p>Ça, c&#8217;était la petite parenthèse : &laquo;&nbsp;Quand la fiction rattrape la réalité&nbsp;&raquo;&#8230; mais poursuivons. Si l&#8217;ensemble du disque est écrit à la première personne, on s&#8217;aperçoit très vite que trois narrateurs différents se succèdent dans le récit : l&#8217;homme sain, l&#8217;homme malade et la maladie elle-même. &laquo;&nbsp;Mr Selfdestruct&nbsp;&raquo;, par exemple, se tient du côté de la maladie, appréhendée comme une entité extérieure qui corrompt insidieusement l&#8217;esprit de l&#8217;homme en souffrance. A la manière d&#8217;un Chuck Palahniuk (on vous renverra au cultissime Fight Club pour illustrer le propos d&#8217;une autre manière), Reznor personnalise cette entité et lui donne la parole : &laquo;&nbsp;Je suis la voix à l&#8217;intérieur de ta tête, et je te contrôle&nbsp;&raquo;. Changement de point de vue dans &laquo;&nbsp;Piggy&nbsp;&raquo; : là, l&#8217;être tourmenté se rend compte que son esprit est en train de se disloquer, et la parcelle d&#8217;humanité qui reste encore vivace en lui tente d&#8217;entrer en contact avec son moi malade. L&#8217;incompréhension que ressent l&#8217;homme face à cette étrange sensation de noirceur et de désespoir le pousse à brutaliser la partie ébranlée de son être : automutilation physique dans le titre précédent, et brimades psychologiques dans ce morceau où il se qualifie lui-même de porc. Cette image porcine, dans ce que l&#8217;animal a de sale, de laid et de stupide, devient un leitmotiv récurrent tout au long du disque, tant au sein des paroles que dans les samples couinant qui suintent des titres. Certes l&#8217;homme tente de résister : rébellion contre un Dieu incapable de le sauver (&laquo;&nbsp;Heresy&nbsp;&raquo;), rejet d&#8217;une humanité abhorrée et avilie (&laquo;&nbsp;March Of The Pigs&nbsp;&raquo;, confondant de misanthropie), embrassement de la luxure dans ce qu&#8217;elle a de plus abject (&laquo;&nbsp;Closer&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;Tu me laisses te violenter, tu me laisses te pénétrer, je veux te baiser comme un animal&nbsp;&raquo;, le fait de sentir &#8211; ressentir la douleur &#8211; la jouissance sexuelle étant le dernier élément qui permette de maintenir en vie cet individu privé de son équilibre psychique), sublimation de la violence aveugle (&laquo;&nbsp;Big Man With A Gun&nbsp;&raquo;) ou encore rêve d&#8217;omnipotence fantasmée (&laquo;&nbsp;I Do Not Want This&nbsp;&raquo;). L&#8217;auditeur notera au passage la crudité phénoménale du langage, et encore on vous épargne les sorties les plus allumées. Petit à petit, la révolte qui anime l&#8217;homme fait place au désespoir puis à la résignation (excellemment bien retranscrite dans l&#8217;instrumental &laquo;&nbsp;A Warm Place&nbsp;&raquo;), pour aboutir au suicide implicitement évoqué dans l&#8217;horrible &laquo;&nbsp;The Downward Spiral&nbsp;&raquo;. Initialement, Reznor voulait aller plus loin dans ce thème et traiter de la conduite suicidaire d&#8217;une manière beaucoup plus aiguë : il avait composé et enregistré un titre appelé &laquo;&nbsp;Just Do It&nbsp;&raquo;, dans lequel il faisait dire à la maladie : &laquo;&nbsp;Si tu veux te tuer, vas-y, fais le, tout le monde s&#8217;en fout&nbsp;&raquo;, mais c&#8217;est Flood qui a mis le holà, ne voulant pas être impliqué dans une chanson aussi extrémiste qui aurait pu, et on le comprend bien, pousser au passage à l&#8217;acte un bon nombre de dépressifs.</p>
<p>Rien qu&#8217;à l&#8217;écoute des samples introductifs de &laquo;&nbsp;Mr Selfdestruct&nbsp;&raquo;, bruits de coups que l&#8217;on devine auto-infligés et cris de douleur frénétiques, on sait pertinemment que l&#8217;on n&#8217;a pas affaire à une œuvre conventionnelle. D&#8217;ailleurs, si Broken (le précédent EP) était déjà qualifié par la critique de manifeste violent, cet album-ci se révèle pour sa part d&#8217;une agressivité proprement hors normes. Non content de pousser à son paroxysme les technologies mises à sa disposition pour instiller toujours plus de bruitages de machines dans ses titres, non content de les truffer de boucles sonores plus bizarres et tordues les unes que les autres, non content de déstructurer totalement ses chansons en un chaos de thèmes savamment orchestrés, Reznor en profite pour explorer dans ce disque les contrastes les plus extrêmes. La voix de Nine Inch Nails, tranchante comme une lame sadique, exhibe alternativement rage, haine, dégoût, frustration et affliction en un torrent de lave brûlante, les hurlements bestiaux de l&#8217;homme succédant à son chant convulsif, son rap poisseux ou son slam purulent. On trouve des morceaux proprement hallucinants sur cette galette : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZwUL-MSFGBw">Mr Selfdestruct</a>&laquo;&nbsp;, le titre le plus brutal de Reznor (tous albums confondus), littéralement déchiqueté par des scies circulaires démentes et irrépressibles ; &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=wn26LcQYqEE">Piggy</a>&laquo;&nbsp;, trip hop mortifère haletant de noirceur ; &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=6DmGJrrLCQE">Heresy</a>&laquo;&nbsp;, dance-rock binaire aussi jouissif qu&#8217;asphyxiant ; &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=PL72Tyxe1rc&#038;feature=related">March Of The Pigs</a>&laquo;&nbsp;, techno spasmodique piétinant sauvagement nos tympans ; &laquo;&nbsp;<a href="http://vimeo.com/3554226">Closer</a>&laquo;&nbsp;, peut-être l&#8217;ode pop la plus malsaine jamais créée par un être humain ; ou encore l&#8217;extraordinaire &laquo;&nbsp;<a href="http://www.dailymotion.com/video/xflro_nin-hurt_news">Hurt</a>&laquo;&nbsp;, éprouvante mise à nu psychique d&#8217;un être totalement dévasté et seul titre du lot à générer chez l&#8217;auditeur une compassion sans réserve. Il ne faut bien sûr pas oublier les sirènes apocalyptiques de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=aKiGCWEnCPc&#038;feature=related">Ruiner</a>&laquo;&nbsp;,  la furie électronique de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=_VZ-DEDIcek&#038;feature=related">I Do Not Want This</a>&laquo;&nbsp;, le rock opaque et enfiévré de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Lh3cJC6xdN4">Big Man With A Gun</a>&laquo;&nbsp;, les martellements d&#8217;enclume démoniaques de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=D5KlwGB9A5I&#038;feature=fvst">Eraser</a>&laquo;&nbsp;, ou encore les expérimentationss indus barrées de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=U8wveDOqWaM">The Becoming</a>&laquo;&nbsp;, entre bruitisme déglingué, acoustique rassurant et pilonages à la rotative lourde. Au milieu de l&#8217;album, un surprenant titre doux et calme, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=MN6sfJ1qFQg">A Warm Place&nbsp;&raquo;</a>, répit avant une fin suicidaire. Notez le refrain déchirant de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=MuSgkgyvc3s">Reptile</a>&laquo;&nbsp;, écrasante déclaration d&#8217;amour contre-nature et aveu d&#8217;impuissance sourde face au mal qui ronge l&#8217;être avili : &laquo;&nbsp;Oh ma belle menteuse, oh ma précieuse putain, ma maladie, mon infection, je suis si impur&nbsp;&raquo;. Un bon résumé de cet implacable bréviaire de mort, aussi époustouflant de puissance évocatrice qu&#8217;effrayant de justesse dans le propos.</p>
<p>The Downward Spiral représente la pièce maitresse du mythe Nine Inch Nails, tout comme l&#8217;objet d&#8217;une adoration sans borne vouée par des pointures comme Marilyn Manson, David Bowie ou Axl Rose. Son caractère outrancier et nihiliste est apte (au choix) à fasciner, intriguer ou révulser, mais il ne peut laisser personne indifférent. Un album forcément culte qui dévoile, au fil des écoutes et malgré ses ignobles orripeaux de douleur, une beauté aussi perverse que repoussante. En gommant toute émotion de cette galette pour nous présenter la souffrance dans toute sa crudité, Reznor a peut être accompli l&#8217;oeuvre artistique la plus inhumaine qui ait jamais été conçue. La chair sans l&#8217;esprit n&#8217;est décidément rien.</p>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #12</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 09:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[Le punk-rock, deuxième partie : l&#8217;après 79. Il y a deux semaines, nous nous étions arrêtés aux débuts des années 80. Suite au regain musical suscité par le mouvement punk, arrive à maturité ce qu&#8217;on appellera la new wave; au début, new wave et punk-rock sont des termes qui désignent la même chose. A l&#8217;aide&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #12" width="524" height="350" /></a></p>
<p><center><strong>Le punk-rock, deuxième partie : l&#8217;après 79.</strong></center></p>
<p><a href="http://www.eklecty-city.fr/memoires-d-un-junkie-dl-a-zik/memoires-dun-junkie-dla-zik-10/">Il y a deux semaines</a>, nous nous étions arrêtés aux débuts des années 80.<br />
<span id="more-15086"></span><br />
Suite au regain musical suscité par le mouvement punk, arrive à maturité ce qu&#8217;on appellera la <em>new wave</em>; au début, <em>new wave</em> et punk-rock sont des termes qui désignent la même chose.<br />
A l&#8217;aide de nouveaux instruments (synthétiseurs et boîtes à rythme), l&#8217;électro-pop prend son envol :  <strong>Depeche Mode, Gary Numan , The Cure</strong> (periode post-Pornography), <strong>Yazoo et Erasure</strong> (formé par Vince Clarke, ex-Depeche Mode), <strong>Alphaville</strong>, <a href="http://www.eklecty-city.fr/memoires-d-un-junkie-dl-a-zik/memoires-dun-junkie-dla-zik-9/"><strong>Soft Cell</strong></a>, <strong>New Order</strong> (formé par les ex-Joy Division après le suicide du chanteur Ian Curtis), <strong>Frankie Goes to Hollywood, Tears for Fears, The Buggles, Klaus Nomi, a-ha, Modern Talking, Dead Or Alive, Eurythmics, Simple Minds, Talk Talk</strong>&#8230;</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x30l8?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x30l8?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3wod?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3wod?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
<p>Des groupes &laquo;&nbsp;pop rock&nbsp;&raquo; ont été également associés à ce mouvement, tels que : <strong>U2, The Police, Level 42, the Waterboys, Blondie, INXS, Men at Work, Midnight Oil, The Cars,</strong> ou encore <strong>XTC, Prefab Sprout, the Pretenders, the Smiths</strong>&#8230;  </p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbftd?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbftd?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
<p>Les termes commencent à s&#8217;approprier des significations différentes : des groupes comme Blondie, Talking Heads, et The Police, qui diversifient leurs instrumentations, incorporent des rythmes de danse et travaillent sur une production plus finie avec une meilleure qualité de son, se font appeler « new wave » plutôt que « punk ». Le lancement d&#8217;une chaîne de télévision consacré à la musique et à ses clips, <strong>MTV</strong>, date de cette époque.</p>
<p>La new wave se frayait un chemin vers le succès commercial, il y avait d&#8217;autres artistes qui souhaitaient conserver l&#8217;extrême et l&#8217;anticommercial des premiers groupes de punk-rock. Le <strong>hardcore</strong> se lance donc.<br />
Parmi les premiers groupes de hardcore, <strong>Black Flag</strong> et <strong>Middle Class</strong> sont tous deux considérés comme auteurs des premiers disques du style. Les <strong>Bad Brains</strong>, dont tous les membres sont Afro-Américains, une rareté dans le punk-rock, lancent la scène hardcore de Washington. <strong>Big Boys</strong>, d&#8217;Austin au Texas, les <strong>Dead Kennedys</strong> de San Francisco, et <strong>D.O.A.</strong> de Vancouver, sont eux aussi parmi les premiers groupes de punk hardcore. Ils sont rejoints par des groupes comme les <strong>Minutemen, The Descendents, Circle Jerks, The Adolescents</strong>, en Californie du sud, <strong>Teen Idles, Minor Threat, State of Alert</strong> à Washington. Les paroles des titres de punk hardcore, est souvent une critique de la culture commerciale et des valeurs de la classe moyenne. Des groupes <em>straight edge</em> comme Minor Threat rejettent les attitudes autodestructrices de nombreux punks, et bâtissent un mouvement basé sur la positivité et l&#8217;abstinence des cigarettes, de l&#8217;alcool, et des drogues (puis du sexe sans sentiments par la suite, avec même une louange du régime végétarien pour finir).</p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xy48d?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xy48d?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
<p><center><object width="620" height="348"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3v3cf?theme=none&#038;highlight=%230058FF"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3v3cf?theme=none&#038;highlight=%230058FF" width="620" height="348" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
<p>Et bien sûr&#8230; pour finir&#8230; il y a&#8230; le <strong>pop-punk</strong>. <strong>Blink 182, Sum 41, Green Day</strong>&#8230; beurk. J&#8217;en dirais pas plus, déjà le fait d&#8217;en parler me hérisse le poil.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mais Uriamu, moi j&#8217;aime bien Green Day&#8230;<br />
- Tu en as le droit. Ils font de la bonne musique. Mais signer un contrat d&#8217;exclusivité pour leur dernier album avec la boîte qui gère Fox News, tu appelle çà être punk ? Le punk-rock se doit d&#8217;être méchant, revendicatif, dénonciateur, violent.<br />
- Quand est-ce que Père Castor rentrera pour nous lire des histoires ?<br />
- Il a décidé d&#8217;arrêter le côté bourgeois dans lequel il vit. Du coup, il vous lira des histoires sans qu&#8217;une caméra le filme.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et pour finir, une page de <a href="http://www.myspace.com/nippergoregrunge">publicité</a> d&#8217;un groupe que j&#8217;aime bien.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mémoires d&#8217;un Junkie Dl&#8217;a Zik #11</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 09:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Uriamu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik]]></category>

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		<description><![CDATA[The Crow Quoi ? Je vais vous parler d&#8217;un film ? Ben ouais, au vu de la qualité de bande originale. Je vais passer les poncifs rapidement: mort accidentel de Brandon Lee (fils de Bruce), l&#8217;acteur principal, blablabla. Bien que sa mort soit assez ironique, avec le scénario du film&#8230; Un type revient d&#8217;entre les&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11161" title="Mémoires d'un Junkie Dl'a Zik" src="http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mémoires-dun-Junkie-Dla-Zik.jpg" alt="Mémoires dun Junkie Dla Zik Mémoires dun Junkie Dla Zik #11" width="524" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>The Crow</strong></p>
<p>Quoi ? Je vais vous parler d&#8217;un film ?</p>
<p>Ben ouais, au vu de la qualité de bande originale.<br />
<span id="more-14775"></span></p>
<p>Je vais passer les poncifs rapidement: mort accidentel de <strong>Brandon Lee</strong> (fils de Bruce), l&#8217;acteur principal, blablabla. Bien que sa mort soit assez ironique, avec le scénario du film&#8230;<br />
Un type revient d&#8217;entre les morts. Il tient à se venger des malfrats qui les ont assassiné, lui et sa petite amie, un an auparavant. Cela augure de l&#8217;Eros et du Thanatos, tout çà !</p>
<p>Je replace dans le contexte. Nous sommes dans la première moitié des années &#8217;90. Les années &#8217;80, en matière visuelle et philosophique, exerce encore un certain ascendant, dans tout ce qui n&#8217;est pas joyeux. La <em>brit-pop</em> commence tout juste à se faire entendre. <strong>Kurt Cobain</strong>, <strong>Jeff Buckley</strong>, <strong>Serge Gainsbourg</strong>, <strong>Freddy Mercury</strong> meurent. L&#8217;URSS n&#8217;existe plus. Une certaine grisaille et monotonie s&#8217;installent, dédiées au Dieu Capitalisme du vainqueur, les USA. Vous voyez le topo..?<br />
Dans ce début de fin du monde, on ne combat plus, on subit: les gens deviennent des produits, des robots. Même l&#8217;amour devient un travail, un poids; d&#8217;où une certaine non-sensualité, mais plutôt hyper-sexualité (sublimé, entre autres, par l&#8217;album <em>Erotica</em> de <strong>Madonna</strong>). Terreau des néo-romantiques, en somme (qu&#8217;on appelle les gothiques, vous savez, les gens qui s&#8217;habillent et se maquillent en noir, qui parlent de souffrances, ce qui avait avant les émos des années 2000). Mais aussi du &laquo;&nbsp;renouveau&nbsp;&raquo; d&#8217;un rock plus brut, qui avait été assagie par les années &#8217;80.</p>
<p>Sort donc un film avec un scénario presque risible, mais où se dégage une atmosphère à la fois lumineuse et sombre, touchante et inquiétante, presque monochromatique. Le héros n&#8217;est pas en reste, affublé d&#8217;un long manteau sombre, les cheveux longs et crades, avec un maquillage criard de clown morbide (Heath Ledger n&#8217;a rien inventé pour l&#8217;aspect du Joker de <em>The Dark Knight</em>&#8230;). </p>
<p><a href="http://www.eklecty-city.fr/tag/the-crow/">The Crow</a>, à l&#8217;image des années &#8217;90, pleure sur l&#8217;innocence perdue.<br />
La B.O., parce qu&#8217;on est là pour çà, y est pour beaucoup dans le succès du film. Des titres de grands groupes de cette mouvance sont proposés, participant à ce conte sur la mort et l&#8217;amour. Pour une fois, la musique ne sert pas qu&#8217;à alimenter le sujet ou à faire un clin d&#8217;oeil, elle devient un personnage. Pas anodin que le héros était un ancien musicien&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>The Cure</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hyr5WdrEvGI">Burn</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Machines Of Loving Grace</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=vNaJd-EaQLI">Golgotha Tenement Blues</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Stone Temple Pilots</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hv5LEdLZJqk">Big Empty</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Nine Inch Nails</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3PDZC38doDM">Dead Souls</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Rage Against The Machine</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GV2nDIaf9kc&amp;feature=related">Darkness Of Greed</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Violent Femmes</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=CN9XeHk_KYw&amp;feature=related">Color Me Once</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Rollins Band</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=fCjG95sNoP8">Ghost Rider</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Helmet</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4oXoiJYyVs4">Milktoast</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pantera</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HGwTznGUne0">The Badge</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>For Love Not Lisa</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=NkKbc3-cSEo">Slip Slide Melting</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>My Life With The Thrill Kill Kult</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=yTB9DFlzny0">After the Flesh</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>The Jesus And Mary Chain</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zneaGnKC8CA&amp;feature=fvsr">Snakedriver </a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Medecine</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=E7sHOZ1hVk8">Time Baby III</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Jane Siberry</strong> &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QfZzkhfz89c">It Can&#8217;t Rain All the Time</a></p>
<p>Sinon, <a href="http://www.eklecty-city.fr/memoires-d-un-junkie-dl-a-zik/memoires-d%E2%80%99un-junkie-dl%E2%80%99a-zik-4/">Lady Gaga</a> revient.</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="620" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgzobl?theme=none&amp;highlight=%230058FF" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="390" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xgzobl?theme=none&amp;highlight=%230058FF" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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